Slogans de mai 1968

À bas les groupuscules récupérateurs
À bas la société de consommation.
À bas la société spectaculaire-marchande.
À bas le crapaud de Nazareth
À bas le réalisme socialiste. Vive le surréalisme.
À bas les journalistes et ceux qui veulent les ménager
À bas l’État.
À bas le sommaire
Vive l’éphémère
Jeunesse Marxiste Pessimiste
Vive l’Association Internationale des Travailleurs
À bas le vieux monde
À bas l’objectivité parlementaire des groupuscules. L’intelligence est du côté de la bourgeoisie. La créativité est du côté des masses. Ne votez plus.
Abolition de l’aliénation.
Abolition de la société des classes.
L’aboutissement de toute pensée, c’est le pavé dans ta gueule, C.R.S.
L’action ne doit pas être une réaction mais une création
L’action permet de surmonter les divisions et de trouver des solutions.
L’âge d’or était l’âge où l’or ne régnait pas.  Le veau d’or est toujours de boue.
L’agresseur n’est pas celui qui se révolte mais celui qui affirme
L’agresseur n’est pas celui qui se révolte mais celui qui réprime
Aimez-vous les uns sur les autres
L’alcool tue.  Prenez du L.S.D.
“Amnistie : acte par lequel les souverains pardonnent le plus souvent les injustices qu’ils ont commises.” (Ambrose Bierce)
L’anarchie c’est Je
L’aptitude de l’étudiant à faire un militant de tout acabit en dit long sur son impuissance.  -Les filles enragées.
Les armes de la critique passent par la critique des armes
Arrêtez le monde, je veux descendre
L’art est mort. Godard n’y pourra rien.
L’art est mort, libérons notre vie quotidienne.
L’art est mort, ne consommez pas son cadavre.
Attention : les arrivistes et les ambitieux peuvent se travestir en “socialards”.
Attention les cons nous cernent. Ne nous attardons pas au spectacle de la contestation, mais passons à la contestation du spectacle.
“Au grand scandale des uns, sous l’oeil à peine moins sévère des autres, soulevant son poids d’ailes, ta liberté.” [André Breton] Autogestion de la vie quotidienne
Autrefois, nous n’avions que le pavot. Aujourd’hui, le pavé.
Avant donc que d’écrire, apprenez à penser.
À vendre, veste en cuir spéciale manifestation, garantie anti-CRS, grande taille, prix 100 F
Ayez des idées
Baisez-vous les uns les autres sinon ils vous baiseront
Bannissons les applaudissements, le spectacle est partout.
La barricade ferme la rue mais ouvre la voie
Le bâton éduque l’indifférence
Belle, peut-être pas, mais ô combien charmant.  La vie contre la survie.
Bien creusé vieille taupe
Le bleu restera gris tant qu’il n’aura pas été réinventé
Le bonheur est une idée neuve.
Un bon maître nous en aurons dès que chacun sera le sien
La bourgeoisie n’a pas d’autre plaisir que de les dégrader tous
Cache-toi, objet
Camarades, 5 heures de sommeil sur 24 sont indispensables : nous comptons sur vous pour la révolution.
Camarades, l’amour se fait aussi à Sc. Po., pas seulement aux champs
Camarades, lynchons Séguy !
Camarades, si tout le peuple faisait comme nous…
Camarades, vous enculez les mouches
Céder un peu c’est capituler beaucoup
Celui qui peut attribuer un chiffre à une (é)motion est un con
Ce n’est pas seulement la raison des millénaires qui éclate en nous, mais leur folie, il est dangereux d’être héritier
C’est en arrêtant nos machines dans l’unité que nous démontrons leur faiblesse.
“C’est parce que la propriété existe qu’il y a des guerres, des émeutes et des injustices.” (Saint Augustin)
C’est pas fini !
Ceux qui ferment les portes à clé sont des froussards donc des ennemis
Ceux qui font les révolutions à moitié ne font que se creuser un tombeau.
Ceux qui parlent de révolution et de lutte des classes sans se référer à la réalité quotidienne parlent avec un cadavre dans la bouche
Changez la vie, donc transformez son mode d’emploi
Chassez le flic de votre tête.
Le Christ seul révolutionnaire
Colle-toi contre la vitre. Croupis parmi les insectes
“Le combat est père de toute chose.” (Héraclite)
Comment penser librement à l’ombre d’une chapelle ?
Concours du prof le plus bête. Osez donc signer les sujets d’examen.
Le conservatisme est synonyme de pourriture et de laideur
Consommez plus, vous vivrez moins
Construire une révolution, c’est aussi briser toutes les chaînes intérieures
Contestation. Mais con d’abord
Cours camarade, le vieux monde est derrière toi
Cours camarade, le P.C.F. est derrière toi
Cours, connard, ton patron t’attend
Créez.
Crier la mort c’est crier la vie
C.R.S. qui visitez en civil, faites très attention à la marche en sortant
La culture c’est l’inversion de la vie
“Dans la révolution, il y a deux sortes de gens : ceux qui la font et ceux qui en profitent.” (Napoléon)
Dans le décor spectaculaire, le regard ne rencontre que les choses et leur prix.
Dans les chemins que nul n’avait foulés, risque tes pas !  Dans les pensées que nul n’avait pensées, risque ta tête !
Debout les damnés de l’Université.
Déboutonnez votre cerveau aussi souvent que votre braguette
Déchristianisons immédiatement la Sorbonne
Déculottez vos phrases pour être à la hauteur des Sans-culottes
Déjà 10 jours de bonheur
Défense de ne pas afficher
Désirer la réalité, c’est bien ! Réaliser ses désirs, c’est mieux
Dessous les pavés c’est la plage…
Dieu, je vous soupçonne d’être un intellectuel de gauche
Le discours est contre-révolutionnaire.
Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend
L’économie est blessée, qu’elle crève !
Écrivez partout !
L’éducateur doit être lui-même éduqué
Élections pièges à cons
L’émancipation de l’homme sera totale ou ne sera pas
Embrasse ton amour sans lâcher ton fusil
L’ennemi du mouvement, c’est le scepticisme.  Tout ce qui a été réalisé vient du dynamisme qui découle de la spontanéité.
L’ennui est contre-révolutionnaire.
Enragez-vous
En tout cas pas de remords !
Espérance : ne désespérez pas, faites infuser davantage.
Est prolétaire celui qui n’a aucun pouvoir sur l’emploi de sa vie quotidienne et qui le sait
Et cependant, tout le monde veut respirer et personne ne peut respirer et beaucoup disent “nous respirerons plus tard”.  Et la plupart ne meurent pas car ils sont déjà morts.
Êtes-vous des consommateurs ou bien des participants ?
Être libre en 1968, c’est participer.
Être réactionnaire c’est justifier et accepter la réforme sans y faire fleurir la subversion
Être riche c’est se contenter de sa pauvreté ?
Et si on brûlait la Sorbonne ?
L’état c’est chacun de nous
Les étudiants sont cons.
Exagérer c’est commencer d’inventer
Exagérer, voilà l’arme
Examens = servilité, promotion sociale, société hiérarchisée.
Explorons le hasard
Fais attention à tes oreilles, elles ont des murs
Faites l’amour et recommencez
Faites la somme de vos rancoeurs et ayez honte
Le feu réalise !
Fin de l’Université.
Un flic dort en chacun de nous, il faut le tuer
La forêt précède l’homme, le désert le suit.
Les frontières on s’en fout.
Les gens qui travaillent s’ennuient quand ils ne travaillent pas.  Les gens qui ne travaillent pas ne s’ennuient jamais
Godard : le plus con des Suisses pro-chinois !
L’homme n’est ni le bon sauvage de Rousseau, ni le pervers de l’église et de La Rochefoucauld.  Il est violent quand on l’opprime, il est doux quand il est libre.
Un homme n’est pas stupide ou intelligent : il est libre ou il n’est pas
D’un homme, on peut faire un flic, une brique, un para, et l’on ne pourrait en faire un homme ?
L’humanité ne sera heureuse que quand le dernier capitaliste sera pendu avec les tripes du dernier gauchiste
L’humanité ne sera vraiment heureuse que lorsque le dernier des capitalistes aura été pendu avec les tripes du dernier des bureaucrates
Hurle.
Ici, bientôt, de charmantes ruines.
Ici, on spontane
Il est douloureux de subir les chefs, il est encore plus bête de les choisir.
Il est interdit d’interdire
Il est interdit d’interrompre
“Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile dansante.” (Nietzsche)
Il faut systématiquement explorer le hasard
Il n’est pas de pensées révolutionnaires. Il n’est que des actes révolutionnaires
Il n’y a de mortel, de temporel, de limitée et d’exclusif que dans l’organisation et dans les structures
Il n’y aura plus désormais que deux catégories d’hommes : les veaux et les révolutionnaires.  En cas de mariage, ça fera des réveaulutionnaires.
Ils pourront couper toutes les fleurs, ils n’empêcheront pas la venue du printemps
Il y a, en France, 38 000 communes… nous en sommes à la seconde
“Imagination n’est pas don mais par excellence objet de conquête.” (Breton)
L’imagination prend le maquis
L’imagination prend le pouvoir
L’insolence est la nouvelle arme révolutionnaire
Interdit d’interdire.  La liberté commence par une interdiction : celle de nuire à la liberté d’autrui.
Inventez de nouvelles perversions sexuelles (je peux pus !)
J’aime pas écrire sur les murs.
J’ai quelque chose à dire mais je ne sais pas quoi
Je décrète l’état de bonheur permanent
Je joue
“Je me propose d’agiter et d’inquiéter les gens.  Je ne vends pas le pain mais la levure.” (Unamuno)
J’emmerde la société et elle me le rend bien
Je ne sais qu’écrire mais j’aimerais en dire de belles et je ne sais pas
Je ne suis au service de personne, le peuple se servira tout seul
Je ne suis au service de personne (pas même du peuple et encore moins de ses dirigeants) : le peuple se servira tout seul.
Je participe.
Tu participes.
Il participe.
Nous participons.
Vous participez.
Ils profitent.
Je plane/hashich
Je prends mes désirs pour la réalité car je crois en la réalité de mes désirs
Je rêve d’être un imbécile heureux
Je suis marxiste, tendance Groucho
Je suis venu, j’ai vu, j’ai cru
Je t’aime !!! Dites-le avec des pavés
Jeunes femmes rouges toujours plus belles
Les jeunes font l’amour, les vieux font des gestes obscènes.
Jouissez ici et maintenant
Jouissez sans entraves
Jouissez sans entraves, vivez sans temps morts, baisez sans carotte
Laissons la peur du rouge aux bêtes à cornes… et la peur du noir aux staliniens
Les larmes des Philistins sont le nectar des dieux
La liberté, c’est la conscience de la nécessité
La liberté, c’est le crime qui contient tous les crimes, c’est notre arme absolue
La liberté, c’est le droit au silence
La liberté commence par une interdiction.  Celle de nuire à la liberté d’autrui
La liberté d’autrui étend la mienne à l’infini.
La liberté est le crime qui contient tous les crimes.  C’est notre arme absolue.
La liberté n’est pas un bien que nous possédions. Elle est un bien que l’on nous a empêché d’acquérir à l’aide des lois, des règlements, des préjugés, ignorance…
Libérez nos camarades.
Luttons contre la fixation affective qui paralyse nos potentialités. -Comité des femmes en voie de libération.
Lynchons Séguy ! La marchandise, on la brûlera !
Le mandarin est en vous
Mangez vos professeurs
Manquer d’imagination, c’est ne pas imaginer le manque
La marchandise, on la brûlera
Le masochisme aujourd’hui prend la forme du réformisme
Make love, not war.
La marchandise est l’opium du peuple.
Même si Dieu existait, il faudrait le supprimer.
Merde au bonheur (vivez)
Mes désirs sont la réalité
Métro, boulot, dodo
Mettez un flic sous votre moteur
Millionnaires de tous les pays, unissez-vous, le vent tourne.
Mort aux tièdes
La mort est nécessairement une contre révolution
Les motions tuent l’émotion
Mutation lave plus blanc que révolution ou réformes
Mur baignant infiniment dans sa propre gloire
Les murs ont des oreilles. Vos oreilles ont des murs
N’admettez plus d’être / immatriculés / fichés / opprimés / réquisitionnés / prêchés / recensés / traqués /
La nature n’a fait ni serviteurs ni maîtres, je ne veux donner ni recevoir de lois
Ne changeons pas d’employeurs, changeons l’emploi de la vie
Ne consommons pas Marx
Ne dites plus : Monsieur le Professeur, dites : crève salope !
Ne dites plus : urbanisme, dites : police préventive
Ne me libère pas, je m’en charge
Ne nous attardons pas au spectacle de la contestation, mais passons à la contestation du spectacle.
Ne nous laissons pas bouffer par les politicards et leur démagogie boueuse.  Ne comptons que sur nous-mêmes.  Le socialisme sans la liberté, c’est la caserne.
Ne prenez plus l’ascenseur, prenez le pouvoir
Ne travaillez jamais !
Ne vous emmerdez pas, merdifiez
Ne vous emmerdez plus, emmerdez les autres
Le n’importe quoi érigé en système
Le nihilisme doit commencer par soi-même
Ni maître, ni Dieu. Dieu, c’est moi
Ni robot, ni esclave
Non à la révolution en cravate.
Notre espoir ne peut venir que des sans-espoir
Nous avons une gauche préhistorique
Nous n’avons fait que la 1ère insurrection de notre révolution
“Or, les vraies vacances, c’était le jour où nous pouvions regarder une parade gratuitement, où nous pouvions allumer un feu géant au milieu de la rue sans que les flics nous en empêchent.” Harpo Marx
Nous ne voulons pas d’un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s’échange contre le risque de mourir d’ennui.
Nous refusons d’être H.L.M.isés, diplômés, recencés, endoctrinés, sarcellisés, sermonés, matraqués, télémanipulés, gazés, fichés.
Nous sommes des rats (peut-être) et nous mordons. Les enragés
Nous sommes rassurés : 2 + 2 ne font plus 4
Nous sommes tous des “indésirables”.
Nous sommes tous des juifs allemands
Nous voulons : les structures au service de l’homme et non pas l’homme au service des structures. Avoir le plaisir de vivre et non plus le mal de vivre
Nous voulons une musique sauvage et éphémère.  Nous proposons une régénération fondamentale : grève de concerts, des meetings sonores : séances d’investigation collectives, suppression du droit d’auteur, les structures sonores appartiennent à chacun.
Nous voulons vivre.
La nouveauté est révolutionnaire, la vérité aussi
Nul n’arrive à comprendre s’il ne respecte, conservant lui-même sa propre nature, la libre nature d’autrui
L’obéissance commence par la conscience et la conscience par la désobéissance
Occupation des usines.
O gentils messieurs de la politique, vous abritez derrière vos regards vitreux un monde en voie de destruction. Criez, criez, on ne saura jamais que vous avez été castrés.
On achète ton bonheur, vole-le !
On n’a… pas le temps d’écrire !!!
On n’efface pas la vérité (ni d’ailleurs le mensonge)
On ne revendique rien, on prend
On ne revendiquera rien, on ne demandera rien, on prendra, on occupera
L’orthografe est une mandarine
Osons
“Osons ! Ce mot renferme toute la politique de cette heure.” (Saint-Just)
Oubliez tout ce que vous avez appris.  Commencez par rêver
Ou vous vous emparez des usines, des bureaux, des banques, de tous les moyens de distribution, ou vous disparaîtrez sans laisser de traces ! La révolution a besoin d’argent et vous, aussi; les banques sont là pour nous en fournir ! Une organisation, oui ! Une autorité ou un parti, NON ! (Bonnot and Clyde)
Ouvrez les fenêtres de votre coeur
Ouvrons les portes des asiles, des prisons et autres facultés
La paresse est maintenant un crime, oui, mais en même temps un droit
Parlez à vos voisins (et à vos voisines, bordel !)
Participez au balayage. Il n’y a pas de bonnes ici
Pas de liberté aux ennemis de la liberté.
Pas de replâtrage, la structure est pourrie.
“La passion de la destruction est une joie créatrice.” (Bakounine)
Le patron a besoin de toi, tu n’as pas besoin de lui.
Au pays de Descartes les conneries se foutent en cartes
La pègre, c’est nous
Une pensée qui stagne est une pensée qui pourrit
Penser ensemble, non. Pousser ensemble, oui
La perspective de jouir demain ne me consolera jamais de l’ennui d’aujourd’hui
Plébicite : qu’on dise oui qu’on dise non, il fait de nous des cons.
Pluie. Pluie et vent et carnage ne nous dispersent pas mais nous soudent (Comité d’agitation culturelle)
La plus belle sculpture, c’est le pavé de grès. Le lourd pavé critique c’est le pavé que l’on jette sur la gueule des flics.
Plus jamais Claudel
Plus je fais l’amour, plus j’ai envie de faire la révolution. Plus je fais la révolution, plus j’ai envie de faire l’amour
La poésie est dans la rue
La politique se passe dans la rue.
Pour mettre en question la société où l’on “vit”, il faut d’abord être capable de se mettre en question soi-même.
Pourvu qu’ils nous laissent le temps…
Le pouvoir avait les universités, les étudiants les ont prises.  Le pouvoir avait les usines, les travailleurs les ont prises.  Le pouvoir avait l’O.R.T.F., les journalistes lui ont pris.  Le pouvoir a le pouvoir, prenez-le lui !
Le pouvoir est au bout du fusil (est-ce que le fusil est au bout du pouvoir ?)
Le pouvoir sur ta vie tu le tiens de toi-même
Prenez vos désirs pour la réalité
Prenons la révolution au sérieux, mais ne nous prenons pas au sérieux
Professeurs, vous êtes aussi vieux que votre culture, votre modernisme n’est que la modernisation de la police, la culture est en miette (les enragés)
Professeurs, vous nous faites vieillir
Quand l’assemblée nationale devient un théâtre bourgeois, tous les théâtres bourgeois doivent devenir des assemblées nationales
Quand le dernier des sociologues aura été étranglé avec les tripes du dernier bureaucrate, aurons-nous encore des “problèmes” ?
Quand le doigt montre la lune, l’imbécile regarde le doigt (proverbe chinois)
Quand les gens s’aperçoivent qu’ils s’ennuient, ils cessent de s’ennuyer.
Que c’est triste d’aimer le fric.
Qu’est-ce qu’un maître, un dieu ?  L’un et l’autre sont une image du père et remplissent une fonction oppressive par définition
Qui parle de l’amour détruit l’amour.
Le reflet de la vie n’est que la transparence du vécu
Réforme mon cul.
Regarde-toi : nous t’attendons !
Regarde ton travail, le néant et la torture y participent
Regardez en face !!!
Les réserves imposées au plaisir excitent le plaisir de vivre sans réserve.
Le respect se perd, n’allez pas le rechercher
Le rêve est réalité
La révolution cesse dès l’instant qu’il faut se sacrifier pour elle.
La révolution, c’est une INITIATIVE.
La Révolution doit cesser d’être pour exister
La révolution doit se faire dans les hommes avant de se faire dans les choses
La révolution est incroyable parce que vraie
Révolution, je t’aime.
Un révolutionnaire est un danseur de cordes
Nouvelle faculté de médecine
La révolution n’est pas seulement celle des comités mais avant tout la vôtre.
La révolution prolétarienne est l’acte intellectuel par excellence
Une révolution qui demande que l’on se sacrifie pour elle est une révolution à la papa
Un rien peut être un tout, il faut savoir le voir et parfois s’en contenter
Le rouge pour naître à Barcelone, le noir pour mourir (non, Ducon, pour vivre à Paris)
Le sacré, voilà l’ennemi
Savez-vous qu’il existait encore des chrétiens ?
Scrutin putain
Seule la vérité est révolutionnaire.
Un seul week-end non révolutionnaire est infiniment plus sanglant qu’un mois de révolution permanente
Institut des langues orientales
SEXE : c’est bien, a dit Mao, mais pas trop souvent.
Si besoin était de recourir à la force, ne restez pas au milieu
Si tu rencontres un flic, casse-lui la gueule
Si tu veux être heureux, pends ton propriétaire.
Si vous continuez à faire chier le monde, le monde va répliquer énergiquement
Si vous pensez pour les autres, les autres penseront pour vous
La société est une fleur carnivore
La société nouvelle doit être fondée sur l’absence de tout égoïsme, de tout égolatrie.  Notre chemin deviendra une longue marche de la fraternité.
Sous les pavés la plage
Soyez réalistes, demandez l’impossible
Soyez salés, pas sucrés !
Soyons cruels
Staliniens vos fils sont avec nous
Les syndicats sont des bordels
Toi, mon camarade, toi que j’ignorais derrière les turbulences, toi jugulé, apeuré, asphyxié, viens, parle à nous.
Tout acte de soumission à la force qui m’est extérieure me pourrit tout debout, mort avant que d’être enterré par les légitimes fossoyeurs de l’ordre.
Tout ce qui est discutable est à discuter
Tout enseignant est enseigné. Tout enseigné est enseignant.
Tout est Dada
“Toute vue des choses qui n’est pas étrange est fausse.” (Valéry)
Tout le pouvoir aux conseils ouvriers (un enragé).
Tout le pouvoir aux conseils enragés (un ouvrier).
Tout pouvoir abuse.  Le pouvoir absolu abuse absolument.
Tout réformisme se caractérise par l’utopiste de sa stratégie et l’opportunisme de sa tactique
Travailleur : tu as 25 ans mais ton syndicat est de l’autre siècle.
Le vent se lève. Il faut tenter de vivre
Vibration permanente et culturelle.
La vie est ailleurs
La vieille taupe de l’histoire semble bel et bien ronger la Sorbonne.  Télégramme de Marx, 13 mai 1968.
Vigilance ! Les récupérateurs sont parmi nous ! “Anéantissez donc à jamais tout ce qui peut détruire un jour votre ouvrage.” (Sade)
Violez votre Alma Mater.
Vite !
Vive le pouvoir des conseils ouvriers étendu à tous les aspects de la vie
Vive les enragés qui bâtissent des aventures.
Vive les mômes et les voyous
Vivre au présent.
Voir Nanterre et vivre. Allez mourir à Naples avec le Club Méditerranée.
Vous aussi, vous pouvez voler
Vous êtes creux.
Vous êtes en face d’une force. Prenez garde de déclencher la guerre civile par votre résistance.
Vous finirez tous par crever du confort
Zelda, je t’aime !  À bas le travail !

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