La femme est capable d’un arrêt sur image

Plutôt que de parler des hommes, qui font du bruit et occupent les lieux, mieux vaut porter son attention à une femme, qui saisit le temps avec une densité dont la portée est celle de la vie elle-même.

Flora in white attire, 1890, Waterhouse (zoom)

Les hommes sont des brutes, qui apprécient d’être entre eux et de fonctionner de manière balisée, répétitive, de jouer à des rôles préétablis, dans leur rapport entre eux comme dans les divertissements, notamment les jeux vidéos. Si l’on pense aux femmes, on doit par contre passer au singulier, et s’incliner devant la profondeur psychique de la femme comme être singulier, capable de poser son regard.

Il ne s’agit pas de poser son regard à la façon d’un Monet pour Impression, soleil levant, ou comme Proust avec sa Recherche du temps perdu. C’est beaucoup trop maniéré, précieux, finalement ostentatoire. Il s’agit d’être capable de se placer dans la vie elle-même, dans le temps qui passe, et de se poser.

Cela, la femme sait le faire et pour cette raison, l’une des choses qui fascine les hommes de la manière la plus absolue est la capacité d’une femme à l’espièglerie. Il y a ici quelque chose qui bouleverse, qui raye les prétentions masculines, d’où d’ailleurs la caricature de la femme-enfant faite par les hommes afin d’empêcher la reconnaissance de la sensibilité féminine.

Une autre invention, du même genre, consiste en les transsexuels, ces malheureux séparant de manière religieuse le corps et l’esprit, qui pensent qu’il suffit de s’imaginer femme pour l’être. Ce qui donne une caricature dans les habits, le style, les attitudes, les comportements, mais aucunement la réalité féminine en tant que forme physique, matérielle, naturelle.

Il ne s’agit pas seulement de grâce ou de beauté ou de quelque chose s’y rapprochant, il s’agit de cette capacité de la femme à faire un arrêt sur image. C’est cette manière à toucher le réel avec attention qui est la différence, et qui tient bien entendu au rapport à la vie, au fait de donner la vie.

D’où, bien entendu, l’hégémonie complète des femmes dans les milieux s’intéressant aux animaux et l’écologie : l’homme peut reconnaître que ces choses sont importantes, mais il ne peut pas les voir. Il n’a pas la capacité de saisir les instants, de les reconnaître, de faire un arrêt sur image.

L’homme préfère faire du bruit, se retrouver à faire quelque chose, il veut s’occuper ; il est une sorte de paysan mal dégrossi, de chasseur mal dégrossi, de sauvage ni culturel, ni même naturel. Il n’est pas en mesure de s’occuper naturellement d’un enfant, de la végétation, de la vie : on doit lui dire.

Alors, il peut le faire bien, voire très bien, il peut développer sa sensibilité, déjà présente. Mais il a besoin d’être éduqué et pour cette raison, les femmes seront inévitablement les grandes décisionnaires du socialisme et de la remise en ordre d’un monde chaotique à cause du capitalisme.

La supériorité de la femme, en raison de son rapport à la vie elle-même, apparaîtra pleinement, jusqu’à ce que les hommes établissent un rapport de nouveau sain avec la nature ; eux-mêmes parviendront alors à faire un arrêt sur image.

L’humanité sera alors prête à passer un cap et à développer encore davantage sa sensibilité.

Flora in white attire, 1890, Waterhouse

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