Légalisation du cannabis : l’appel des 70 salauds

Soixante-dix personnes liées à la Gauche et présentées comme médecins, élus et économistes ont signé un appel dans L’Obs en faveurs de la légalisation du cannabis. C’est une mentalité de salauds, car ils défendent une drogue ravageuse au lieu de la dénoncer. 

C’est tout de même incroyable. On a dix mille problèmes sur la table en France et sur toute la planète. Le réchauffement climatique prend toute l’actualité à la gorge, le sort des animaux est d’un morbide donnant la nausée. Il y a des conflits un peu partout et toujours plus le risque de confrontation plus que sérieuse, comme entre les États-Unis et l’Iran, sans parler des États-Unis et la Chine. Le travail est aliénant, ennuyeux, épuisant pour la majorité des gens.

Et voilà donc que 70 élus et figures de la Gauche se disent : tiens, si on parlait du cannabis ? Si on donnait comme message qu’il faut le légaliser, parce que fumer un joint dans son coin, c’est un plaisir coutumier à beaucoup ? Si on publiait tous ensemble un grand appel dans L’Obs pour dire que le cannabis doit être légalisé ? Le décalage avec la réalité est totale. Mais le sens des priorités ne doit malheureusement pas étonner.

En effet, le cannabis rend abruti. Il engourdit les esprits, il pousse la volonté à chercher à fuir le réel. Il épuise les raisonnements, il construit une dépendance d’autant plus perverse qu’on pense conquérir une forme de liberté. À ce titre, il est consommé goulûment par deux catégories de personnes en particulier : les personnes désocialisées, à la limite du lumpenproletariat d’un côté, par les couches intellectuelles urbaines au mode de vie plutôt nocturne et décadent de l’autre.

L’appel des 70 salauds est donc la sainte alliance de ces deux catégories, à qui l’industrie du cannabis donne des ailes, appuyée par la philosophie macroniste du libéralisme dans tous les domaines de la vie. D’ailleurs, nommons les principales figures de ces 70 salauds.

On a évidemment la très foklorique Esther Benbassa, sénatrice de Paris EELV, sorte de caricature de la bobo de gauche libérale telle que vue par la pire extrême-droite. On a, de manière plus significative et plus honteuse, Alexis Corbière, qui est tout de même député de Seine-Saint-Denis LFI et Stéphane Troussel, président du département de la Seine-Saint-Denis (PS). On aimerait bien les voir tous deux aller discuter avec des familles populaires de Seine-Saint-Denis et expliquer qu’il faut légaliser le cannabis ! Gageons qu’ils seraient reçus avec une révolte morale bien significative !

Plus grave, on a Benoît Hamon. En signant un tel appel, il broie définitivement son identité politique. Il se met de manière unilatérale au même niveau que deux autres signataires ouvertement bobo : Raphaël Glucksmann, désormais député européen PS-Place publique et Yannick Jadot, député européen EELV. C’est un suicide politique.

On remarquera d’ailleurs, et ce n’est nullement surprenant, que des députés LREM ont signé l’appel : Aurélien Taché, député du Val-d’Oise, Pierre Person, député de Paris et François-Michel Lambert , député des Bouches-du-Rhône (un ex-EELV passé chez Macron puis ayant rejoint des centrises pro-Macron).

Ici, on retrouve le fond du problème. Que des gens de gauche se retrouvent à raconter la même chose que les macronistes, sans s’étonner ni s’émouvoir, c’est très grave. Cela signifie que le glissement culturel a totalement opéré, que le libéralisme sur le plan des mœurs – reflet du capitalisme débridé – a triomphé. Quand on voit Ugo Bernalicis et Adrien Quatennens, tous deux députés LFI du Nord, soit un bastion ouvrier, ont signé l’appel, on voit l’ampleur du désastre.

Les 70 signataires de l’appel, quasi tous issus des rangs de la Gauche, sont donc bien des salauds. Ils cèdent devant le cynisme du capitalisme où tout s’achète et se vend. Ils refusent de dénoncer ouvertement et franchement le cannabis, et propose même de l’intégrer culturellement à la société.

Mais le Peuple ne veut pas cela. Il ne veut pas des drogues. Le libéralisme n’écrasera pas aussi facilement les exigences de civilisation, de respect de son intégrité psychique et physique, d’un esprit démocratique tourné vers la science, la culture, la nature. La légalisation du cannabis ne peut aller qu’avec un monde de grisaille et de béton, de consommation futile dans un vaste repli général sur soi : personne n’en veut !

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