5 leçons pour être productif

Jean-François Millet, Le semeur, 1865

Jean-François Millet, Le semeur, 1865

Leçon numéro 1 : rien ne vient de rien

Pour être productif, il faut puiser non pas en soi-même, mais dans la culture. Pour écrire il faut avoir des connaissances littéraires, pour faire de la musique il faut avoir des connaissances musicales, etc. C’est une fiction du capitalisme de croire qu’il y a des choses qui s’inventeraient. Rien ne vient de rien. Pour produire, il faut se tourner vers ce qui a été produit et apporter sa sensibilité.

Voici un exemple avec le Prélude n° 20 en Do Mineur, Opus 28 de Frédéric Chopin.

Et voici la chanson « Could It Be Magic » composé par Barry Manilow en partant de la base de Frédéric Chopin.

Leçon numéro 2 : le principe, c’est de célébrer

Barry Manilow n’aurait jamais pu composer « Could It Be Magic » sans un certain niveau d’exigence artistique, de capacité technique, mais surtout de capacité émotionnelle à célébrer. Sans célébration, aucune production n’est possible, dans aucun domaine.

Il y a des gens qui voient des pistes, des idées et qui décident de se comporter comme des voleurs. Ils se disent qu’ils peuvent avancer dans la vie sans être redevable à personne. Comme ils se voilent la face, ils haïssent même ceux qu’ils ont volé, dénigrent ceux à qui ils doivent tout.

C’est là conforme à une mentalité corrompue propre au capitalisme et qui est incapable de célébrer, de distinguer le juste et l’injustice, l’harmonieux du dis-harmonieux.

Et surtout, dans le mensonge il n’y a pas la capacité humaine à aller jusqu’au bout d’une entreprise.

C’est pour cela que la chanson de George Harrison « My Sweet Lord » n’est pas religieuse en réalité, mais universelle.

Leçon numéro 3 : tout le monde peut briller

Le capitalisme veut des gens efficaces pour ses propres besoins. Il dévalue tout le reste. Il est donc normal de n’avoir aucune confiance en soi pour tout ce qui compte – car cela ne compte pas pour le capitalisme.

Le premier pas est de comprendre que ce n’est pas qu’on est faible sur le plan de la créativité, de la productivité, mais qu’on a été rendu faible. Comme il est dit dans la chanson Instant Karma de John Lennon, tout le monde brille « comme la lune et les étoiles et le soleil – tout le monde ! »

Leçon numéro 4 : être authentique

On peut penser avoir raison et se planter. Mais humainement, il y a des erreurs qu’on doit assumer dans son vécu pendant des années. Il faut donc être authentique, tout le temps, sinon dans les moments d’épreuve on se voile la face et on échoue.

C’est d’autant plus vrai par rapport à soi-même. On ne peut pas produire en étant à côté de soi, ou pas entièrement soi-même. C’est vrai pour écrire une ligne, avoir une relation amoureuse, choisir un habit…

Et quand on a quelqu’un qui se trompe en face, il faut oser aller jusqu’au bout pour chercher à discuter jusqu’au bout, quitte à se faire massacrer. C’est le prix à payer parfois pour rester authentique.

La chanson « We can it work out », « On peut le faire », est un magistral appel à quelqu’un s’étant enfermé sur soi-même et ayant perdu de vue l’important, ne voyant plus pourquoi justement il y a intérêt à faire les choses…

Leçon numéro 5 : se lier à la Cause

Impossible d’avoir de l’énergie sur le plan personnel sans se lier à la Cause. Si l’on vit pas en soi, à travers les fibres de son existence, la Cause du socialisme ou l’un de ses aspects, on rapetisse et on disparaît dans l’aliénation.

Il faut savoir se plier à la Cause et s’écraser… Tel John Lennon l’a fait dans la chanson « Woman » (« Pour l’autre moitié du ciel (…) Après tout ma dette envers toi dure toujours (…) Femme je sais que tu comprends le petit enfant à l’inérieur de l’homme S’il te plaît rappelle toi ma vie est dans tes mains »).

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