22 millions de victimes de l’expérimentation animale dans l’UE en 2017

L’association One voice a publié un article très intéressant, pour ne pas dire incontournable, sur l’expérimentation animale. On y trouve en effet une présentation réelle des statistiques européennes sur l’expérimentation animale. Cela fait froid dans le dos.

L’article « Des chiffres qui tuent… » vaut le détour, non seulement pour connaître le nombre de victimes animales pour l’année 2017 dans l’Union Européenne, mais également pour comprendre comment il faut un investissement prolongé pour comprendre la situation des animaux.

Regardons directement la complexité ici en jeu :

« Les chiffres officiels de Bruxelles, compilant les données des 28 États membres en 2017, nous disent moins de 10 millions de victimes dans les laboratoires européens, 9,58 millions précisément.

Nous le disons tout net : il s’agit-là d’une vision tronquée, cosmétique, et qui ne prend pas en compte l’ensemble des animaux utilisés de façon directe ou indirecte à des fins scientifiques ! (…)

On a extrait de ce total tous les animaux génétiquement modifiés, présentés séparément, et tous les animaux réutilisés plusieurs fois.

Mais pas seulement…

On ne tient pas non plus compte des expériences réalisées sur des formes fœtales alors que la Directive européenne les inclut dans son périmètre. On écarte également les animaux tués pour prélever des organes et tissus, pourtant largement employés dans les recherches in vitro (…).

Et surtout on oublie un chiffre terrible, relevé par les scientifiques de l’ECEAE, la coalition européenne que One Voice représente en France : quelques 12,6 millions d’animaux élevés dans les laboratoires de l’Union meurent ou sont euthanasiés sans même avoir été « expérimentés », car trop vieux, malades ou simplement inutiles. »

On a donc en réalité 22 millions de victimes animales, et non pas 9,58 millions. On voit ici le double jeu de l’Union Européenne, qui masque la réalité, et on voit l’utilité d’un travail professionnel au service des animaux.

Car, les soucis sont multiples. Il faut établir la vérité… la diffuser… savoir comment la diffuser… avoir les moyens de la diffuser… se heurter à l’absence d’empathie, au dédain d’une société aliénée par la consommation et le travail brisant les esprits… Tout cela fait beaucoup et il y a une abnégation énorme des défenseurs des animaux, il en faut pour tenir face à la pression.

C’est à cela qu’on reconnaît que notre société n’est pas démocratique. Il y a des murs et les animaux sont emprisonnés entre ces murs. Briser ces murs est une tâche inévitable pour qui n’a pas oublié d’avoir un cœur, pour qui n’a pas basculé dans l’indifférence.

Le refus de l’expérimentation animale est un marqueur essentiel de qui veut changer le monde dans le bon sens, de qui veut contribuer à l’établissement d’une société reconnaissant la sensibilité. Et ce refus ne peut consister qu’en un refus complet.

Le rejet de l’expérimentation animale doit être total. Aucun compromis n’est possible à ce niveau, car il serait une tâche morale annulant le principe même de rejet. La torture d’un être sensible est inacceptable, voilà tout.

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