Le pacte du pouvoir de vivre: une offensive chrétienne contre la Gauche

19 organisations sociales-réformistes et même chrétiennes, au moins dans l’esprit, ont développé 66 propositions pour les municipales. L’objectif est très clairement d’anéantir la Gauche, avec comme prétexte l’écologie.

À voir la liste des signataires du pacte du pouvoir de vivre, on se demande pratiquement pourquoi EELV n’en pas de la partie. Le pacte relève en effet du même processus de démolition, de démantèlement de la Gauche. On a ainsi même la FAGE. C’est un syndicat étudiant corporatiste-apolitique, se posant historiquement comme le remplacement de l’UNEF, justement ancrée à Gauche. C’est dire.

On a donc, du côté chrétien, le Secours catholique (Caritas France), l’Armée du Salut, la Cimade, la Fondation Abbé Pierre, le Comité catholique contre la faim et pour le développement Terre solidaire, le Centre de recherche et d’action sociales, la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC).

Ce dernier est le canal « historique » du canal « habituel » représenté par la CFDT, qui fait également partie des signataires de ce pacte.

On a pareillement des structures d’esprit ou d’origine catholique – réformiste post-catholique, comme Forum réfugiés-Cosi, Emmaüs France, le Centre d’entraînement aux méthodes d’éducation active (issu du scoutisme), les Francas, le Comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d’éducation populaire, les Compagnons Bâtisseurs (fondé par le prêtre Werenfried van Straaten), Territoires zéro chômeur de longue durée.

On a ensuite des mouvements parallèles au catholicisme social, dans l’esprit décroissant – spiritualiste, qu’on connaît si bien en France depuis les années 1920 et 1930, préfigurant l’idéologie pétainiste du « retour à la terre qui ne ment pas ». On a ainsi Les convivialistes s’appuyant sur le « convivialisme » du sociologue Alain Caillé et La Vie Nouvelle personnalistes et citoyens qui puise dans la philosophie d’Emmanuel Mounier.

Les autres organisations sont du même esprit coopératif – social – neutralisation des tensions sociales, comme la Mutualité Française, Coop’ HLM, COORACE (fédération nationale de l’économie sociale et solidaire), la Confédération syndicale des familles (issu du Mouvement Populaire des Familles né en 1941!!), la Fédération des acteurs de la solidarité, la Fédération des centres sociaux et socioculturels de France, Equalis, la la Fédération Léo Lagrange, la Ligue de l’enseignement, la Fédération nationale des Offices Publics de l’Habitat, le monde associatif, Solidarité Laïque, Solidarités Nouvelles pour le Logement, l’Union Nationale des Acteurs et des structures de Développement Local, l’Union sociale pour l’habitat, l’Union nationale pour l’habitat des jeunes, l’Uniopss (Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux).

Naturellement, ces structures de « l’économie solidaire » ne tourneraient pas sans le soutien institutionnel étatique, voire directement sans ses moyens financiers.

On a pour finir des structures modernes, du type think tank, liaison avec les associations, les entreprises, comme Fing, la Fonda, ainsi qu’une structure directement issue de la Gauche de la mouvance de François Mitterrand, Nouveaux Droits de l’Homme, et la structure syndicale UNSA (Union nationale des syndicats autonomes).

Au cœur de tout cela, on a la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme. Le pacte a pour cette raison comme mot d’ordre :

« Un objectif commun : ne plus dissocier les questions sociales et environnementales pour donner à chacun le pouvoir de vivre »

Seulement, comme on le voit, on ne trouve pas de structures luttant pour l’écologie au sens strict, ni même celles au service des animaux. Alors, en quoi cela consiste-t-il ? En le programme chrétien d’accueillir les migrants, d’exiger un peu plus des riches et de se procurer une « nourriture saine et éco-responsable ». Alléluia, le pape a parlé. Et son représentant au sein de la fille aînée de l’Église qu’est la France, c’est Nicolas Hulot.

Ah, naturellement, l’État doit déverser l’argent sur les associations de l’économie solidaire. Mais ça, on avait compris. Ces corrompus veulent être plus à l’aise… et servir de tampon pour « humaniser » le capitalisme. Leur ligne, c’est celle de Victor Hugo, de la démocratie-chrétienne. Tout doit être fait pour empêcher la lutte de classes, la réémergence de la Gauche historique.

Comme cela est vain !

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