Des dégradations par des supporters du PSG comme reflet d’une France qui tourne mal

Les dégradations parisiennes suivant la défaite du PSG en Ligue des champions sont une nouvelle manifestation de la déliquescence de l’État français, ainsi que du pourrissement social en cours dans toute une frange de la population.

Le nouveau ministre de l’Intérieur Gérarld Darmanin a beau jouer les durs et se complaire dans une caricature de Nicolas Sarkozy, en réalité il ne pèse rien du tout et l’autorité qu’il représente est en pleine décadence.

Quel désaveu en effet que ce saccage en règle de quelques rues aux abords des Champs-Élysées, après avoir annoncé que tout était sous contrôle, que tout était prévu. Il a suffi de la défaite du PSG pour que quelques centaines de jeunes désœuvrés socialement, assumant une posture destructrice quasi barbare, débordent littéralement les forces de polices.

Cela apparaît incompréhensible à une population française qui partout voit le tissu social se déliter.

Déjà, les semaines précédentes, les effusions de joie de supporters du PSG dans la rue, après les victoires contre l’Atalanta puis le RB Leibzig, avaient particulièrement choquées. Alors que l’épidémie de Covid-19 repart et que les nouvelles habitudes sanitaires s’installent tant bien que mal dans le pays, tout cela apparaissait comme terriblement décalé, hors-sol, presque irréel.

Il faut dire que ce mépris des règles sanitaires a été à l’image de Nicolas Sarkozy par exemple, qui s’est affiché sans masque au stade à Lisbonne (la finale s’y déroulait, dans un quasi huis-clos), au côté des dirigeants du PSG et de la maire de Paris, Anne Hidalgo.

L’ancien président de la République est ici le strict équivalent des « ultras » du PSG qui ont été admis dans le Parc des Princes par le club… pour chanter à tue têtes les uns sur les autres, craquer des fumigènes… devant un écran géant et un stade vide ! Ces mêmes « ultras » réclamaient dans un communiqué le lendemain le droit de faire la fête dans Paris ce lundi 24 août. Comme si le PSG n’avait pas perdu, comme si le Covid-19 n’existait pas.

C’est là une preuve d’un idéalisme anti-social, qui se lit particulièrement avec cette image folle de banderoles d’avant-finale devant… le Sacré Cœur. Tout Parisien ancré dans une perspective populaire historique déteste ce bâtiment pour sa laideur et sait très bien qu’il a été construit par l’Église catholique pour « expier » les péchés de la Commune de Paris de 1871…

Ce qui se reflète ici, c’est une fuite en avant dans une déchirure anti-sociale : la société française n’a pas lu d’Histoire mais que des histoires. Il n’y a plus de relais historiques, de continuité culturelle, on est dans une démarche de consommation identitaire prompte à passer au cannibalisme social.

La région parisienne apparaît ici comme une véritable catastrophe, en décalage terrible d’avec le reste du pays, alors qu’on s’apprête à connaître une rentrée très compliquée, sur fond de crise sanitaire n’en finissant plus et de crise économique de plus en plus flagrante… La France tourne mal !

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