La funeste blague bobo de «2022 ou jamais»

Les bobos proposent un concours à la Miss France pour l’union de la Gauche en 2022.

Par les temps qui courent, il n’est pas rare de voir les médias annoncer telle ou telle initiative de gauche, sans qu’on ne trouve rien ailleurs. C’est comme si agir c’était disposer d’un communiqué de presse réussi.

On a ainsi un article traînant hier sur différents médias, par l’intermédiaire de l’AFP, chez 20 minutes mais aussi chez Le Figaro sous le titre « Présidentielle: création de «2022 ou jamais» pour une candidature unique à gauche ».

On se dit alors que c’est très sympathique, puisqu’il s’agir de ne pas à avoir à faire face à Emmanuel Macron et Marine Le Pen, que donc il faut l’unité. On sait bien qu’on ne peut pas laisser les choses se dérouler telles quelles, sinon on va dans le mur. L’unité à Gauche est donc incontournable.

Sauf que… on apprend dans le communiqué de presse, ou l’article, on ne sait pas trop, que « 2022 ou jamais » est une structure de six salariés, avec des fonds levés à hauteur de… 300 000 euros. 300 000 euros ! Mais où ont-ils trouvé cette somme, et pourquoi ?

Le profil des gens aux manettes le révèle. Comme « directeur général » – on est dans l’esprit corporate – on a Martin Rieussec-Fournier, qui a fondé le « mouvement de jeunes consommateurs » dénommé « Générations cobayes ».

Et à l’origine de « 2022 ou jamais », on a le collectif Rencontre des justices, fondé par Samuel Grzybowski (professeur d’économie sociale à Sciences Po), qui agit depuis la fin de 2020 et se présente comme suit :

« 400 jeunes activistes et entrepreneur·e·s de toutes les causes portent un seul message : 
nous voulons faire gagner l’écologie et la solidarité dans la décennie à venir, à commencer par 2022. »

Ce n’est pas la Gauche, mais les entrepreneurs « branchés », bref les bobos. Plus exactement :

« La Rencontre des Justices, c’est un chantier hybride et sans précédent : la réconciliation de l’activisme et de l’entreprenariat social ; l’union de la solidarité et de l’écologie. »

Mais qu’est-ce que ça ? Ces gens ne se cachent donc même plus ! Ils ont pourri la Gauche ces trente dernières années en la rongeant de l’intérieur, et là ils se disent qu’ils peuvent apparaître aussi simplement ?

Surtout pour proposer une variante Miss France de cet ignoble principe des « primaires », comme on le lit dans Le Figaro :

« Une plateforme sera lancée début mars pour initier un processus de désignation d’un candidat commun aux partis de gauche. Il se décomposera en trois phases: l’écriture d’un socle programmatique commun, de mars au début de l’été; un «parrainage populaire» où tout citoyen pourra nommer une personnalité qu’il souhaite voir concourir, en septembre; et un tour unique à jugement majoritaire où tout citoyen pourra donner une note aux 10 finalistes retenus, en novembre. »

C’est donc quelque chose opposé à la classe ouvrière, à la Gauche historique, à la lutte des classes. On est là dans le funeste triptyque LGBTQ+ – migrants – écologie sociale typiquement petit-bourgeois.

Il est impératif de dénoncer ces initiatives anti-populaires qui ne font que contribuer à décrédibiliser la Gauche et à précipiter les masses vers la Droite. L’urgence de la reconstruction de la Gauche historique et de sa confrontation avec les bobos et leurs valeurs « post-modernes » apparaît chaque jour de manière plus prégnante !

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