Exemplaire: la ville de Privas soutient un centre de soins pour animaux sauvages

Toutes les communes devraient mettre la main à la pâte… et au portefeuille.

La ville de Privas est en Ardèche, la petite commune de Saint-Forgeux est à une quarantaine de kilomètres de Lyon. La distance entre Privas et Saint-Forgeux est de 180 kilomètres, soit plus de deux heures de voiture. Pourtant, la ville de Privas a décidé d’accorder une subvention à un centre de soins pour animaux sauvages à Saint-Forgeux, l’Hirondelle. Pourquoi cela ?

D’une part, parce que la ville a décidé de contribuer à un centre de soins qui n’a pas de moyens. C’est un apport matériel essentiel. C’est excellent ! Normal, dans le fond, mais excellent. D’autre part, parce qu’en fait en France, il n’y a pratiquement pas de centres de soins. Si on trouve un animal sauvage blessé, il faut disposer d’une voiture et aller loin… très loin ! Le communiqué de la ville de Privas est tout à fait clair à ce sujet, comme le montre le passage ici mis en gras :

« LA VILLE SOUTIENT L’HIRONDELLE

La ville de Privas est la première commune du département à signer une convention avec l’association l’Hirondelle, centre de soins pour animaux sauvages.

Située à Saint-Forgeux, c’est la seule structure habilitée à prendre en charge la faune sauvage en détresse sur les départements du Rhône, de l’Ardèche, de la Drôme et de la Loire.

Elle a pour objectif de recueillir et soigner les animaux sauvages, blessés, malades, affaiblis, en vue de les relâcher dans des sites appropriés.

L’Hirondelle joue un rôle dans le maintien de la biodiversité par la richesse des espèces soignées, participe activement au suivi sanitaire de la faune sauvage, sensibilise le public par le biais des animaux pris en charge et des conseils téléphoniques. La structure est aussi chargée de former les pompiers et les vétérinaires sur les risques sanitaires et les dangers que peuvent représenter certains animaux.

Ouvert 7j/7 et 24h/24, ce centre de soin compte 5200 membres dont 300 bénévoles pour accueillir 4500 animaux par an.

En octobre 2019, l’association a été contrainte de fermer pendant 8 mois faute de moyens financiers, elle a rouvert ses portes en 2020 mais ses moyens restent insuffisants pour faire perdurer son activité.

La ville de Privas s’engage donc à verser une participation pour l’année 2021 à l’association. Elle s’engage à mettre en place des affiches dans la ville afin de sensibiliser la population et œuvrer pour la préservation des animaux sauvages. »

Ce que fait la ville de Privas est exemplaire, mais on l’aura compris la situation est terrifiante. Les structures pour aider la vie sauvage sont très peu nombreuses et fonctionnent comme les refuges, sur la base de l’abnégation de peu de gens, affrontant le dédain complet de la société. Le manque de structures est d’autant plus scandaleux que l’État utilise largement ces centres de soins (et les refuges), sans aligner un euro.

Et la situation ne va pas en s’améliorant, puisque la condition animale se dégrade de jours en jours, contrairement à ce que racontent les menteurs de L214. Voici ce que dit le centre de soins concernés, par exemple, au tout début mai 2021 :

« Depuis janvier 2021, l’Hirondelle a connu une augmentation de 70% des arrivées, du jamais vu depuis l’existence du centre !

Plus de 1000 animaux ont été recueillis depuis le début de l’année, et cela n’est pas prêt de se calmer. Les mésanges, les merles, les chouettes hulottes, les renardeaux, les écureuils, les chevreuils… occupent de plus en plus de place au centre de soins. Nos équipes s’agrandissent elles aussi, avec de nouveaux services-civiques et bénévoles venus épauler notre équipe de salariés.

Mais au vu de cette hausse inattendue des arrivées, nous risquons à nouveau de refuser des pensionnaires si nous ne trouvons pas les moyens financiers pour tous les soigner.

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Cette situation n’a bien entendu rien d’unique et toutes les communes devraient faire comme celle de Privas. C’est en fait d’ailleurs l’État qui devrait assumer les centres de soins pour les animaux sauvages, de manière démocratique et totalement transparente (à l’opposé de « Faune Alfort » par exemple, lié en région parisienne à l’école vétérinaire et dans le même lieu où se trouve l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail qui procède par définition à l’expérimentation sur les animaux).

C’est une exigence politique, que la Gauche devrait assumer. Ou plutôt : doit assumer, car c’est une bataille de ligne absolument essentielle. Qui ne veut pas défendre les animaux, en ce début du 21e siècle, ne peut pas être réellement de gauche. C’est une évidence même. On ne peut pas être de gauche et accepter la destruction capitaliste de la nature, l’asservissement des animaux, le style de vie consommateur aliénant reposant sur l’indifférence.

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