Pass sanitaire: les pleurnicheurs de la culture heureusement déboutés

Les insupportables « acteurs de la culture » en ont pour leur frais.

C’est un secteur surprotégé par le capitalisme français, avec des gens ayant le même profil libéral-démocrate qu’Emmanuel Macron, avec le même ego démesuré et l’absence totale d’ancrage dans le peuple et dans le mouvement ouvrier en général. Les « acteurs de la culture » sont au cœur d’une consommation capitaliste à grande échelle et un grand facteur de propagande libérale. Et leurs prétentions sont immenses.

Depuis le début de la crise sanitaire, ils ne cessent de pleurnicher, en accord avec leur considération qu’ils seraient le centre du monde. Et là, avec l’instauration du pass sanitaire dans un climat de grande tension alors que le variant Delta est une grande menace, ils en ont même appelé au Conseil d’État pour repousser les mesures.

Tout irait trop vite, le milieu de la culture n’a pas à jouer le rôle de policiers, les libertés seraient touchées, etc. Le Conseil d’État a répondu sur le même ton, arguant que le pass sanitaire n’était pas « de nature à porter une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées, la liberté d’expression et la libre communication des idées, la liberté de création artistique, la liberté d’accès aux œuvres culturelles, la liberté d’entreprendre et la liberté du commerce et de l’industrie ainsi que le droit au libre exercice d’une profession. »

Mais cette réponse correspond à une vision libérale qui n’est de toutes façons pas la question. Le covid pose une question collective et la réponse ne peut être que collective. Si le « acteurs de la culture » étaient autre chose que des gens à la solde du capitalisme, ils seraient en première ligne pour un pass sanitaire bien mené, porté par le peuple lui-même. Ils produiraient de nouveaux artistes à la hauteur de leur époque, de nouveaux Molière pour se moquer des anti-pass sanitaire, des nouveaux Racine pour souligner la tragédie de notre époque, de nouveaux Balzac pour raconter les traits de la vie quotidienne nouvelle.

On n’a rien de tout cela, ce qui ajoute au drame que l’on vit : le capitalisme détruit tout, une crise sanitaire mondiale intervient, et même les « acteurs de la culture » veulent que tout soit comme avant ! Nommons d’ailleurs ceux qui en ont appelé au Conseil d’État en référé liberté qui est une procédure accélérée), afin de se souvenir de ces tenants d’une « liberté » dans un monde en perdition :

« la Société des auteurs et compositeurs dramatiques, le syndicat Chorégraphes associé.e.s, le Syndicat national des metteurs en scène, la Fédération des entreprises du spectacle vivant, de la musique, de l’audiovisuel et du cinéma, l’association Jazzé Croisé, l’association Les écrivains associés du théâtre, le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles, la Fédération des ensembles vocaux et instrumentaux spécialisés, la Fédération nationale des syndicats de spectacle, du cinéma, de l’audiovisuel et de l’action culturelle CGT, le Syndicat national des scènes publiques, le Syndicat professionnel des producteurs, festivals, ensembles, diffuseurs indépendants de musique, le syndicat Les forces musicales, l’association France festivals, la Fédération française des festivals de musique et du spectacle vivant et la Fédération des syndicats des arts, des spectacles, de la presse, de la communication et du multimédia Force ouvrière. »

Ces gens sont lamentables, en-dehors de leur temps. Ils sont irresponsables, leur approche est injustifiable. Ils ne sont pas à la hauteur de notre époque.

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