Zoo du Bouy: une pseudo condamnation reflétant l’horreur de la condition animale

C’est une preuve que rien ne change.

On ne peut même pas parler de condamnation dans cette affaire ou bien cela implique que le droit, en fait, n’existe que de manière apparente pour ce qui concerne les animaux. Et c’est bien le cas, mais là c’est dans de telles proportions qu’on ne peut qu’être estomaqué.

L’affaire concerne l’ancien propriétaire et gérant du zoo de Bouy, dans le Puy-de-Dôme, jugé à Clermont-Ferrand. Trafic international d’espèces protégées, maltraitance envers les animaux, utilisation irrégulière… il y avait 14 motifs d’inculpation et pour la plupart, le tribunal a considéré que la personne était coupable.

Le zoo en question avait été fermé par l’État en 2015, alors que depuis quatre ans, 200 animaux étaient morts dans des conditions terrifiantes, c’est-à-dire par la faim, le soif, l’absence de soins. La Fondation 30 millions d’Amis avait pris par la suite 150 animaux en charge.

La condamnation? La voici, chaque aspect étant incohérent :

  • 18 mois de prison avec deux ans de sursis probatoire. Pas de prison ferme.
  • Interdiction à vie de posséder des animaux. Mais droit dans cinq ans d’exercer une profession en rapport avec les animaux!
  • 1000 euros à payer à quatre parties civiles sur six (30 millions d’amis, la fondation Brigitte Bardot, l’association Stéphane Lamart et la fondation Assistance aux animaux). 4000 euros au total donc, ce qui n’est rien du tout au final.

On doit ici bien parler de pseudo-consommation du point de vue des animaux. Ce sont des peines insignifiantes eu égard au crime. Seulement il faut bien l’admettre : dans cette société, ce ne sont pas des crimes, et d’ailleurs la personne a été jugée par un tribunal correctionnel, qui s’occupe justement seulement des délits.

On le voit bien d’ailleurs lorsque le tribunal dit que la personne n’a pas le droit personnellement de posséder des animaux mais qu’elle a le droit professionnellement d’exercer une activité en rapport avec eux. Il y a une dissociation vie personnelle / vie professionnelle qui est aberrante et dont le sens réel est en fait de protéger les zoos et toutes les activités de ce type.

Le tribunal a reproché à la personne concernée d’avoir mal gérée et l’a condamné en conséquence, elle ne lui a pas reproché un crime. Et c’est là tout le problème.

Cela montre à quel point il faut radicalement changer les choses et les états d’esprit. Et déjà il faut saisir cela : la condition animale n’avance pas, c’est impossible dans le capitalisme. Les structures comme L214 ou le Parti animaliste sont des menteurs et des opportunistes, ce sont des marchands d’illusion.

La réalité est que la société est décadente, que donc les choses empirent, et qu’elles empirent avant tout pour les animaux, tous les animaux, comme le montre cette affaire qui concerne tant les animaux « apprivoisés » que les animaux sauvages victimes de trafics.

Ce qu’il faut comprendre, c’est l’alternative Socialisme ou barbarie et qui ne saisit pas la question animale est une partie du problème, pas de la solution.

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