Eric Zemmour se prononce contre le pass sanitaire

Ce qui est cohérent avec sa posture.

Si l’on regarde la vaccination, on voit qu’elle était une norme, au sens d’une obligation, dans les pays se revendiquant du communisme dans les années 1940 et 1950, alors qu’inversement le nazisme avait supprimé l’obligation, au nom à la fois d’un esprit individuel libéral et d’une valorisation du mysticisme quant aux guérisons (au nom d’une biologie « aryenne », etc.).

On ne sera guère étonné qu’étant placé à l’extrême-Droite, Eric Zemmour soit contre la vaccination obligatoire concernant la pandémie actuelle. Le nationalisme et le militarisme se posent comme expression du capitalisme, par conséquent il n’y a pas de remise en cause de la base individualiste, même dans des projets capitalistes collectifs comme les grandes entreprises ou… la guerre.

D’où son affirmation sans ambiguïtés comme quoi le pass sanitaire mis en place en France est « excessif », qu’il n’en « voit pas l’intérêt », et d’ailleurs :

« Depuis un an et demi, on a beaucoup joué avec la peur des gens, c’est très excessif, on en fait trop et on en fait trop depuis le début. Lors du premier confinement, on avait l’impression que c’était le blitz, qu’on était bombardé à Londres par l’armée allemande tous les jours, et cela rend service au gouvernement« 

Et de surenchérir :

« Si j’étais président, la dose de rappel, c’est uniquement pour les gens de plus de 65 ans. »

Eric Zemmour joue d’ailleurs sur l’irrationalisme en disant que la pandémie n’est pas « prioritaire », que la question actuelle de la pandémie ne serait finalement qu’un plan machiavélique ; ce serait :

« une habileté tactique d’Emmanuel Macron, de la gauche et des médias que de vouloir en reparler et de vouloir remettre cette question sur le tapis, pour pouvoir changer de sujet. »

Ce sujet étant bien entendu l’immigration ou plus exactement le « grand remplacement », annoncé comme thème monomaniaque et mobilisateur. Seule cette conception permet en effet une modification très prononcée de l’appareil d’État, de la vie intérieure du pays et des stratégies françaises.

Eric Zemmour sait – subjectivement ou du moins objectivement – que plus la pandémie dure, plus c’est la fragilité du capitalisme qui est flagrante. La destruction de la Nature, qui continue d’ailleurs, bouleverse la vie humaine, à cela s’ajoute le réchauffement climatique, la condition animale, la crise économique avec la pandémie, la tendance au militarisme et même les conflits… La pandémie a été la boîte de Pandore de tous les maux capitalistes.

Alors, forcément, comme Eric Zemmour veut réformer la France dans un sens nationaliste et militariste, il doit être monomaniaque, comme l’extrême-Droite l’est toujours. Il s’agit de casser les esprits, de les dresser de manière unilatérale dans une seule direction, adéquate pour faire de la France un pays agressif dans la bataille pour le repartage du monde.

Et en cela il est aidé par une ultra-gauche qui, en ayant combatte le pass sanitaire (tout comme en ayant soutenu les gilets jaunes), a contribué à renforcer l’irrationnel, le refus de la collectivité et donc de l’option socialiste, jouant le rôle de 5e colonne pour Eric Zemmour.

Après tout, Eric Zemmour n’est-il pas un zadiste ayant poussé son raisonnement jusqu’au bout ?

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