L’indifférence envers l’OTAN témoigne de la corruption des Français par le consumérisme

La France est une cage dorée dont les prisonniers s’imaginent heureux.

Les Français vivent dans un des pays les plus riches du monde, le niveau de vie est tel qu’il est possible pour l’écrasante majorité des gens de s’intégrer économiquement et de socialiser, en profitant d’une consommation réelle et avec un accès aux soins très facile. Les gens sont ainsi corrompus dans le consumérisme, tous les gens, et pas seulement les couches sociales aisées.

Qui ne veut pas le voir ne reconnaît pas le degré de développement du capitalisme et les couches innombrables de corruption et d’aliénation qui anéantissent les esprits. Nous vivons dans une société de consommation avancée, pas à l’époque d’Émile Zola. Ce n’est pas sérieux que de lire des propos comme ceux du porte-parole de la « Jeune Garde » sur les réseaux sociaux au sujet de la mesure comme quoi on doit payer 20 euros aux urgences si on est pas hospitalisé :

« On est déjà plein à éviter d’aller chez le médecin généraliste, et je ne parle même pas des spécialistes (dermato, dentiste, kiné, etc…). Maintenant beaucoup d’entre nous vont même éviter les urgences. »

Ce n’est pas vrai. Il n’existe pas d’obstacle en France à la possibilité d’aller voir un médecin généraliste, ni même un spécialiste. Il existe des détours, en raison de l’éloignement relatif éventuel d’un spécialiste, du temps d’attente. Mais dire qu’en raison d’un manque d’argent, on ne peut pas aller chez les médecin, en France, en 2022, ce n’est pas vrai.

Sans compter que c’est une très bonne mesure que ces 20 euros aux urgences si ce n’est pas une urgence, vu le nombre d’éléments anti-sociaux les pourrissant en consommant par facilité ce lieu pourtant essentiel pour la santé. Une urgence est une urgence et ce qui n’est pas une urgence n’est pas une urgence. Ces 20 euros sont une réponse forcée du système de santé face à un esprit consumériste atteignant même les urgences, voilà la vérité !

Et la preuve de tout cela, c’est l’indifférence générale envers l’OTAN et d’ailleurs la question de la guerre en général. La France est vécue, même par les critiques les plus « rebelles », comme un îlot paisible, coupé des troubles des pays moins avancés, avec un confort matériel développé, sans répression policière réelle. Et plus cela est vrai, plus il y a la fabrication de mythes, du type les policiers sont des assassins, l’État est policier, la misère immense, etc.

En réalité, les gens vivent leur petite vie en ne prenant aucune responsabilité, une petite ultra-gauche s’agite pour s’imaginer relever d’une actualité en fait fictive, les syndicalistes monnayent l’intégration des travailleurs dans les institutions, les capitalistes font du capitalisme et cela s’arrête là.

Il n’y a pas de remise en cause de la société de consommation. Pour preuve, où sont les gens qui, lors du premier confinement, avait compris que les choses ne tournaient pas rond, que le rythme capitaliste ralenti ouvrait l’esprit et montrait qu’il fallait autre chose ? Ils ont disparu, ils ont réintégré le capitalisme lorsque celui-ci s’est relancé… à crédit. Ce crédit n’a choqué personne d’ailleurs. Des milliards et des milliards distribués, les entreprises capitalistes portés à bout de bras ? C’est normal !

Malheureusement ou heureusement, le capitalisme ne peut pas tenir et là il se lézarde, se précipitant dans la guerre. Là il faut voir les choses en face : les gens ne comprennent rien, ne veulent pas le comprendre et sont bien plus prêts à se précipiter chez Eric Zemmour et Marine Le Pen qu’à se soulever contre une guerre servant aussi à maintenir leur niveau de vie.

Les gens sont bien plus d’accord pour soutenir l’aventurisme militariste au service du capitalisme et donc aussi de leur consumérisme, que de faire le moindre effort intellectuel ou moral contre la guerre. C’est là une catastrophe complète qui doit être reconnue si on veut lutter contre elle.

Contre vents et marée, à contre-courant du consumérisme et sans céder un pouce aux opportunistes faisant leur petite place dans le capitalisme tout en prétendant être « révolté », il faut rejeter un mode de vie aliénant, oppressant, où l’exploitation est extrêmement développée sur le plan de l’organisation et des techniques, exigeant une attention immense et un effort nerveux gigantesque comparé à il y a cent ans.

Car les travailleurs ont plus d’aisance matérielle que sous Émile Zola, mais ils sont davantage exploités, de manière bien plus raffinée, bien plus profonde, bien plus générale.

Il faut arrêter avec le misérabilisme… l’ennemi c’est Netflix, c’est McDonald’s, c’est Koh-Lanta, c’est Amazon, c’est The North Face, c’est les paris sportifs, c’est les Kebabs, c’est radio Nostalgie ou Skyrock !

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