Christiane Taubira, candidate des bobos et petis-bourgeois de la « primaire populaire »

Cette libérale est typique de la 5e colonne turbocapitaliste dans les rangs de la Gauche.

Entendons-nous bien : si les bobos sont insupportables, on peut inversement être petit-bourgeois et contribuer à ce que les choses aillent dans le bon sens. Mais si l’on fait du mode de vie petit-bourgeois l’alpha et l’oméga des valeurs, si l’on accepte la corruption capitaliste avec notamment un relativisme libéral généralisé, on est un ennemi du peuple.

Parce que la France est un des pays les plus riches du monde (aux dépens des autres, donc), parce que le capitalisme est aliénant en général et exploite les travailleurs en particulier, parce que la question animale exige qu’on ne transige pas, la défense de la Nature, non plus, etc.

En ce sens, la « primaire populaire » est un hold up bobo et petit-bourgeois sur le peuple, comme en témoigne la grève de la faim de sept jours réalisée par dix de ses organisateurs, pour forcer les candidats à la présidentielle du PCF, d’EELV, du PS et de LFI à participer à la « primaire populaire », afin qu’il n’y ait qu’un seul candidat de « gauche ». La grève de la faim est absolument typique de l’impuissance petite-bourgeoise, de l’auto-destruction, de la pleurnicherie et des implorations. Rien qu’avec cela, on a tout compris.

De fait, cette initiative s’appuie sur des bobos et de petits-bourgeois de gauche voulant, au-dessus des partis ou plutôt en niant les partis, faire en sorte qu’il y ait un candidat de gauche unique à tout prix à la présidentielle, afin de sauver leur peau puisqu’il est capital pour cette couche sociale qu’elle ait un poids politique pour asseoir son existence culturelle et idéologique fictive.

Les bobos et les petits-bourgeois n’existent en effet qu’entre les bourgeois et les prolétaires et sans faire du chantage et de la manipulation, ils n’existent pas politiquement, malgré leur nombre. De par la nature sociale de la France, il va en effet de soi qu’on parle ici d’une puissante couche sociale et 320 000 personnes ont embrayé pour soutenir la démarche, avec beaucoup de bruit.

On est là dans une fiction typique d’un pays capitaliste développé, d’où la figure de Christiane Taubira qui est la cheffe de file de cette démarche de « primaire populaire » qui n’est qu’une copie des primaires américaines, une forme consommatrice totalement à rebours des principes de la Gauche historique (qui s’appuie sur des valeurs, des programmes, des organisations faisant un congrès).

Les autres candidats faire valoir, révélés le 15 janvier 2022, sont par ailleurs la militante écologiste sans étiquette Anna Agueb-Porterie, le député européen et fondateur de Nouvelle Donne Pierre Larrouturou, l’ancienne adjointe à la mairie (PS) de Rennes Charlotte Marchandise. Ils servent de décoration et de prétexte pour une « primaire populaire » qui a échoué à intégrer les candidats à la présidentielle du PCF, d’EELV, du PS et de LFI.

Et pourtant, à ces candidats s’ajoutent Anne Hidalgo, Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot, mis dans la liste contre leur gré (même si Anne Hidalgo avait du jour au lendemain, sans prévenir personne, accepté la « primaire populaire », pour finalement lui tourner le dos). Cela encore, c’est typique du chantage petit-bourgeois.

Tout cela n’est qu’une vaste fumisterie, équivalente aux innombrables messages sur Twitter de la part de petits-bourgeois hystériques donnant leur avis sur tout et n’importe quoi de manière prétendument « progressistes », et en fait turbocapitalistes. On parle ici de gens considérant que promouvoir l’avortement, faire l’éloge des migrants, repeindre le monde aux couleurs LGBT et affirmer le communautarisme serait de « gauche ». Eh bien non, cela ne l’a jamais été et cela ne le sera jamais.

La France a connu une Gauche historique et celle-ci ne s’effacera pas devant des « démocrates » à l’américaine oeuvrant à un renouvellement du capitalisme en estompant les conservatismes.

Oeuvrons à une Gauche historique pour réfuter le scénario à l’américaine de « républicains » conservateurs (à la Eric Zemmour, Valérie Pécresse, Marine Le Pen…) et de « démocrates » libéraux-démocrates (à la Yannick Jadot, Emmanuel Macron, Christine Taubira, Anne Hidalgo…) !

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