Suite à la guerre en Ukraine, la GPA n’est plus illégale en France

La GPA s’impose de plus en plus à la société française

Il y a les lois, et puis il y a la façon dont la bourgeoisie les contourne. C’est très connu en ce qui concerne la fiscalité, avec tout un tas de combines pour payer moins d’impôts, cacher telle ou telle richesse, etc.

C’est aussi le cas avec la GPA. Normalement, c’est interdit en France et le gouvernement ne compte pas revenir dessus. En pratique, le droit est régulièrement torpillé à coup de missiles anti-démocratiques, pour piétiner la loi et reconnaître cette pratique barbare.

Initialement, c’est très simple. Les bourgeois trouvent une mère « porteuse » à l’étranger avec qui ils combinent pour qu’elle abandonne son enfant, puis ils l’adoptent et obligent la justice française à reconnaître leur combine.

Seulement voilà, il y a la guerre. En effet, l’Ukraine, qui est un pays pauvre, est un bastion de la GPA. Il y a de nombreuses cliniques pour cela avec un business très structuré. C’est très facile pour des bourgeois français de se rendre là-bas et de récupérer l’enfant qu’ils ont acheté à une femme, dont le corps et ses neufs mois de gestation sont considérés comme une marchandise. L’enfant lui-même, d’ailleurs, est de fait une marchandise dans ces conditions.

Les bourgeois ayant recours à une telle pratique ne reculent devient rien, ils disposent d’énormes moyens. Alors, pour ne pas voir leur projet d’achat remis en cause par la guerre, certains ont fait venir les mères « porteuses » ukrainiennes concernées pour accoucher en France.

C’est arrivé au moins trois fois, en avril et en mai, et probablement deux autres fois encore. Mais personne n’a de chiffres quant à d’autres cas, car tout cela est mené dans la plus grande opacité, avec la complicité des autorités qui laissent faire. On n’arrête pas le business.

Le procédé est très simple. Le couple acheteur fait venir la mère « porteuse » en France, il suffit de dire qu’elle est réfugiée de la guerre. Cette dernière accouche sous X et abandonne l’enfant, tandis que le père biologique (puisqu’il a donné ses gamètes pour une insémination artificielle, une PMA) reconnaît l’enfant. Puis il y a une procédure d’adoption lancée par l’autre personne du couple.

Et le tour est joué.

L’État civil se rend donc complice de la GPA en acceptant de nier l’existence de la mère ukrainienne, qui a pourtant accouché devant témoin sur le territoire français, et dont on a accepté l’abandon de son enfant pour une raison commerciale.

C’est littéralement une importation de la GPA en France, car l’État français laisse objectivement faire cela sur son propre sol. La GPA peut donc rester interdite en France pendant des années, peu importe car les bourgeois ayant recours à cette pratique barbare savent comment contourner la loi sans être inquiétés.

De fait, la GPA n’est plus illégale en France avec un nouveau cap franchi.

Il y avait eu l’arrêt de la Cour de cassation en octobre 2019 reconnaissant les GPA faites à l’étranger et le concept délirant de « mère d’intention », il y avait une décision de la cour d’appel de Rennes en novembre 2019 ordonnant la transcription complète de l’état-civil farfelu de six enfants nés à l’étranger dans le cadre d’une GPA, puis il y a eu dans la foulée, de manière encore plus délirante en décembre 2019, la Cour de cassation reconnaissant des enfants avec deux « pères » ou deux « mères »…

Il y a eu ensuite la loi sur la « PMA pour toutes », qui faisait officiellement des enfants une marchandise et qui gravait dans le marbre le concept délirant de « parent d’intention ».

Il y a maintenant en 2022 des GPA en France.

Quel cynisme que ce soit au prétexte de la guerre en Ukraine. La nation ukrainienne sert déjà de chair à canon pour le capitalisme occidental mené par la superpuissance américaine. Voilà maintenant que des femmes ukrainiennes sont importées, il n’y a pas d’autre mot, sur le territoire français pour y imposer la GPA.

C’est une nouvelle victoire du turbocapitalisme, dans l’indifférence la plus totale de la population française. Une pierre de plus à la généralisation de la société de consommation capitaliste qui est parallèle à une crise menant le monde à la guerre.

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