La fin du jour ne peut juger l’aube

Les enfantements sont douloureux, car tout processus menant au nouveau est tortueux, inégal, connaissant des détours, des reculs, des avancées qui n’en sont pas, etc. Les choses ne vont jamais en ligne droite. Ainsi, si une nouvelle époque doit apparaître, cela ne peut que passer par des troubles, des remises en cause, des perturbations profondes, des chocs.

Il serait bien vain de penser que la pandémie est terminée, que le capitalisme a surmonté la crise, car la pandémie est encore là, car la tendance à la guerre est devenue prédominante, car le capitalisme s’est payé lui-même à crédit de manière gargantuesque. En même temps, tout a bien repris son cours. Le monde d’avant est revenu. Il y a là une contradiction explosive, de dimension historique.

Il est inévitable qu’historiquement le drapeau rouge du Socialisme resurgisse donc. On ne voit encore rien venir. Ce n’est pas rassurant ! En même temps, c’est une preuve que rien n’avance mécaniquement, que tout procède par bond. Il ne s’agira heureusement pas de convaincre les gens un par un, dans un processus n’en finissant plus. Non, on va rentrer dans l’ère des masses !

Et les masses veulent le drapeau rouge, les valeurs, les principes, la conscience, la culture. C’est cela qui les détermine dans leurs orientations, dans leurs actions et leurs non-actions. C’est cela qui fait que la Gauche historique a été de masse et a orienté à un moment l’Histoire… Et qu’elle va de nouveau jouer ce rôle alors que le capitalisme rebascule dans la crise. La fin du jour ne peut juger l’aube !

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