Azov change son logo, les tatouages nazis restent

Le régime ukrainien s’appuie sur les nazis.

Si agauche.org annonçait dès avril 2021 qu’il y aurait l’invasion de l’Ukraine par la Russie, tout en suivant depuis inlassablement les événements, il est pour autant évident que la nature du régime ukrainien rendait très difficile une mobilisation pour l’Ukraine. Le régime ukrainien interdit ce qui est de gauche, s’est vendu à la superpuissance américaine et s’appuie sur les nazis comme pilier pour la mobilisation nationaliste.

Et l’Ukraine ne cesse de s’empêtrer dans cette question nazie. Il y avait par exemple eu le 8 mars 2022 un message « féministe » de l’OTAN sur les réseaux sociaux, avec une femme soldate – une chose extrêmement rare en Ukraine d’ailleurs – avec un symbole nazi, le « soleil noir ».

L’image a bien entendu été retirée ensuite, mais cela a fait tâche, surtout qu’il est difficile de masquer tout cela tellement c’est généralisé. Alors, début juin 2022, les nazis d’Azov ont décidé de changer leur logo, afin au moins d’arrondir un peu les angles. On retrouve le trident ukrainien, mais avec trois épées.

Azov abandonne donc formellement la « wolfsangel » nazi, qui était auparavant elle-même placée sur un « soleil noir » nazi.

Le premier symbole d’Azov, le second, le « soleil noir » nazi qui était un symbole SS, le blason de la 2e Division SS Das Reich

Le logo se situe toutefois dans la foulée du symbole nazi de la « wolfsangel » au sens où l’on retrouve trois lignes. Le Parti social-national d’Ukraine devenu « Svoboda » (liberté) a fait pareil en 2003, troquant la « wolfsangel » (officiellement le logo de « l’idée nationale ») contre une main levant trois doigts.

Impossible par contre de changer les tatouages des membres d’Azov, le ministère russe des affaires étrangères se faisant un malin plaisir à diffuser un document avec des tatouages de combattants de Marioupol capturés et devant passer en procès dans les « républiques populaires » séparatistes du Donbass.

Les gens d’Azov ne se sont de toutes façons jamais cachés de leur idéologie à part pour les journalistes. Comme ces derniers sont des propagandistes au service du régime dominant, ils ont joué le jeu et accepté de cacher ce qu’est Azov.

Il suffit inversement de creuser simplement un tout petit peu pour savoir que les groupes néo-nazis d’Europe avaient des liens avec Azov, qui servait de référence et de base arrière. Le groupe français de métal nazi « Peste Noire » a très largement été valorisé en Ukraine, son chanteur était installé à Kiev et il y a d’ailleurs de nombreux Allemands et Autrichiens ayant rejoint Azov depuis le début de l’invasion russe.

En fait, si les partis populistes – nationalistes, comme le Rassemblement National de Marine Le Pen, ont tous en Europe des liens avec la Russie, pour les activistes nazis Azov est depuis plusieurs années une référence, avec son nationalisme exacerbé, son virilisme agressif, son intégration officielle dans l’armée ukrainienne, ses initiatives nationalistes de masse et ses références puisant dans les années 1940.

Impossible donc de regretter la défaite d’Azov, et même sa liquidation, car toute avancée de ces néos-nazis aurait donné des ailes à leurs acolytes dans les autres pays d’Europe. Avoir choisi ces gens et non pas le drapeau de la démocratie, sans parler du Socialisme, est l’erreur dramatique de l’Ukraine.

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