Un néo-nazi français meurt dans les rangs de l’armée ukrainienne

On parle ici de terroristes.

Selon sa mère, Wilfried B. de Bayeux était simplement parti en voyage humanitaire pour aider l’Ukraine, et se serait attaché aux gens. En réalité, c’était un militant néo-nazi assumant la ligne terroriste et s’engageant par conséquent dans les rangs des nationalistes ukrainiens les plus furieux. Le voici avec le drapeau noir et rouge des banderistes – les partisans de Bandera – et le symbole de la « misanthropic division », le mouvement néo-nazi nihiliste né en Ukraine, qui sert d’ailleurs de relais européen pour les nationalistes ukrainiens d’Azov.

Un compte de la « misanthropic division » sur les réseaux sociaux le présente d’ailleurs comme un

« fier membre de la WSMDivision, légionnaire français, homme qui a combattu contre le bolchévisme et les antifascistes toute sa vie ».

Le message dit encore :

« Notre frère d’armes est mort le 1er juin en défendant l’Europe et l’Ukraine des hordes asiatiques. Il est mort en homme avec un AK dans les mains lors d’un bombardement russe dans la région de Kharkiv (…). Wilfried, ton nom ne sera pas sur les monuments des morts pour la France et pourtant, nous louons le jour où nous serons assez dignes pour le rejoindre au Valhalla, le paradis des guerriers tombés au combat. »

Le discours sur les « hordes asiatiques » que représenterait la Russie est tout à fait classique de l’extrême-droite ukrainienne, voire du régime lui-même, qui considère que les vrais successeurs de la Rus’ médiévale, c’est l’Ukraine, la Russie étant une sorte d’anomalie semi-asiatique.

Pour porter un symbole de la « misanthropic division », il faut effectivement s’être lancé à 100% dans le néo-nazisme le plus nihiliste, de facture terroriste. On a un excellent profil de ces néos-nazis dans les photos de l’article « Le label La barricade et Misanthropic Division Vinland : un véhicule pour le mouvement néonazi international au Québec« .

On ne parle pas ici soldats perdus devenant des pèlerins du néant car soutenant une « cause perdue » erronée, ni de nationaux-révolutionnaires petits-bourgeois au romantisme raté. On parle de furieux fanatique des armes et du combat rapproché, avec qui aucune discussion n’est possible. Les trois seuls principes de la « misanthropic division » sont porter une arme, cacher son visage, rester et agir en groupe. On est dans la démarche des fraternités virilistes racialistes adeptes d’un paganisme justifiant tout et n’importe quoi.

N’importe quel régime démocratique digne de ce nom s’en débarrasserait le plus rapidement possible, ces gens étant non seulement des criminels en puissance, se formant pour l’être de la pire manière qui soit, mais également déjà des acteurs virulents du fascisme. Si d’ailleurs ce néo-nazi français mort en Ukraine était revenu vivant, il aurait inévitablement profité de son expérience militaire pour renforcer les activistes de son type.

Il faut d’ailleurs s’attendre à une montée en puissance du terrorisme nationaliste, qui est désormais coupé de l’extrême-Droite jouant le jeu électoral. On va avoir en France, comme dans l’Espagne des années 30, une Droite virulente, un terrorisme nationaliste provocateur et agressif, avec une armée aux aguets pour profiter de la situation.

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