Brexit à la française : « Cinq plans pour reconstruire la souveraineté économique »

C’est un rapport de la commission des affaires économiques du Sénat.

Le 8 juillet 2022, le sénateur socialiste Franck Montaugé a été nommé par le président du Sénat au  Conseil Supérieur de l’Énergie, qui comme son nom l’indique est une interface entre l’Etat et le secteur de l’énergie. C’est tout à fait symbolique de comment le haut personnel institutionnel fonctionne toujours dans la convergence avec les orientations du capitalisme. En effet, Franck Montaugé avait deux jours auparavant rendu public un document de la commission des affaires économiques du Sénat dont il fait partie avec Amel Gacquerre et Sophie Primas.

Et ce document est littéralement un plan pour un Brexit à la française !

On ne doit pas s’étonner de la présence d’un sénateur socialiste, de sa participation à un tel projet. L’Etat est façonné par le capitalisme et il sert de grand accompagnateur aux tendances de fond. Comme le mouvement général est d’aller à la guerre, tout le monde suit.

D’ailleurs, si l’on prend ces trois principaux membres de la commission (la quarantaine d’autres sénateurs servant de support technique), on peut voir qu’en plus d’un socialiste, on a Sophie Primas qui relève de la Droite traditionnelle avec Les Républicains – elle est d’ailleurs élue dans les Yvelines, un bastion des cadres d’entreprise – et Amel Gacquerre, une centriste.

C’est l’union « Gauche » – Centre – Droite. Et le plus édifiant ici, c’est qu’Amel Gacquerre, qui relève des ultras-modernistes du capitalisme, est élue… dans le Pas-de-Calais. Le Pas-de-Calais, qui devrait être le bastion de la Gauche historique ! C’est dire le problème qu’on a avec des masses passives laissant de tels gens s’installer, se former, faire des propositions pour réimpulser le capitalisme…

On a là une faillite historique et on va le payer très cher.

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