La société de consommation doit être l’ennemie de la Gauche

Ne pas l’affronter, c’est capituler devant le capitalisme.

Les nouvelles générations sont formidables, mais elles sont nées dans la société de consommation et sont privées de tout lien culturel, idéologique, politique, intellectuel avec la Gauche historique. Elles sont donc à la fois d’un immense potentiel révolutionnaire, car d’une vivacité incroyable, et pourtant en même temps elles sont totalement perdues de par leur convergence avec la société de consommation.

Celle-ci ne se prive pas de leur donner des fausses causes, telles les LGBTQ, les migrants, les consommateurs de drogues, les pseudos « travailleurs du sexe »… et le on sait si sont nombreux ces exemples du turbocapitalisme. Puis, avec le temps, ces jeunes sont appelés à s’assagir, à s’inscrire dans la propriété et à basculer dans le capitalisme traditionnel.

Tous les jeunes évidemment ne passent pas dans le turbocapitalisme, et les autres ne le quittent pas forcément. Cela donne une société à l’américaine, avec d’un côté des « républicains » qui sont en fait conservateurs, et des « démocrates » qui sont en fait les tenants du turbocapitalisme. C’est une véritable dynamique thèse-antithèse pour faire à la fois tenir et avancer la « synthèse » capitaliste.

Et rien ne tiendrait sans une société de consommation capable de satisfaire les innombrables « identités » proposées par le capitalisme, du biker à l’adepte du running, du chef d’entreprise partouzard à l’ouvrier pêcheur, du lumpen livreur à vélo à la ménagère de cinquante ans, de la secrétaire désireuse de se marier à la directrice du personnel divorcée. Autant de vies différentes, autant de mal-être, jamais attribué au capitalisme, autant d’espoirs mais aussi de joies, mais surtout autant de perditions sur le long terme, à la fois pour ces gens et pour la société toute entière.

Celle-ci se voit condamnée à devenir fictive, avec des liens sociaux disparaissant, se réduisant toujours plus à la dimension d’un contrat. Tout se vend, tout s’achète, et il ne viendrait pas à l’idée aux gens d’assumer en bloc des responsabilités, que ce soit dans un couple ou dans un mouvement politique, à moins que ce soit pour faire carrière.

Il est évident qu’aucun changement en profondeur n’est possible sans affronter ce culte de l’ego, sans que les egos soient anéantis, s’effaçant devant le grand tout : le prolétariat, la Biosphère, la vie elle-même. L’humanité déraille totalement, menant une guerre à la Nature et perdant le propre sens de son existence. Et ce ne sont pas les religions qui vont étancher la soif existentielle, ce ne sont que des opiums du peuple.

L’époque est mûre pour une immense transformation sociale, et pour qu’on garde le meilleur des capacités de production, il faut dégager ce qui est destructeur, il faut briser la société de consommation. Il faut que la raison triomphe – en phase avec la Nature. Il faut la planification – réalisée selon des esprits saisissant le Socialisme !

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