Le nombre de soldats engagés va être celui d’une guerre.

Les jours prochains, sans doute même dès le 18 janvier 2023, le conflit militaire en Ukraine va se transformer en guerre du point de vue russe. Il a beaucoup été gaussé dans les médias occidentaux sur la définition de l’intervention russe comme une « opération spéciale ».

Mais lorsque la Russie est intervenue militairement en Ukraine, son armée avait moins de soldats que l’armée ukrainienne. La grande force de cette dernière reflète également, du point de vue russe, à quel point il était temps d’intervenir.

Et, du point de vue russe encore, la passivité de la nation ukrainienne face à la négation de son rapport historique à la Russie est désormais condamnable.

Cela veut dire la guerre.

C’est d’autant plus important pour la Russie que l’Ukraine a fait le plein de l’armement qu’elle pouvait recevoir. Désormais, les pays de l’OTAN ne peuvent plus fournir que du matériel très sophistiqué.

Cela demande une logistique énorme, des entraînements, une relance massive de la production car c’est compliqué et très onéreux à produire.

La Russie ne va évidemment pas attendre que cela se mette en place d’ici un an. Elle va se lancer tout de suite, en deux temps. D’abord par une vaste offensive avant le printemps, puis par une seconde offensive au printemps pour asseoir la première.

Cela implique une nouvelle mobilisation, d’autour de 500 000 soldats.

Objectivement, c’est de toutes façons inévitable si la Russie veut subsister comme nation. Sans victoire, la Fédération de Russie sera démantelée en petits États satellites de l’OTAN et l’Histoire sera réécrite comme quoi la « Moscovie » n’a produit que des horreurs.

C’est regrettable pour l’Ukraine. La nation ukrainienne, niée par la Russie, a accepté d’être l’outil de l’OTAN et de transformer sa population en main d’oeuvre occidentale pour démolir la Russie. C’est un suicide national.

Les raisons de ce suicide tiennent à l’énorme décadence culturelle commencée en 1991, avec une administration corrompue, une société elle-même corrompue. Cela sera aux Ukrainiens d’étudier ce drame.

Et cela est dit avec d’autant plus de réalisme que nous avons prévu la guerre en Ukraine six mois avant qu’elle ne commence, et que nous avons alors sans arrêt appelé à soutenir l’Ukraine.

Les choses se sont transformées en son contraire : d’assaillie, l’Ukraine a choisi de se faire assaillante. Cela ne dédouane pas la Russie, mais cela ne change rien à l’affaire.

Il faut souhaiter la défaite de l’armée française, de l’OTAN, et donc de l’armée ukrainienne. Du point de vue du prolétariat français, c’est ce qui est nécessaire. Mais c’est également vrai, et c’est l’aspect principal, du point de vue des masses mondiales.

La superpuissance dominante, les États-Unis d’Amérique, doit tomber, et avec elle tout son mode de vie.

Et il faut que la Gauche historique se développe pour être en mesure que les masses en France passent alors au Socialisme, sans accepter donc un camp Chine-Russie qui vise simplement à être calife à la place du calife.

Il ne faut pas souhaiter la « paix », comme le dit par exemple la gauche du PCF, il ne faut pas mettre dos à dos l’OTAN et la Russie, il faut vouloir l’effondrement de l’Occident.

Et plus que le vouloir, il faut participer à cette nécessité historique. Dans 20 ans, ce sera un honneur que de dire : j’ai contribué, à ma juste mesure, à la déroute historique de l’Occident !