La France est dorénavant une colonie américaine, c’est donc à l’américaine que la politique doit se jouer. Si l’on a nos « trumpistes » locaux, représentant avec quelques variantes le camp « républicain », on doit trouver en face les « démocrates ».
C’est précisément ce à quoi joue Raphaël Glucksmann, qui depuis longtemps torpille la Gauche au profit d’un camp libéral-sociétal à l’américaine. Propulsé par son intense présence médiatique ces derniers mois en raison de son soutien acharné (pour ne pas dire illuminé) à la guerre contre la Russie, il s’imagine maintenant un destin présidentiel.

C’est pourquoi sa petite organisation « Place Publique » (soit disant 11 000 adhérents, probablement plutôt 11 000 bourgeois qui lui ont donné de l’argent) tenait un congrès à Paris les 15 et 16 mars 2025, avec l’élection présidentielle en ligne de mire. Il a expliqué que « mai 2027 » sera tellement fondamental qu’il y sera évidemment « totalement impliqué » … et même prêt à y laisser sa peau, a-t-il précisé.
De tel propos ne doivent pas étonner. Raphaël Glucksmann est un promoteur acharné de l’engagement total dans une guerre contre la Russie, et il sait très bien que cela ne se fera pas sans dégâts. Alors il assume, et se fabrique d’ores et déjà l’image d’une personne prête à tout pour porter la contradiction et faire triompher son idéal guerrier.
Le Parti socialiste est directement visé, bien que ses partisans ne soient pas désignés comme tels, mais comme des démocrates, à l’américaine donc :
« Les démocrates de confort doivent devenir des démocrates de combat. »
Promouvoir l’idéal libéral-social à l’européenne, faire la guerre à la Russie pour continuer à faire tourner la machine, telle est la ligne de Raphaël Glucksman, ancien allié du Parti socialiste aux élections européennes (le PS s’était effacé pour la première fois de son histoire à son profit) qui entend empêcher toute tendance sociale dans la société française qui pourrait mener à la lutte des classes.
Il sert le projet de la superpuissance américaine dans le cadre de la guerre mondiale pour le repartage du monde, tout en prétendant s’opposer à Donald Trump. Il accepte en pratique le fait que les grandes puissances européennes doivent faire le sale boulot et « s’occuper » de la Russie.
Dans ce sinistre jeu, son rôle est de pousser à fond l’Europe dans le militarisme et l’affrontement avec la Russie, pour que le suzerain américain ait les mains libres pour s’occuper de la Chine.
Il ne faut donc surtout pas croire au cinéma « anti américain » de Raphaël Glucksmann qui, de manière grand-guignolesque, a appelé à récupérer la statue de la liberté, sous les acclamations délirantes de ses proches :
« Nous allons dire aux Américains qui ont choisi de basculer du côté des tyrans, aux Américains qui virent les chercheurs pour avoir fait preuve de liberté scientifique, ‘rendez-nous la statue de la Liberté.
On vous en a fait cadeau, mais apparemment vous la méprisez. Alors elle sera très bien ici chez nous’ »
Un tel propos est ridicule du point de vue français, mais saura parler à l’intellectuel américain composant la base du parti démocrate.
Le bobo français cherche directement l’appuie des bobos américains, pour ensuite se déployer en France avec sa prose guerrière. Il faut dénoncer ce sinistre personnage, qui s’imagine déjà le gouverneur français de la superpuissance américaine. Il faut critiquer avec acharnement ses plans pour mener la guerre, il faut le dénoncer sans relâche.
Face à ces « démocrates de combat », il faut opposer la Gauche de la lutte des classes, pour le socialisme, contre la guerre mondiale des superpuissances et pour la révolution !