Le constat que tout le monde peut faire dans la France de 2026 est le suivant. Pris individuellement, les gens sont sympathiques, et même très sympathiques, bien davantage qu’auparavant.
Par contre, si on regarde comment ils fonctionnent, quelles sont leurs manières et leurs comportements, sur quelles valeurs ils s’appuient… alors on s’aperçoit aisément que les gens sont creux, faibles, impatients, superficiels, vulgaires.
C’est absolument affligeant. Et cela contraste d’autant plus avec l’intérêt, voire le grand intérêt qu’il est possible de leur accorder sur le plan personnel.

Il est facile de comprendre le problème : sur le plan de la civilisation, ils sont un produit de qualité. Mais le producteur qu’est le capitalisme est lui-même périmé et il entraîne tout le monde avec lui dans la décadence, la déchéance.
Il faut, pour que les gens parviennent à décrocher, un immense effort de rupture psychologique et mentale, une réactivation de l’intérêt pour la culture et ce qui est intellectuel.
C’est quelque chose de très exigeant et les gens, façonnés dans la stupidité de la consommation, 24 heures sur 24, attendent que les choses se passent et se font littéralement engloutir, effaçant leur personnalité afin de se rendre conformes au mode de vie dominant.
Les gens vont-ils alors assumer le cynisme et l’égoïsme, ou bien basculeront-ils dans l’exigence collectiviste ? Une chose est certaine en tout cas, la révolution ne sera pas celle de 80 % des gens contre 20 %. Cela sera du 50/50, ce sera une guerre civile entre deux camps, qui auront fait deux choix différents.
Pour cette raison, le populisme n’a aucun sens. Ce qui compte, c’est de produire des valeurs, non pas seulement une contre-culture, mais bien une nouvelle vision du monde, une nouvelle sensibilité.
Ce dernier mot a tout son sens. Rien que la question animale est déjà un moyen de distinguer fondamentalement ceux qui prônent l’universalisme et ceux qui prônent la division (ethnique, raciale, nationale, identitaire, religieuse, communautaire, etc.).
Ce qui est en jeu, c’est l’humanité telle qu’elle va exister en 2050. C’est un virage qui est en train d’être pris. Est-ce le bon ou bien le mauvais ? Court-on à la catastrophe, avec la crise, l’élitisme, la guerre, ou bien est-ce la voie du Socialisme, du collectivisme et de la civilisation ?
Socialisme ou retombée dans la barbarie, c’est ainsi que se pose l’alternative.
Et, dans ce panorama, ceux qui se replient sur eux-mêmes ont tort. Ils ont perdu d’avance, ils contribuent au triomphe de la « philosophie » de Donald Trump, ils participent à l’individualisme conquérant pour qui seule compte son petit environnement, ses petits intérêts mesquins.
Naturellement, ceux qui font le repli trouvent toujours de bons prétextes, avancent toujours des « justifications » valides.
Mais il ne faut pas tomber dans le panneau. Ce qui compte, c’est la classe. C’est au prolétariat qu’il faut rendre des comptes, tout comme le prolétariat doit rendre des comptes à l’Histoire.
Une grande transformation est en cours – personne ne peut y échapper. C’est la période historique du grand bond en avant !
