Le conflit américano-israélo-iranien de 2026: la guerre des tyrans

6 mars 2026

Le 28 février 2026, les États-Unis (avec l’opération « Fureur épique ») et Israël (avec l’opération « Lion rugissant ») ont lancé des frappes en continu sur la République islamique d’Iran, dans une action conjuguée prévue pour des semaines.

Qu’a-t-on vu en France, alors, en quelques jours ? Que la Gauche gouvernementale s’aligne systématiquement sur l’occident, l’esprit impérialiste, la prétention à diriger et exploiter le monde entier.

Que la gauche de la Gauche, elle, pétrie dans l’anticapitalisme romantique, est prête à converger avec n’importe quoi, y compris la République islamique d’Iran.

Vous vous imaginez tout de même que le regroupement international de Révolution Permanente appelle à « la défaite des États-Unis et d’Israël« , c’est-à-dire à la victoire de la République islamique d’Iran ? Que le PRCF explique que la situation des femmes en Iran ne serait pas si dramatique, car la condition féminine y est tout de même meilleure que dans l’Afghanistan des Talibans ?

Naturellement, seule une minorité attribue à l’Iran des qualités « anti-impérialistes » voire « révolutionnaires ». Mais dans la totalité des cas, à très peu d’exceptions près, le soulèvement populaire iranien de janvier 2026 passe à la trappe.

Les dizaines de milliers de morts sont oubliés, sans parler évidemment des blessés, des emprisonnés, et surtout de la colère qui n’a pas cessé et qui doit déboucher sur la révolution iranienne.

La révolution ou la guerre, voilà l’alternative. Ceux qui dénoncent les États-Unis et Israël, pour espérer que la République islamique d’Iran ne s’en sorte pas trop mal, passent à côté de la question principale : la révolution populaire contre les mollahs.

C’est justement pour empêcher cette révolution que les États-Unis et Israël, dès le premier jour, ont supprimé l’infâme « Guide suprême » Ali Khamenei, et qu’ils veulent pareillement liquider les plus hauts responsables de l’État iranien.

Ils veulent un changement par en haut, ils ont peur du peuple.

En ce sens, le conflit américano-israélo-iranien de 2026 est une guerre des tyrans. Les États-Unis veulent tyranniser le monde pour maintenir leur hégémonie, Israël veut tyranniser la région proche-orientale pour s’étendre, l’Iran veut tyranniser le Moyen-Orient pour obtenir l’hégémonie régionale.

Ce sont tous des monstres anti-populaires, avec du sang sur les mains. Ils n’apportent rien de bien et ils ne peuvent rien apporter de bien : seul le peuple le peut, et seul le camp du peuple doit être notre camp.

Il n’y a pas besoin de machiavélisme, de pragmatisme, de géopolitique ou de calculs suivants, d’alliances ou de soutiens, ne serait-ce que symboliques, avec des assassins du peuple. L’alternative, c’est la révolution ou la guerre, et ceux qui prétendent vouloir la révolution, mais convergent avec la guerre, se sont fait piéger par l’impitoyable machine à broyer du capitalisme qui cherche à imposer son actualité.

Qui a conscience de cette situation doit demander partout à gauche que la Gauche iranienne soit soutenue, que la dimension populaire du soulèvement de janvier 2026 soit reconnue.

Il ne suffit pas de dire : « l’impérialisme, c’est mal ». Si on veut que les gens comprennent qu’il y a une perspective autre que la fuite en avant dans la guerre, en choisissant le « moindre mal », il faut imposer la réelle actualité populaire : la révolution !