Municipales 2026 : sans Gauche historique, le peuple se tourne vers le Rassemblement national

16 mars 2026

La sentence est indiscutable. Quand on ne s’affirme pas pour le Socialisme, on laisse la place à l’opportunisme à gauche et à la démagogie à droite de la Droite. L’opportunisme paralyse alors les faibles efforts à gauche et, petit à petit, la droite de la Droite l’emporte.

Marseille est une ville populaire, qui revendique cette nature : le Rassemblement national, avec Franck Allisio, est à 34,3%. C’est là une démonstration de la faiblesse populaire, de l’absence de projet historique, d’ambition révolutionnaire.

Et l’un des vecteurs principaux de cette catastrophe, c’est La France insoumise, qui est à 11,5 %, avec la figure ridicule et outrancière de Sébastien Delogu.

Nice, une ville traditionnellement de droite populaire, a accordé la première place à Éric Ciotti, avec 41,5% des suffrages, contre Christian Estrosi, de droite mais qui s’est lié aux centristes.

C’est là l’expression d’une tendance de fond : la droite glisse vers la droite de la Droite, parce qu’elle a toujours davantage peur des masses, même si ces masses ne font encore rien !

Dans ce panorama terrible, les villes « modèles » du Rassemblement national font même office d’objets de prestige : à Hénin-Beaumont, Steve Briois réélu avec 78 %; à Hayange, Fabien Engelmann a été réélu avec 72,96 % des voix. Louis Aliot a été réélu avec 51,4 % dès le premier tout à Perpignan.

Les bastions restent, la base s’élargit : c’est l’inexorable marche en avant, il n’est pas besoin de continuer la liste, les médias le font largement… à condition de s’intéresser à la France populaire.

Car si on en reste à Nantes, Bordeaux, Paris, Lyon, Strasbourg, Lille, Montpellier… alors effectivement on peut se voiler la face et se dire que la droite de la droite, ce sont les fachos, et qu’ils n’empêcheront pas que triomphent le style de vie bobo, l’Union européenne, l’idéologie LGBT, l’art contemporain et le relativisme historique.

Dans ces villes, on voit vraiment comment la « gauche », les écologistes et la droite sont d’accord sur le fond et les valeurs principales, malgré tout le cinéma qui est fait, avec la complicité d’une « gauche de la gauche » composée de jeunes petits-bourgeois qui suit des modes trouvées sur les réseaux sociaux.

C’est vraiment la France : plus on est urbain, plus on profite du capitalisme, même si on le critique afin de négocier pour avoir plus d’espace en lui.

Moins on est urbain, moins on a de perspective et il reste seulement le nationalisme comme option apparente pour freiner la mondialisation qui emporte tout sur son passage.

Il n’y a rien d’autre en France et il ne faut pas s’imaginer non plus que la très large abstention, plus de 40%, représente un pôle révolutionnaire. Ce sont seulement des gens écœurés de tout ou des indifférents.

Si rien ne change, il n’existera aucun frein à la marche à la guerre contre la Russie dans le cadre de la bataille pour le repartage du monde, sans même parler de l’affirmation de la révolution.

Il n’y a aucun compromis à faire avec cette France capitaliste qui tourne sans opposition réelle aucune. C’est la critique révolutionnaire qui est à l’ordre du jour, une critique systématique, complète, qui se confronte avec tous les aspects du 24 heures sur 24 du capitalisme !