L’humanité a un comportement de détraqué avec l’océan. Des chercheurs viennent d’annoncer avoir découvert un tout petit poulpe bleu à 1773 mètres de profondeur, au niveau des îles Galapagos. « Mon Dieu, comme il est beau », dit la chercheuse avant de le tuer, de le mettre dans du formol, puis dans l’éthanol.
C’est qu’on a fait des « progrès », désormais on utilise des rayons X afin de visualiser l’intérieur de l’animal. Et Le Figaro de penser que si on évite le scalpel, c’est afin de ne pas avoir à le tuer. Naïveté ou stupidité, peu importe, cela indique bien une incompréhension complète de ce qui se passe.
Et ce qui se passe est terrible, on est bien au-delà de la fiction.
Ainsi, aujourd’hui dans le monde, en termes de production, l’aquaculture dépasse la pêche au niveau des poissons consommés pour l’alimentation humaine. Personne ne le sait et, en pratique, personne n’ose se l’avouer.
Car là on est vraiment dans un scénario catastrophe, une monstruosité généralisée au niveau industriel. C’est apocalyptique, indéfendable. Rien que pour cela, la révolution est justifiée dix fois, cent fois, mille fois.
Et voilà que le 26 mai 2026, on apprend que la République tchèque en a assez des cormorans. Elle a été rejointe par la Bulgarie, la Croatie, l’Estonie, la Finlande, la Lettonie, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie et la Suède.

Tous ces pays disent que les cormorans mangent trop de poissons, qu’il faut donc les tuer.
« On estime la consommation annuelle de poisson d’un grand cormoran adulte à environ 180 kg, tandis que la consommation moyenne par citoyen de l’UE s’élève à environ 23 kg par personne et par an.
Avec une population estimée à environ 2 millions d’individus, la consommation annuelle totale de poisson par les cormorans en Europe atteint ainsi près de 360 000 tonnes.
Cette ampleur illustre clairement l’urgence de la situation et la nécessité de rouvrir le débat sur les impacts croissants de la prédation, notamment par le grand cormoran.
Ces impacts pèsent de plus en plus sur la pêche, l’aquaculture et les écosystèmes aquatiques dans plusieurs États membres, compromettant la viabilité économique du secteur et la capacité de l’Union à atteindre ses objectifs environnementaux.
Un objectif commun devrait donc être la mise en place d’une gestion efficace et coordonnée au niveau de l’UE, visant à maintenir la population à un niveau écologiquement et économiquement acceptable. »
Oui, le mot clef est « pisciculture ». Et c’est assumé partout. Le préfet de la Loire indique ainsi en septembre 2025 :
« Il est toutefois possible de déroger à l’interdiction de destruction du Grand Cormoran, pour prévenir des dommages importants aux piscicultures en étang ou préserver les habitats naturels que ces dernières peuvent contribuer à entretenir. »
Le préfet du Var précise clairement la dérogation :
« La prévention de dommages importants notamment à l’élevage, […] aux pêcheries » (dans le cas des dérogations pour les piscicultures)
La contradiction entre la Nature et la pratique industrielle du capitalisme est ici absolument évidente. Et on voit très bien comment le capitalisme mène la guerre à toute la Nature et ne se contente pas de sélectionner telle ou telle espèce afin de réaliser une production spécifique.
Le capitalisme est prêt à tout et l’anthropocentrisme qui l’accompagne fait assumer la logique d’extermination.

C’est vraiment ce qu’il faut comprendre, c’est une logique systématique. La Fédération départementale de pêche de Haute-Garonne se plaint, en mai 2026, avec un cynisme incroyable :
« Aujourd’hui, certaines espèces deviennent très rares. Même lors de pêches électriques, qui sont pourtant des méthodes efficaces, on a parfois du mal à les retrouver »
Les cormorans osent contrarier la pêche électrique ! Tout est dit. On a une humanité criminelle qui non seulement organise artificiellement la pêche, en réduisant des êtres vivants à des objets, mais qui en plus élargit son champ d’action assassin aux oiseaux.
C’est un massacre sans fin, fruit de la démesure anthropocentriste.

Tout cela est absolument révoltant et la révolte en faveur des animaux doit être la composante absolument obligatoire de toute personne s’assumant de gauche.
Nous avons besoin d’une société nouvelle, avec des valeurs nouvelles, et cela implique l’affrontement complet avec le vieux monde !
