L’affaire Lyhanna révèle aux Français la reproduction sociale de la violence

12 juin 2026

Les Français ont accepté la société de consommation et le capitalisme ; ils s’imaginent ainsi conquérir toujours davantage de droits individuels. Fondamentalement, ils sont devenus des libertariens et ils considèrent tout comme une entreprise devant faire des bénéfices, même leur propre vie personnelle, depuis les sentiments jusqu’aux émotions.

Sauf que la société est un produit de l’Histoire et qu’elle transporte des horreurs. Nous vivons le capitalisme, mais nous avons connu le féodalisme. Et auparavant, il y avait l’esclavagisme. Encore avant, c’était les clans, les tribus.

L’humanité a donc beaucoup progressé, mais elle n’a pas fini son parcours : tant qu’il n’y a pas le socialisme, et même tant qu’on n’a pas atteint ce qu’on appelle le Communisme, il y a beaucoup de restes… De mauvais restes.

C’est ce que découvrent, atterrés, les Français avec l’affaire Lyhanna. Ils s’aperçoivent qu’on leur a menti, c’est-à-dire qu’ils se sont menti à eux-mêmes. Le libéralisme et le relativisme ont abouti à un laisser-aller général, et les criminels pédophiles en ont profité pour s’installer dans la société, de manière solidement organisée.

Ils ont appris à passer inaperçus, ils ont profité de l’indifférence générale. Ils ont profité également de la sexualisation des enfants par le capitalisme, une tendance vraiment très marquée que la société française a tout à fait acceptée et même soutenue.

Le capitalisme tue l’enfance, car il préfère avoir des petits consommateurs ; si on ajoute à cela la décadence généralisée sur le plan sexuel d’une société libérale qui rejette le couple, l’amour et la romance… c’est la catastrophe.

Helene Schjerfbeck (1862-1946) : La convalescente

Il est évident ici que les Français vont devoir faire des choix, et on sait bien que seules les couches populaires peuvent réellement les assumer. Soit, en effet, on casse la reproduction de la violence, soit elle va s’élargir dans un retour à la barbarie.

C’est que toute cette violence dont on parle, qui frappe les enfants mais c’est valable en général, est le produit du passé ; ce sont des restes des comportements erratiques, barbares, cannibales des êtres humains.

Et ceux qui ont vécu ces violences les reproduisent, les rediffusant dans la société. Les criminels ne tombent pas du ciel : ils sont des produits d’une société incapable d’affirmer des valeurs positives et de tendre vers le meilleur.

Si on considère en plus que le capitalisme en décadence réaffirme la loi du plus fort, le cynisme, alors on voit bien que les choses ne peuvent qu’empirer. Il faut absolument changer non pas le gouvernement, mais la classe dirigeante.

Il faut faire avancer la civilisation, sans quoi on repart en arrière. Et nous avons besoin de la dictature du prolétariat pour frapper les pédophiles, car il faudra bien taper fort, dès le départ, pour marquer un arrêt à cette tendance au retour en arrière.

Naturellement, cette violence nécessaire, que le peuple comprend très bien, est par définition rejetée par la gauche de la Gauche composée de petits-bourgeois. C’est bien pourquoi ils ne parlent d’ailleurs jamais de la question de la peine de mort : fondamentalement, ils sont contre.

La vraie Gauche, celle qui se fonde sur les valeurs historiques de la Gauche, sait par contre bien ce qu’il en est. Il faut la dictature du prolétariat – la violence prolétarienne qui frappe !