Que tombe enfin l’ignoble régime des mollahs en Iran !

15 janvier 2026

La crise est partout et, fort heureusement, en plus des guerres et des restructurations, on voit enfin apparaître les masses populaires.

L’Iran s’est soulevé, l’Iran se soulève, c’est une révolution qui se lance. Oui, une révolution, qui ne sait pas où aller encore, qui ne sait pas par où passer, mais qui sait qu’elle doit se frayer un chemin.

Le régime des mollahs est condamné. Même s’il force la révolution à un détour, celle-ci ne peut qu’aboutir. La révolte contre la vie chère commencée le 28 décembre 2025 à Téhéran, par des vendeurs de téléphones portables, s’est transformée en soulèvement dans les 31 provinces du pays.

187 villes sont concernées !

L’État, cet ignoble État religieux vecteur du féodalisme et du capitalisme bureaucratique corrompu et meurtrier, a répondu par l’ultra-violence.

Le régime de l’ayatollah Ali Khamenei, au pouvoir depuis 1989 après la mort de l’ayatollah Ruhollah Khomeini, cherche à préserver son existence, à tout prix.

Au moins 2 403 personnes se sont fait assassiner. Au moins 18 434 personnes ont été arrêtées, dont 1134 ont des blessures graves. 97 personnes ont été torturées pour faire des confessions enregistrées et diffusées.

Cela fait pratiquement une semaine que le régime des mollahs a totalement coupé internet, et bloque parfois la téléphonie.

Les informations circulent pourtant et la Gauche s’active ; le dernier numéro de Crise fournit justement les documents et analyses de celle-ci en Iran dans cette situation (un précédent numéro fournissait des documents sur l’Histoire de l’Iran, dans le contexte du conflit avec les États-Unis et Israël).

Il faut soutenir la révolution iranienne, il faut sa victoire ! Il faut que les masses iraniennes se libèrent des mollahs, il faut que les masses du monde entier voient qu’on a raison de se révolter, et qu’il y a un chemin vers la victoire !

Et notons-le bien, la révolution fait vaciller le régime iranien. Mais pas seulement !

La superpuissance américaine, la CIA et le Royaume-Uni se sont empressés de mettre médiatiquement en avant Reza Pahlavi, le fils du Shah renversé en 1979. Il ne représente rien, cependant cela rentre dans le cadre de promouvoir une pseudo-figure pour détourner la révolte de masses, par peur qu’une révolution populaire se produise !

La situation est également un cauchemar sans limites en France, du côté de la « gauche de la gauche » qui soutient le Hamas et le Hezbollah, ou bien la Chine et les pays des BRICS considérés comme pro-« multipolaires ».

Pour ces gens, qui sont au finalement des nationalistes-révolutionnaires, en quelque sorte des gaullistes d’extrême-gauche dont la place devrait être à droite, l’Iran joue un rôle positif, « anti-impérialiste ».

Le soulèvement populaire est selon eux un complot américano-sioniste : ces gens disent la même chose que le régime des mollahs. Le caractère anti-populaire d’une telle position saute aux yeux.

Mais qu’attendre de la part de gens qui s’imaginent que des forces féodales comme le Hamas, les forces liées à l’Islam en général, auraient un potentiel « révolutionnaire »?

Avec la crise commencée en 2020, il y a deux camps : ceux qui veulent le nationalisme, la guerre, la division, la fuite en avant, la précipitation dans les conflits diviseurs, et ceux qui veulent le bonheur des masses, la révolution.

Le soulèvement en Iran est déjà une révolution et c’est une composante de la vague révolutionnaire qui est elle aussi produite par la crise.

Notre camp, enfin, commence à prendre des forces. Les masses mondiales se recomposent. La voie est toute tracée !