1er février 2026 : de tout cœur avec les galgos !

31 janvier 2026

Le 1er février 2026, tous les amis des galgos descendront dans les rues dans les grandes villes d’Espagne : La Corogne, Albacete, Alicante, Almería, Arrecife, Badajoz, Barcelone, Bilbao, Burgos, Cáceres, Carthagène, Castellón, Ciudad Real, Corralejo (Fuerteventura), Cuenca, Saint-Sébatien, Gijón, Gérone, Grenade, Huelva, Huesca, Jaén, Las Palmas, León, Logroño, Madrid, Malaga, Majorque, Mérida, Murcie, Palencia, Pampelune, Salamanque, Saint-Jacques-de-Compostelle, Santa Cruz de Tenerife, Santander, Ségovie, Séville, Tarragone, Tolède, Valence, Valladolid, Vigo et Saragosse.

Des rassemblements de solidarité auront également lieu à travers le monde et notamment en France : Perpignan (le 31 janvier), Strasbourg (le 7 février), et Toulouse (le 14 février), et donc également Berlin, Brême, Hambourg, Cologne, Leipzig, Mayence, Munich, Osnabrück et Sarrebruck (Allemagne), Graz et Vienne (Autriche), Louvain (Belgique), Zagreb (Croatie), Ljubljana et Maribor (Slovénie), Atlanta, Boca Raton, Leesburg, Miami, Sacramento, Stuart, Vero Beach, Winter Park et Washington D.C. (États-Unis) ; Mexico (Mexique), Utrecht (Pays-Bas), Budapest (Hongrie), Bergame, Bologne, Milan, Florence, Rome et Padoue (Italie), Varsovie et Gdańsk (Pologne), Exeter, Glasgow, Londres et Manchester (Royaume-Uni), Zurich (Suisse).

Aurora est une galga à adopter
grâce au magnifique travail de Galgos Angels

Les galgos, ce sont les lévriers espagnols, qui savent vraiment galoper. Pour cette raison, ils sont utilisés pour la chasse en Espagne, principalement au lièvre. C’est une chasse sans fusil, où les galgos sont utilisés comme des « armes ».

Cependant, on parle ici d’une tradition qui puise dans la noirceur de la féodalité et même du fascisme espagnol. Car la valeur de « l’arme » est considérée comme décisive et tout échec est considéré comme une humiliation pour l’homme façonné dans le patriarcat.

Les galgos qui ne donnent pas « satisfaction » sont massacrés, notamment en les pendant long ou court, selon leur degré « d’échec », leur permettant de plus ou moins résister longtemps à l’étranglement, en prenant appui sur leurs pattes arrière.

Cette démarche d’horreur est sans fin : ils sont traînés derrière une voiture, empoisonnés, enchaînés et abandonnés, amputés, utilisés comme appâts de pêche, utilisés comme cibles pour le tir, utilisés comme proie pour des combats avec des molosses, jetés au fond d’un puits…

Aldo est un galgo à adopter
grâce au magnifique travail de Galgos sans famille

Combien de galgos sont tués chaque année, à la fin de la saison de chasse où ils sont employés, entre octobre et le premier février ? Entre 50 000 et 100 000.

Face à cette folie criminelle, la mobilisation est nécessaire. La guerre contre les animaux doit cesser. La révolution est nécessaire pour bouleverser les mentalités et transformer les choses !

Julieta est une galga à adopter
grâce au magnifique travail de Galgos France

Voici le manifeste de l’initiative de 2026.

Manifeste 2026
« La fin de sa peine » 

Pendant des mois, ils ont vécu sous le joug de la peur.

Ils n’étaient que des outils, non des êtres vivants ; des instruments d’une tradition qui mesure la vie au butin de guerre et l’utilité à la vitesse de course.

Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres.

Ce 1er février, alors que l’hiver s’installe, une sentence de mort ou d’oubli s’abat sur des milliers d’êtres vivants.

Pour le chasseur, c’est la fin de la saison ; pour les chiens, c’est le début du jugement dernier. Ils sont mesurés, pesés, examinés et mis au rebut.

S’ils n’ont pas été assez rapides, si leur instinct a faibli, ou si le coût de leur entretien dépasse leurs performances, le verdict est sans appel : ils sont éliminés.

En tant que société, nous avons laissé se créer une frontière invisible et cruelle.

D’un côté, le chien de compagnie, protégé par les lois et l’affection.

De l’autre, le chien de chasse, le chien « outil », le chien dont la souffrance est ignorée par la loi. 

Depuis quand un battement de cœur est-il catégorisé ?

Depuis quand la douleur d’un animal dépend-elle du code postal de son propriétaire ou du permis qu’il a sur lui ?

Plongez votre regard dans le leur. Vous y verrez non seulement l’élégance que louent les poètes, mais aussi la mémoire viscérale de siècles de persécution.

Vous y verrez l’anatomie de la peur gravée dans leurs corps nerveux. Ce sont des enfants du vent, certes, mais d’un vent qui souffle sans cesse en plein visage.

Ils ont été transformés en machines à courir jusqu’à ce que leurs jambes cèdent, et lorsque le moteur lâche, la « tradition » exige que la machine soit mise au rebut.

Nous n’accepterons ni demi-mesures, ni lois lâches qui ne servent que les intérêts de quelques-uns.

Nous ne tolérerons pas de lois bâclées qui laissent de côté ceux qui ont le plus besoin de protection.

Nous exigeons une loi sans exclusion ; une loi qui reconnaisse, une fois pour toutes, que le cœur d’un chien de chasse bat comme celui de n’importe quel autre.

Car la peur est ressentie de la même manière, la douleur est insupportable, et la liberté leur appartient à tous sans distinction.

Nous sommes ici pour affirmer que la tradition n’est pas un blanc-seing pour la barbarie. Il n’y a aucune culture dans la pendaison, aucun sport dans l’abandon, aucun honneur dans l’arène.

La véritable civilisation d’un peuple se mesure à la façon dont il traite les plus vulnérables, et aujourd’hui, les chiens de chasse sont le symbole de notre plus grande honte en tant que nation.

Aujourd’hui, notre voix porte plus loin.

Elle s’élève jusqu’aux sommets où le loup ibérique, gardien de notre patrimoine sauvage, continue d’être persécuté et condamné par la haine et les mythes.

L’extermination de ce prédateur est un acte déséquilibré, empreint d’arrogance.

Notre voix porte jusqu’aux vallées, où le sanglier est devenu le nouvel ennemi public.

Massacrés sous prétexte de contrôle des populations ou de santé publique, ils sont victimes d’une gestion fondée sur le sang plutôt que sur la science, sauvagement persécutés dans une guerre qu’ils n’ont pas déclenchée.

Notre voix n’oublie pas le cerf abattu dans le fourré, la perdrix tombée du ciel, ni la grive qui n’a jamais achevé son vol.

Des milliers de vies qui, chaque année, sont victimes d’une barbarie déguisée en tradition. 

Si l’histoire doit nous juger, que ce soit pour le courage d’écouter ce que d’autres taisent.

Une fois encore, nous devenons l’écho de ces voix invisibles ; car nous ne sommes pas qu’une simple manifestation, nous sommes la vie elle-même qui reconquiert sa dignité face à un héritage de violence.

Rendez-leur la montagne, rendez-leur le vent, rendez-leur la vie. Que le silence de la campagne soit enfin leur paix, et non leur tombeau.

« Nous ne nous arrêterons pas avant le 1er février » n’est qu’un rappel d’une période sombre que nous avons réussi à surmonter, et camarades, n’en doutez pas : nous la surmonterons.

NON À LA CHASSE