Affaire Quentin Deranque: la folie règne sur la France

21 février 2026

Dominique de Villepin est une figure historique de la Droite française. Il s’est fendu d’un très long communiqué sur X/Twitter pour… défendre La France insoumise qui est dénoncée pour ses liens avec la Jeune garde, dont des membres sont accusés d’avoir tué Quentin Deranque.

La France insoumise revendique haut et fort ses liens avec la Jeune garde. Mais le porte-parole de celui-ci, Raphaël Arnault, député La France insoumise justement, coupe les ponts avec deux de ses assistants parlementaires mis en cause dans l’affaire !

Ils ont été arrêtés les 17 et 18 février 2026 avec neuf autres personnes, et sont désormais aussi dénoncés comme traîtres à l’antifascisme par les quotidiens bourgeois et institutionnels Libération et Le Monde, ainsi que par le Parti socialiste et le PCF ! Une des personnes écroués, censée être antifasciste, était déjà sous contrôle judiciaire pour… « violences aggravées en raison de la race, l’ethnie ou la religion » (il s’agit d’une agression antisémite).

Pour ajouter encore à la folie régnante, le Canard enchaîné a publié une vidéo, largement reprise par des groupes d’ultra-gauche, montrant des gens d’ultra-droite attaquant des gens d’ultra-gauche à Lyon le même jour que la mort de Quentin Deranque.

Censée dédouaner les « antifas », la vidéo a en réalité été tronquée d’une quinzaine de secondes, coupant ainsi les images où un activiste d’ultra-Droite est par terre à se faire rouer de coups alors que ses comparses tentent de lui venir en aide.

Pour conclure ce panorama à la fois hystérique et désolant, on a appris que Quentin Deranque, ce jeune catholique intégriste ayant fréquenté les milieux nationalistes et identitaires, avait une mère latino-américaine et la photographie diffusée de lui témoigne clairement de ses traits métis.

Mais à quoi rime tout cela ? Comment la France a-t-elle fait pour tomber aussi bas ? Même si on considère que le capitalisme triomphant des 30 dernières années et les réseaux sociaux ont écervelé les gens, il est incroyable de voir à quel point tout ne repose plus que sur les apparences.

Et quand on est de gauche, cela fait mal au cœur de voir des « antifas » dire que le fascisme consiste en le racisme et que la violence ne provient que de l’extrême-Droite. C’est le niveau zéro de l’intelligence et de la culture révolutionnaire.

C’est également le reflet d’une nature petite-bourgeoise, voire carrément bourgeoise, propre à tous les activistes politiques en France, à quoi il faut ajouter les syndicalistes car ceux-ci ont une mentalité de fonctionnaire de la contestation.

Le peuple n’est pas présent, le peuple n’en a rien à faire de tout cela. Il se dit que les antifas ont peut-être raison mais ont un style de voyous, que les fachos veulent rétablir l’ordre mais se comportent comme des énergumènes bruyants et peu fréquentables.

Il voit surtout l’État siffler la fin de la récréation et il se dit que la stabilité prime, qu’il peut continuer sa vie et que ça ira bien comme ça. Bref, le régime gère la séquence avec intelligence afin de renforcer sa légitimité.

Le Rassemblement national, avec Marine Le Pen et surtout Jordan Bardella, la joue d’ailleurs de manière très subtile en dénonçant la Gauche en général tout en se posant comme républicain et opposé à toute violence.

Pendant ce temps-là, la bourgeoisie libérale et républicaine propulse le pays dans la guerre contre la Russie. Le sens de la tragédie et le psychodrame de l’affaire Quentin Deranque ne changent rien à l’affaire, alors que les fachos ne sont en réalité que la droite de la Droite, les « antifas » ne sont que des anarchistes à gauche des valeurs républicaines.

L’affaire Quentin Deranque révèle bien le fond du pays : creux, prétentieux, vaniteux. Et, surtout, accompagnant le capitalisme qui, lui, continue d’exister comme avant. La déconnexion avec le réel de la politique française est complète.