Il faut lire la presse locale lyonnaise pour comprendre l’ampleur du drame survenu à Décines-Charpieu, en banlieue de Lyon, en début de semaine. Un drame devenu « faits divers » qui ne fait plus l’actualité, témoin historique de toute une société en pleine décadence.
Ce lundi 11 mai 2026 à 7h30 du matin, des petites mains du trafic de drogue sont venues incendier plusieurs paliers d’un immeuble de sept étages, situé rue de Sully, dans la ville de Décines-Charpieu. Comme cela était prévisible, les incendies se sont rapidement propagés dans l’immeuble, causant la mort d’une femme de 50 ans, de deux hommes de 40 et 29 ans, ainsi que 14 blessés.

Cet acte de terreur n’est visiblement pas le premier puisque d’autres actes du même type auraient été relevés dans ce même quartier ces dernières semaines. Le 24 avril au soir, dans la même rue que l’incendie criminel, c’est une femme qui a été touché au mollet par une balle perdue liée à un règlement de compte entre narcos, alors qu’elle rentrait chez elle avec ses deux enfants.
Après cette fusillade, la maire LR de la ville avait travaillé de concert avec la préfecture pour renforcer les équipes de police pour sécuriser le secteur. En vain donc… les incendiaires ayant profité d’un moment de latence pour effectuer leur basse œuvre. D’ailleurs, le même soir que le drame à Décines-Charpieu, ce sont deux incendies de même nature qui ont été provoqués à Ecully et Meyzieu, là aussi en banlieue lyonnaise.
Car cette méthode employée par les narcos à Décines est maintenant assez récurrente. Elle aurait même un nom : la méthode dite du « paillassonnage », soit le fait d’incendier le paillasson ou la porte d’entrée d’une personne à intimider.
Il faut rappeler ici l’horrible meurtre de 7 personnes, dont trois enfants, issues d’une famille comorienne dans le quartier des Moulins à Nice, asphyxiées dans l’incendie de leur appartement après un règlement de compte du même type en juillet 2024. L’un des fils rescapés de 23 ans qui avait sauté de la fenêtre de son appartement situé au 7e étage est aujourd’hui paraplégique.
La terreur des narcos devient un arrière-plan de la vie quotidienne en France. Il y a vraiment là les signes de la mexicanisation de la vie de certaines zones de vie délaissées, ou plutôt en fait laissées au compte de féodaux modernes du narcotrafic.
L’agissement des petites mains du narcotrafic au nez et à la barbe d’une dispositif policier renforcé démontre les prétentions démagogiques et bien vaines de la Droite sur ce sujet. D’ailleurs, certains des habitants en colère ont eu droit comme interlocuteur le délégué municipal à la sécurité… alors même que ces derniers alertaient sur l’état de désintégration sociale et culturelle des jeunes pris dans la spirale des réseaux.
Pourtant, s’il y a lieu de dénoncer la démagogie des institutions, il faut bien prendre en compte cette question sécuritaire. Il est évident qu’il faut de l’intégration sociale par le travail mais, au point de pourrissement des choses, il va également falloir de la répression, mettre au pas les réseaux criminels qui ne rentreront pas dans le rang de manière pacifique.
Puisque la société capitaliste ne fait plus le travail d’intégration sociale, ce sont les vieilles formes du passé qui prennent le relais : le seigneur, le chef de clan au nom d’un business qui ne prospère pas par la seule concurrence marchande moderne mais également par la lutte violente pour la conservation de fiefs. Les sommes en jeu sont tellement colossales qu’elles peuvent attirer à elles des secteurs de la jeunesse désœuvrées, pour les « réintégrer » en quelque sorte dans un tissu social « alternatif » régis par des codes et des valeurs féodales, voire esclavagistes.
Dans un tel contexte de crise générale de l’intégration sociale, il va falloir de la violence, de la violence révolutionnaire en mesure de renverser tout cet ordre social injuste et déliquescent qui enfante des monstres, montres qui eux-mêmes vont devoir être matés et rééduqués dans des camps de travail. Les supplétifs des narcos sont des désintégrés réintégrés par des réseaux criminels cannibales : ils vont devoir être ré-réintégrés par la répression révolutionnaire.
Pour éradiquer les stigmates hérités d’un vieux monde qui a fait régresser très loin les esprits les plus délaissés par la société moderne, il faut redonner droit à la Civilisation pour tous : c’est la tâche de la Révolution, du Socialisme.
