Une grande majorité des gens de la gauche de la Gauche ont décidé en France de soutenir Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise, tout au long des années depuis le milieu des années 2010. C’est un acte de consumérisme politique, où on délègue à un tribun le rôle d’affirmer des exigences sociales.
C’est un indicateur du recul fondamental des valeurs de la Gauche historique, celle-ci exigeant un travail sur la conscience politique, une capacité d’établissement d’un programme aux contours bien délimités, une volonté assumée et rationnelle de s’organiser.

La France insoumise est un mouvement « magmatique », « gazeux » ; Jean-Luc Mélenchon manie la rhétorique selon les intérêts du jour, selon les besoins opportunistes d’obtenir des voix. On remarquera d’ailleurs que celui-ci a annoncé sa candidature au journal télévisé de 20 heures de TF1, preuve qu’il court derrière les principaux médias du capitalisme.
Jean-Luc Mélenchon n’a pas confiance en les masses, ni en la ligne rouge de la révolution, du Socialisme ; il croit aux alliances, au montage de structures, au sens des revendications, c’est-à-dire au populisme « maximaliste ».
On trouve également à l’arrière-plan de La France insoumise toute une scène remplie de jeunes qui s’imaginent de gauche, mais qui en réalité ne font que véhiculer les positions les plus libérales et modernes du capitalisme. Leur utilisation forcenée des réseaux sociaux révèle d’ailleurs le caractère de leur démarche.
Et c’est là où on remarque à quel point, dans notre pays, le « militantisme » est devenu une activité de consommation, passant par les réseaux sociaux, exercée de manière frénétique et toujours temporaire. Les gens sont devenus libertariens et même une action à gauche, de gauche, se voit contaminée, déformée, neutralisée par le sens de la consommation.
Il suffit de voir l’incapacité à produire qui existe : incapacité à produire des valeurs, incapacité à produire des concepts, incapacité à produire des positions politiques, sociales, culturelles, idéologiques.
C’est le nivellement par le bas et si jamais il est parlé de peinture, d’architecture, de musique, de philosophie, de sculpture comme sur materialisme-dialectique.com, c’est l’incompréhension, la réaction anti-intellectuelle, le dédain. Alors qu’inversement, on se doute bien que les gens sont intéressés par la richesse culturelle.
Mais tel est le décalage entre les gens qui veulent agir et les masses ; les gens qui veulent agir, malheureusement, sont fainéants et veulent utiliser le populisme, les revendications sociales corporatistes, voire le chauvinisme.
On peut être sur que le drapeau français va ressurgir de plus en plus pour la présidentielle 2027, y compris de la part de gens à gauche pourris par le nationalisme. C’est un acte de capitulation politique, équivalent à la fascination pour le Hamas ou la République islamique d’Iran, ou bien pour les LGBT et les migrants.
C’est la tentative de trouver des leviers mobilisateurs, des mythes mobilisateurs, pour prétendument trouver une voie d’accès aux masses. En réalité, au fond c’est de l’aventurisme, voire du fascisme.
Car le Socialisme exige la conscience et l’organisation ; toute tentative d’évitement aboutit à la catastrophe. Voilà pourquoi il ne faut faire aucun compromis avec Jean-Luc Mélenchon, avec La France insoumise, qui sont des machines capitalistes modernes pour démolir la vraie Gauche, pour empêcher la Gauche historique de se réaffirmer.
Nous avons besoin de l’intelligence et de la culture – c’est Socialisme ou retombée dans la barbarie !




















