La bourgeoisie est décadente et, ces cinq dernières années, elle a toujours résolument nié qu’il existait un problème au niveau de l’éducation et de la culture. Désormais, les choses sont tellement avancées qu’elle est obligée de le reconnaître. Le rapport 2025 (publié le 8 septembre 2026) du Programme international pour le suivi des acquis des élèves de 15 ans (PISA) enfonce définitivement le clou. Les moyennes de la France sont au plus bas depuis vingt-cinq ans.

« En 2025, la France obtient en moyenne des résultats inférieurs à ceux de 2022 en mathématiques et en compréhension de l’écrit, et à peu près équivalents à ceux de 2022 en sciences.
Globalement, les résultats de 2025 comptent parmi les plus faibles jamais obtenus au test PISA en France dans l’ensemble des trois domaines d’évaluation, et sont nettement inférieurs à ceux obtenus dix ans auparavant, lors du PISA 2015.
[…]
Par rapport à 2015, la proportion d’élèves peu performants (se situant en deçà du niveau 2 de compétence) a augmenté de 12 points de pourcentage en mathématiques, de 11 points de pourcentage en compréhension de l’écrit et de 4 points de pourcentage en sciences. »
Cela veut dire que les jeunes savent moins bien lire et écrire, comprennent moins bien la science et savent moins appréhender les mathématiques. Leur niveau a régressé. Naturellement, il y a d’autres domaines où ils sont meilleurs : les jeunes sont bien plus vifs qu’il y a vingt ans, plus sympathiques et abordables, bien plus ouverts également. Le rapport pointe également que, au niveau mondial, la jeunesse a des capacités « à utiliser des outils de modélisation et de programmation, à réaliser des expériences et à concevoir, produire et développer des produits numériques. »
Cependant, ils ont moins de culture générale et, fondamentalement, ils ne connaissent rien, tout en connaissant plein de choses. En conséquence, les jeunes d’il y a 20 ans étaient contre le socialisme, de par leur éducation et leur vision du monde ; les jeunes d’aujourd’hui ne peuvent même plus le concevoir. Le capitalisme a poussé jusqu’au bout sa démarche de lessivage : c’est la société du 24 h sur 24 de la consommation, où les esprits sont desséchés, les cœurs flétris.
Et, dans ce contexte, il y a un tiers des jeunes qui sont tout simplement largués. L’étude ne le dit pas, mais ce sont bien entendu le plus souvent des jeunes issus de l’immigration, dont les parents ont été importés comme des marchandises par le capitalisme, avec la bienveillance de la « gauche » qui masque derrière l’ouverture d’esprit le pillage des ressources du tiers-monde.
Le capitalisme est encore plus content si, derrière, il y a un phénomène de ghettoïsation. La France n’est pas le pire pays dans ce contexte, car beaucoup d’immigrés viennent de pays où la langue française était présente, mais pour des pays comme la Suède ou l’Autriche, le communautarisme fracture profondément la classe ouvrière.
Comme en plus une telle situation déchire les masses populaires en général, en raison du racisme mais également bien sûr des valeurs féodales voire claniques d’une partie des immigrés (ce que tout le monde oublie !), la situation est parfaite pour le maintien du capitalisme.
Cela étant, pour conclure, il serait absurde de ne pas dénoncer les enseignants, ces êtres prétentieux et vains qui s’imaginent représenter quelque chose, alors qu’ils sont les premiers valets de l’ordre dominant en tant qu’agent de sa reproduction. Car des jeunes en général qui ne savent pas avoir un esprit analytique, pour ne pas dire un esprit de synthèse, des jeunes dont le niveau culturel est inexistant et qui vivent totalement découplés de l’Histoire… ne tombent pas du ciel.
Nous sommes en France et ils sont tous passés par l’école. Ce qui révèle parfaitement la nature de cette école ennuyeuse et répétitive, où règne le bourrage de crâne et la stérilisation des esprits. On a affaire ici au pire de la vanité à la française, et on voit le résultat. Le rapport pointe d’ailleurs le sujet de l’absentéisme.
« En 2025, en France, environ 18 % des élèves indiquent avoir séché au moins une journée de cours durant les deux semaines précédant l’enquête (moyenne de l’OCDE : 22 %) ; 27 %, avoir séché au moins un cours (moyenne de l’OCDE : 24 %) ; et 54 %, être arrivés en retard à l’école (moyenne de l’OCDE : 50 %). Lors des éditions précédentes, ces proportions s’établissaient respectivement à 13 %, 26 % et 50 % en 2022 ; et à 16 %, 30 % et 57 % en 2018. »
Seul le socialisme, porteur d’utopie, de la reconnaissance de l’héritage historique, de la reconnaissance de la Nature, du rôle historique du travail qui transforme, peut changer la donne !



