Les adultes ont, dans notre pays, été incapables de lancer un mouvement social à la rentrée 2026. Ils sont trop corrompus, trop intégrés au capitalisme. Heureusement, la lutte des classes s’est condensée dans la jeunesse lycéenne, qui s’est soulevée, dans toutes les grandes villes, dans la quasi-totalité des départements.
Les premières tentatives de blocages de lycées commencent le 18 septembre 2026 dans la région parisienne, le 29 septembre 338 établissements sont concernés par différents troubles, 1027 au premier octobre. Pratiquement le tiers des lycées du pays est touché par une vague de contestation et d’affrontements avec l’État.

Car, excellente chose, la colère de la jeunesse lycéenne ne se résume pas à des revendications vides de sens. Il y a une rage contre l’École, une chose qu’on attendait impatiemment. Le personnel des lycées est également pris pour cible, inévitablement. Ces gens et les enseignants sont les premiers défenseurs du capitalisme et de l’État, avant même la police et l’armée.
Il y a la rage contre la société, qui ne propose rien à part la continuité d’une vie quotidienne toujours plus morne. Au-delà de la question scolaire, le sens du mouvement lycéen, c’est la rage contre un capitalisme français vide de sens. Les incendies sont l’expression d’un besoin existentiel de révolution, sur tous les plans. Oui, la lutte des classes est violence, une violence historique, juste et nécessaire !

C’est, pour cette raison, la panique dans l’ancien monde. Le 30 septembre 2026, Emmanuel Macron a cherché à étouffer le mouvement de la jeunesse, disant « entendre et comprendre » les « colères », mais que rien « ne légitime la violence ».
Le 1er octobre 2026, le ministre de la Justice Gérald Darmanin, a invité en urgence en visioconférence les 36 procureurs généraux, afin de les appeler à condamner fermement les jeunes lors des procès : il faut selon lui « une grande fermeté dans la réponse pénale ». Et il y a déjà eu 1 793 gardes à vue. Ces gens doivent tous sortir de prison, la jeunesse doit lutter pour leur amnistie !
La jeunesse doit également réfuter catégoriquement :
– les tentatives de La France insoumise et de la CGT, qui ont mobilisé leurs troupes afin de chercher à « encadrer » les lycéens, pour les ramener à des listes d’exigence et tuer le mouvement de l’intérieur ;
– les mensonges « ultras » des commerçants politiques qui vendent la « révolution » comme on vend des tacos (Révolution permanente, la FSE, etc.).

C’est en elle-même que la jeunesse doit croire, en puisant au plus profond d’elle-même, en prenant comme exemples Mai 1968 et la révolution culturelle chinoise. Elle doit donner libre cours à sa créativité contestataire et à sa violence révolutionnaire !
Vive l’émergence de la première génération de celles qui vont changer le monde !



