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Restructurations économiques

La réforme des retraites 2023 ou le dilemme du petit-bourgeois français

Lutter contre la réforme alors que le monde plonge dans la guerre mondiale?

Les Français ont des espérances petites-bourgeoises ; ils n’ont aucune autre ambition à part celle de profiter d’une vie individuelle, à l’écart de soucis, en passant le temps de manière plutôt agréable. Ce sont des beaufs façonnés par le terrorisme de la société de consommation.

Ce point de vue est juste car il se place d’un point de vue historique, international. La preuve flagrante, c’est que la France est dans l’Otan et appuie à fond le régime ukrainien, sans que cela ne dérange personne dans le pays.

Naturellement, si l’on voit les choses depuis l’intérieur de l’Occident, on s’imagine qu’au contraire les Français sont pauvres et combatifs, et que la France n’est pas vraiment en guerre, voire pas du tout.

C’est là où la question de la réforme des retraites qui se joue au début de l’année 2023 a son importance. Sur le fond, c’est une restructuration économique. Il s’agit de rogner des acquis, parce que les bilans comptables ne sont vraiment pas bons.

Par conséquent, il s’agit de faire passer l’âge de la retraite à 64 ans au lieu de 62, de faire sauter les régimes spéciaux, de jouer sur la pénibilité pour faire vaciller les acquis en place.

Ça, c’est le côté capitaliste de la question.

Sur la forme, c’est une question qui se place sur le terrain du compromis entre travail et capital. Les syndicats font office d’intermédiaire afin de négocier la réforme, l’objectif étant de maintenir le compromis général, pour que les choses ne tanguent pas.

Ça, c’est le côté réformiste – syndical de la question.

Maintenant, y a-t-il un autre aspect? La réponse est non. Cela tient à la nature de la société française. Divisons la en trois catégories.

Il y a les vieux, qui ont 50, 60, 70 ans ou plus. Avec eux c’est très simple, ils n’en ont rien à faire de rien. Après moi le déluge et ils sont bien contents de ne pas avoir à vivre ce qui va les suivre. Ils ne s’en cachent pas du tout. Ceux-là on peut les oublier.

Il y a les adultes, qui ont 30, 40 ans. Avec eux, c’est très compliqué: ils sont dans le feu de l’action du travail, mais ont bazardé tous leurs rêves adolescents et se tournent vers une nostalgie régressive d’autant plus qu’ils ne comprennent rien à ce qui se passe. Ils rêvaient de profiter d’un capitalisme à visage humain. La retraite les angoisse, mais dans un sens petit-bourgeois, car leur rêve c’est d’être propriétaire ou de préserver leur propriété.

Il y a les jeunes, adolescents ou qui ont la vingtaine. Ils sont blasés et ne font confiance en rien, ne croient en rien, ne savent rien. Ils sont une page blanche produite par l’Histoire. Et on voudrait faire de la question des retraites des lignes d’or sur ces pages blanches?

Car c’est bien le but de la gauche de la gauche qui fantasme d’une grève générale en France, qui si elle arriverait serait une caricature bouffonne de mai 1968.

Hors de question de participer à une telle fumisterie. L’actualité c’est la troisième guerre mondiale. Soit l’Occident tombe et la révolution devient possible, soit il gagne et le capitalisme surmonte sa crise devenue générale pour toute une nouvelle période.

Dans le premier cas, la question des retraites n’a aucun sens alors que le pays deviendra instable, jusqu’à devenir à feu et à sang. Dans le second, elle n’a aucun sens, car elle serait juste un accompagnement du capitalisme occidental se relançant pour toute une période.

L’actualité, c’est la chute de l’Occident, c’est cela qui compte. La réforme des retraites n’a aucune réalité à part celle de l’espoir capitaliste de parvenir à une petite restructuration ou d’un songe petit-bourgeois d’un vie individuelle beauf et consommatrice.

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Guerre

2023: l’heure est venue de faire tomber l’occident

Le monde va totalement changer !

Quand on est de gauche de manière sérieuse, on doit avoir en priorité l’Otan en ligne de mire. L’Otan, c’est une architecture politico-militaire pour maintenir stable le capitalisme occidental, et pour assurer son hégémonie.

Qui accepte l’Otan accepte le capitalisme, et converge avec l’hégémonie du capitalisme occidental.

Rien n’est possible tant qu’il y a cette hégémonie. On le voit très bien : il ne se passe rien en France depuis cinquante ans sur le plan de la lutte des classes.

Le capitalisme occidental est tellement en marche qu’il produit une vaste petite-bourgeoisie, qu’il corrompt les prolétaires. Il était tellement en marche.

Car la crise est là désormais, par la pandémie, par l’arrivée de la Chine comme superpuissance, et l’ordre occidental vacille. La décennie 2020 va être celle où le basculement va pénétrer toutes les strates de la société française.

Il faut être en première ligne de ce mouvement historique, et pour ça, il faut considérer l’Otan comme la principale menace, le principal obstacle à une France socialiste.

L’Otan permet en effet de faire pression à l’intérieur de chaque pays, par l’intimidation, par la démonstration de force. Tout le monde sait très bien en France, si jamais la question se pose même, que tout renversement de régime amènerait l’intervention de l’Otan.

Il faudrait déjà surmonter la police, battre l’armée… affronter l’isolement du pays et en plus se confronter à l’Otan. Voilà un non-dit fondamental en France, qui assure à la bourgeoisie sa position de force et annule à la base même les velléités révolutionnaires des prolétaires.

Et pour qu’aucun État ne développe une ligne qui lui soit trop particulière et fragilise l’édifice, l’Otan a toute une série d’exigences institutionnelles, afin de bien encadrer tous les pays dans le giron de la superpuissance américaine.

L’Union européenne elle-même dans ses documents explique que l’Otan est au centre de son système de « sécurité ».

L’Otan, c’est également un moyen d’exercer une pression militaire systématisée contre les concurrents de la superpuissance américaine. L’Otan n’est pas une organisation « défensive », c’est une force militaire visant à la suprématie, jouant un rôle fonctionnel dans la déstabilisation des puissances concurrentes, par exemple en servant de tremplin pour les actions de la CIA.

L’Otan, c’est le bras armé de la superpuissance américaine, avec la France étant une composante de ce bras armé, avec un capitalisme français imbriqué dans le système mis en place par les États-Unis.

Rien n’est possible du point de vue de la lutte contre le capitalisme si l’on dit pas : il faut démanteler l’Otan!

Parce que si on veut changer les choses de manière radicale en France, l’Otan est un obstacle.

Parce que pour rompre même avec les mentalités corrompues de convergence avec son propre capitalisme, il faut souhaiter sa défaite, et pour cela il faut viser l’effondrement de l’hégémonie occidentale.

Et là, les heures de l’hégémonie occidentale sont comptées. La superpuissance américaine tente par tous les moyens de maintenir les choses dans leur stabilité, notamment en utilisant l’Ukraine comme chair à canon. C’est cependant vain, c’est trop tard, l’occident a déjà perdu.

Il faut se lancer dans la vague – pour pouvoir dire demain, j’étais en première ligne hier pour faire tomber l’occident !