Catégories
Écologie

Néonicotinoïdes: Génération Écologie lance une campagne pour le maintien de l’interdiction

Le parti politique Génération Écologie lance une campagne pour dénoncer le grand recul gouvernemental quant à l’interdiction des néonicotinoïdes. Voici le communiqué du 2 septembre 2020 présentant cette campagne, incluant un lien vers une brochure d’information.

L’interdiction des néonicotinoïdes est un enjeu écologique majeur, que Génération Écologie présente de manière très précise dans une brochure de 20 pages. On regrettera cependant l’accent qui est mis sur les abeilles d’élevage, alors que l’apiculture ne relève aucunement de l’écologie et que la question des insectes pollinisateurs ne se résume aucunement à celles des abeilles d’élevage. Il y a là probablement un choix qui est fait en termes de communication, qui n’enlève toutefois rien au sérieux du propos sur le pesticide tueur d’insectes.

Voici le communiqué de Génération Écologie :

« Néonicotinoïdes : quand c’est non, c’est… NON !

Génération Ecologie lance une campagne contre le projet de loi remettant en cause l’interdiction des néonicotinoïdes.

L’enjeu est absolument vital : la toxicité des néonicotinoïdes a des conséquences monstrueuses qui entraînent l’effondrement accéléré des pollinisateurs, des insectes, des oiseaux, impactent l’ensemble du vivant, y compris la santé humaine.

L’objectif de notre campagne est de démontrer que la réhabilitation des néonicotinoïdes par le gouvernement est basée sur un mensonge.
Les propos des ministres témoignent d’un incroyable obscurantisme niant les conclusions de plus de 1 221 études scientifiques. Leur décision s’effectue sous la pression des lobbys de l’industrie du sucre, dont nous prouvons qu’ils n’ont jamais cessé d’agir dans les coulisses du pouvoir pour obtenir la remise en cause de la loi de 2016.

Génération Ecologie appelle à une mobilisation citoyenne indispensable et urgente

– par la diffusion de la brochure d’information « NÉONICOTINOÏDES : quand c’est non, c’est… NON ! »

Cliquez sur l’image pour télécharger la brochure :

 

– la création de collectifs citoyens avec des réunions publiques dans les territoires :

NANTES (44) le 10/09/20
PONT L’ABBE (29) le 11/09/2020
CABRIES-CALAS (13) le 13/09/20
AZAY-LE-BRÛLÉ (79) le 17/09/20
BORDEAUX (33) le 18/09/20
LE VIGAN (30) le 18/09/20
ITTEVILLE (91) le 19/09/20
GUINGAMP (22) le 20/09/20
ROUEN (76) le 24/09/20
PARIS & ILE-DE-FRANCE Facebook live le 24/09/20
PAU (64) le 25/09/20
MONT-DE-MARSAN (40) le 26/09/20
LYON (69) le 26/09/20
TOURS (37) le 26/09/20
BOURGES (18) le 26/09/20
BRESSUIRE (79) le 29/09/20
et aussi STRASBOURG, MONTPELLIER, LILLE, METZ, SAINT-JUNIEN, SAINT-DENIS DE LA REUNION, SAINT-ETIENNE… dates à venir !

Pour organiser une réunion dans votre commune : contact@generationecologie.fr

– une adresse à l’ensemble des partis démocratiques et syndicats afin d’envisager des initiatives communes pour cet enjeu vital qui n’est pas celui d’un camp politique mais concerne notre survie. »

Catégories
Écologie

Néonicotinoïdes : la lettre d’organisations écologistes au ministre de l’agriculture

Voici la lettre d’organisations écologiste au ministre de l’agriculture à propos des dérogations à l’interdiction des néonicotinoïdes…

lettre-neonicotinoide-map-170820 lettre-neonicotinoide-map-1708202 lettre-neonicotinoide-map-1708203 lettre-neonicotinoide-map-1708204
Catégories
Écologie Planète et animaux

Nos amies les abeilles sauvages

Multiplier les ruches pour agir contre la disparition des abeilles est une erreur car cela pénalise les précieuses abeilles sauvages comme nous l’avons vu récemment. Il se trouve qu’on ne connaît pas assez les abeilles sauvages alors qu’elles sont des pollinisatrices essentielles.

Il existe autour de 900 sortes d’abeilles sauvages en France contre une espèce d’élevage pour le miel, l’Apis Mellifera.

Une bonne partie des sauvages sont solitaires, c’est-à-dire qu’elles ne créent pas de colonie, elles nichent dans des plantes ou le sol, butinent, nourrissent leurs larves et n’ont pas de rapport avec leur descendance. Les autres sont sociales et font des colonies, des nids plus élaborés, avec des systèmes de galeries. Certaines survivent à l’hiver, d’autres ne vivent qu’un mois pendant l’été.

Les abeilles sauvages sont aussi multiples que diverses et il est difficile de les caractériser d’un bloc. Il est plus facile de les identifier en connaissant l’Apis Mellifera. Si ce qu’on observe n’est pas une « abeille à miel » alors c’est une abeille sauvage.

Aussi, si l’on voit une abeille couverte de pollen, c’est une sauvage car l’Apis Mellifera ramasse le pollen sur ses pattes et reste très propre.

Nous connaissons très bien une abeille sauvage, le bourdon ! Les bourdons s’installent au printemps dans des cavités dans les arbres, dans des nids d’oiseaux abandonnés, ou encore des fissures. Les bourdons pollinisent un grand nombre de plantes, contrairement à beaucoup d’autres abeilles sauvages qui sont spécialisées.

L’abeille charpentière (Xylocope) fait partie de ces spécialistes, elle se confond d’ailleurs avec le bourdon car elle est trapue, assez sombre et très velue. Elles tient son appellation de sa manière de creuser le bois pour y faire son nid.

Les charpentières ne se comportent pas pareil d’une fleur à l’autre, certaines étant visitées de manière « brutale », en creusant par la tige, d’autres de manière classique et permettant la pollinisation. Elle pollinise notamment les légumineuses dont certaines sont principales source de protéines végétales dans l’alimentation humaine.

Le bourdon et la charpentière sont des abeilles sauvages sociales, l’Andrena Vaga, par contre, est une solitaire. Elle fait partie de la famille des abeilles des sables vivant dans les milieux humides, qui creusent dans le sable pour y pondre. Elle est aussi une spécialiste, préférant butiner les saules.

Les solitaires sont ainsi souvent des spécialistes, il est impossible de les détailler toutes mais chaque grand type de plante ou de milieu a son, ou ses abeilles spécialisées.

La destruction des abeilles sauvages est donc strictement lié à la destruction des écosystèmes, avec le développement anarchique urbain et l’aspersion de pesticides pour l’agriculture intensive. La monoculture est également un problème puisqu’elle supprime la diversité de la nourriture des abeilles. Enfin, la pollution joue aussi un rôle néfaste, puisqu’elle cache le parfum des fleurs et les phéromones nécessaires à la reproduction. Pour se donner une idée, en l’an 1800, les odeurs portaient en générale à 800m, aujourd’hui c’est 200m…

La première et la plus grande des choses à faire pour elles serait donc de contrôler strictement l’étalement urbain et d’opter pour une planification agraire scientifique, permettant d’alterner culture et plantes sauvages ainsi que d’arrêter l’utilisation de pesticides.

Mais il est possible dès aujourd’hui d’agir en conscience pour aider les abeilles.

Il est possible de préserver leur habitat en conservant les haies et bosquets, également en ne les taillant qu’en hiver. Il est possible d’en planter aussi, en variant les essences en respectant les essences endémiques. Certaines plantes à moelle comme le sureau, les ronces, rosiers, églantiers (…) sont des abris naturels dans lesquels certaines abeilles creusent à l’arrivée de l’hiver pour y pondre.

Installer des hôtels à insectes est aussi une chose à faire, notamment en milieu urbain, à condition que cela soit fait en connaissance des besoins (diamètre des cavités type de bois etc.) et sur des emplacements pertinents. Attention aux hôtels à insectes vendus en jardinerie ou n’importe où sur internet !

20 % des abeilles sauvages nichent dans des petites cavités. Elles peuvent creuser dans des tiges à moelle ou élire résidence dans des tiges creuses, dans du bois mort ou dans des galeries laissées par d’autres insectes dans des branches. Elles font donc partie des insectes qui viendront occuper ce type de structure.

Mais 80 % des abeilles restant nichent dans des galeries sous le sol, dans le sable, l’argile ou le limon, il est donc difficile de reproduire leur habitat de toute pièce, seuls des écosystèmes protégés, des sanctuaires peuvent être complètement bénéfiques.

Pour préserver leur nourriture, il faut remettre en question le désherbage systématique des jardins, « espaces verts », bords de route, notamment à travers la tonte qui élimine une grande quantité de fleurs comme celles des trèfles dont beaucoup sont gourmandes.

La plantation de certaines plantes à nectar peut se faire en connaissance de cause, certains mélanges ne sont pas idéal et certaines toxiques ! C’est peut-être le cas des certains massifs fleuris d’apparat qui sont utilisé dans les villes.

Pour finir, il est possible de soutenir des associations ou organisations qui œuvrent pour les pollinisateurs sauvages par des dons ou en participants à leurs programmes. Il est conseillé de passer par leurs conseils pour toute élaboration d’hôtel à abeille afin de ne pas faire n’importe quoi.

Voici une liste :

Des fleurs et des abeilles sauvages

http://apicool.org/ (Grand-Est/France)

Des interventions, de la pédagogie et tutos pour hôtels à abeilles

https://www.arthropologia.org/ (Lyon)

https://urbanwildbees.wordpress.com/ (Suisse/Rhone-Alpes)

Des programmes clef en main pour accueillir des abeilles solitaires indigènes et augmenter leur population

https://www.lesdorloteurs.fr/ (France entière)

https://www.abeillessauvages.com/ (Europe)

Catégories
Écologie

Communiqué d’Eau et rivière de Bretagne sur les pulvérisations de pesticides

Voici le communiqué d’Eau et rivière de Bretagne s’insurgeant contre le coup de force anti-démocratique des préfectures bretonnes, en pleine crise sanitaire. Il a en effet été balayé d’un revers de main toute concertation sur les distances minimales par rapport aux habitations pour la pulvérisations de pesticides.

« Distance de pulvérisation des pesticides réduites sans concertation, la double-peine pour les riverains

L’arrêté pesticides paru le 27 décembre 2019, prévoit des distances de sécurité minimales pour la pulvérisation des pesticides à proximité des lieux habités, des Zones de Non-Traitements (ZNT) de 5 m en culture basse et de 10 m en culture haute. Le premier avril, 25 départements, dont tous les département bretons, ont accepté les chartes élaborés par la FNSEA qui réduisent ces distances à 5 m pour les cultures hautes et 3 m pour les cultures basses.

Eau et Rivières de Bretagne a déposé un recours devant le conseil d’État avec 8 autres associations contre l’arrêté du 27 décembre, le jugeant très insuffisant pour assurer la protection des riverains des expositions aux pulvérisations de pesticides.

En pleine crise sanitaire, sans aucune concertation, au moment même où Air Breizh, l’agence de contrôle de la qualité de l’air, alerte sur les émissions d’ammoniac « qui proviennent des élevages de porcs, bovins et volailles », les préfets de tous les départements bretons valident une charte qui divise par deux les distances de précaution pour pulvériser des pesticides. Si nous nous inquiétions de l’inéquité de ces chartes au niveau des territoires selon les rapports de force existant, nous ne nous attendions tout de même pas à ce que cette concertation soit balayée d’un revers de main !

Pour Eau & Rivières, il s’agit purement et simplement d’un déni de démocratie. Comment peut-on parler d’une concertation alors même que, seuls, les utilisateurs de pesticides sont à la manœuvre ? Comment les représentants de l’État dans les régions et les départements peuvent cautionner ces passe-droits ? Le contexte sanitaire actuel ne doit pas être une parenthèse déconnectée de toute réalité. Les riverains sont exceptionnellement obligés de rester chez eux et ne peuvent se soustraire au éventuelles pulvérisation à leurs fenêtres.

Eau et Rivières de Bretagne demande qu’en cette période d’épidémie grave, soit suspendue la décision scandaleuse de valider ainsi des chartes qui auront des conséquences négatives sur la santé. Il sera temps, après la grave crise sanitaire actuelle, de savoir s’il faut diviser par 2 les distances de sécurité pour épandage de pesticides ou les augmenter sensiblement comme le souhaitent toutes les associations. Ces dernières jugent déjà bien insuffisantes les distances de 5 m et 10 m prévues par la loi.

Pour Eau & Rivières de Bretagne, l’objectif reste la sortie complète des pesticides dans les plus brefs délais en accompagnant les agriculteurs dans cette démarche. »

 

Catégories
Écologie

ATMO France rend public 15 ans de mesures des pesticides dans l’air

Dans un récent communiqué, ATMO France qui regroupe l’ensemble des associations agréés pour surveiller la qualité de l’air a annoncé que ses mesures de pesticides dans l’air depuis 15 ans sont rendues publiques et accessibles.

Le document, très technique, mais évidemment très utile pour les personnes devant travailler sur la question est disponible sur ce lien : atmo-france pesticides

On y retrouve des mesures réalisées entre 2002 et 2017 par ces associations (par exemple Airparif, ATMO Grand Est ou encore AIR Breizh), sur quelques communes. Plusieurs substances actives sont recherchées (et leur teneur répertoriée) chaque année pour chaque commune. Cela représente 451 000 lignes de base de donnée.

Dans son communiqué de presse, ATMO France explique :

« La France figure parmi les pays les plus consommateurs en pesticides. L’eau et l’alimentation font l’objet d’une surveillance sur ces composés mais à l’inverse, bien que les pesticides soient reconnus comme substances d’intérêt national par le Ministère de la Transition écologique et solidaire, il n’existe pas de valeur réglementaire dans l’air.

Pourtant lors de leur utilisation, les substances actives peuvent être transférées dans l’atmosphère par le vent, l’érosion éolienne et la volatilisation. »

Pour aller dans le sens d’une meilleure connaissance du sujet, ATMO France et l’ensemble des associations agrées sur le territoire, demandent maintenant au autorité de financer et d’organiser le suivis de ces recherches importantes. Il est d’ailleurs rappelé qu’un premier rapport parlementaire (du Sénat) avait réclamé cela en 2012, ainsi qu’un second (de l’Assemblée nationale) plus récemment en avril 2018.

La question des pesticide prend une place de plus en plus importante dans l’actualité, tant leurs effets, que ce soit sur les abeilles, les oiseaux, la flore, mais aussi les humains, sont de plus en plus connus ou en tous cas mis en cause.

Voici pour finir les préconisations d’ATMO France dans son communiqué :

– Multiplication des sites de mesures pérennes afin de produire une information locale, fiable et représentative;

– Incorporation de la mesure des pesticides dans l’air ambiant comme indicateur de suivi dans les dispositifs actuels de réduction de l’usage des pesticides ;

– Mise en place d’une plateforme nationale d’enregistrement des produits phytopharmaceutiques pour centraliser aussi bien les achats de pesticides que leur utilisation recommandée par le rapport parlementaire de la mission d’information commune sur le suivi de la stratégie de sortie du glyphosate de novembre 2019;

– Prise en compte du suivi des pesticides dans l’air dans les politiques de santé environnementale telle Plan National Santé-Environnement (PNSE) 4 prochainement en consultation

– Intégration des pesticides dans la surveillance réglementaire de la qualité de l’air conformément aux attentes sociétales.

Les associations de surveillance de la qualité de l’air, qui sont des organismes agréés et directement utilisés par l’État, portent ici des revendications démocratiques d’une grande importance. La bataille pour l’écologie, pour la planète, passe en effet en grande partie par la transparence de l’information, alors que les intérêts du business ont au contraire tout intérêt à l’opacité.

Le sujet des pesticides est un exemple particulièrement important de cette opacité, en l’occurrence ici de la part de l’agro-industrie, qui a pendant des années déversé des tonnes et des tonnes de produits phytosanitaires dans les sols et, donc, dans l’air, sans aucun compte à rendre à personne.

Catégories
Écologie

Le mouvement Nous voulons des Coquelicots fête son premier anniversaire

Le mouvement d’opposition aux pesticides Nous voulons des Coquelicots fête son premier anniversaire et publie un document offensif en vu des rassemblements hebdomadaires de ce vendredi 4 octobre.

« Le 4 octobre, les SDHI sont nos ennemis!

Pour le premier anniversaire de notre beau mouvement des Coquelicots, nous avons décidé de passer à la confrontation. Avec le système infernal et criminel qui autorise l’empoisonnement de tous.

Car il y a du nouveau, avec ce sigle que tout le monde va découvrir: SDHI. Ces nouveaux pesticides sont partout en France, et représentent un danger inouï. Ils sont pourtant soutenus et même félicités par nos autorités d’Etat, ainsi que le raconte un livre explosif qui parait le 11 septembre.

Notre agence de sécurité sanitaire, l’Anses, est partie prenante du lobby des pesticides et démontre d’une manière éclatante qu’elle ne protège ni les humains ni les écosystèmes. La situation est si grave qu’elle remet en cause le contrat social qui lie nos vies et nos institutions.

Bien sûr, le mouvement des Coquelicots est, reste et restera non-violent et démocratique. Mais cela n’empêche pas la révolte, la saine révolte contre un ordre qui n’est plus respectable. Nous découvrirons ensemble, au fil des semaines, quelles actions peuvent être menées. Sachez que le petit groupe d’origine a des idées précises, qui en étonneront plus d’un. En voici une première, à découvrir ici.

Il va de soi que chacun peut proposer sa propre partition, éventuellement meilleure que nos propositions. Retenez que la deuxième année des Coquelicots doit montrer sa force sur le terrain. Les rassemblements devant les mairies doivent être maintenus et amplifiés, mais ouvrez grand vos oreilles, et préparez-vous à l’action. C’est le moment. »

La carte des rassemblements locaux (491 événements recensés) est disponible en bas de cette page : nousvoulonsdescoquelicots.org/agir-ensemble

Catégories
Écologie

Communiqué du PS : « La Santé vaut plus que les profits de l’agro-business ! »

Le Parti socialiste publie un communiqué ainsi qu’un appel à soutien aux maires qui interdisent les pesticides de synthèse à proximité des habitations sur leurs communes. Chacun sait à quel point c’est aujourd’hui une question écologique et de santé publique essentielle ; la Gauche doit assumer ce combats contre les dégâts de l’agro-industrie capitaliste.

« Interdiction des pesticides : La Santé vaut plus que les profits de l’agro-business !

30 août 2019
En ordonnant mardi la suspension de l’arrêté municipal pris par le Maire de Langouët visant à interdire l’utilisation de pesticides à moins de 150 mètres des habitations dans sa commune, le tribunal administratif de Rennes, saisi pat la Préfète d’Ille-et-Vilaine, refuse au maire l’application du principe de précaution en vue de protéger la population des effets nocifs des pesticides de synthèse.
Nous dénonçons le double discours de l’Etat qui d’un côté semble vouloir donner raison au maire en annonçant par la voix du Président de la République la mise en place d’une nouvelle législation et qui de l’autre attaque l’arrêté devant un tribunal administratif et demande sa suspension immédiate.
Cette situation risque d’ailleurs de se répéter. A Perray-en-Yvelines, Château-Thierry, Parempuyre, Ruelle-sur-Touvre, Gennevilliers, Sceaux, Audincourt, dans une vingtaine de communes déjà, d’autres maires ont pris des décisions identiques pour sauvegarder la santé de leurs habitants. Ils risquent à leur tour de voir leurs arrêtés suspendus.
Dans ce contexte, nous tenons à affirmer notre soutien aux maires qui défendent la santé des gens avant les profits des grandes industries de l’agro-business. Chacun sait que les arrêtés d’aujourd’hui seront la loi de demain. C’est pourquoi nous lançons aujourd’hui un appel pour amplifier ce mouvement et soutenir les maires dans leur action.
Nous affirmons également aux agriculteurs que nous avons conscience de leur situation. Ils sont victimes d’un système productiviste et industriel dépassé. Nous les invitons à se joindre à ce mouvement pour poursuivre le combat que nombreux d’entre eux mènent afin de produire une alimentation de qualité.
Notre devoir collectif est de préserver et renforcer la santé de nos concitoyennes et concitoyens et celle des génération futures. »

Voici l’appel en question, qui peut être signé ici :

« Appel à soutenir les maires dans leur combat contre les pesticides

Le Parti socialiste salue l’engagement des maires de France qui ont pris la décision d’interdire l’usage des pesticides sur le territoire de leur commune. 

A Langouët, Perray-en-Yvelines, Château-Thierry, Ruelle-sur-Touvre, Gennevilliers, Sceaux, Audincourt, Parempuyre, dans une vingtaine de communes déjà, des maires ont pris la décision d’interdire le glyphosate dans l’agriculture car, analyses à l’appui, ils ont pris la mesure des risques encourus pour la santé des habitants. Au cœur d’une controverse scientifique sur la dangerosité de cette molécule, ils ont décidé tout simplement d’appliquer le principe de précaution pour protéger leur population.  
Nous soutenons ces maires qui refusent la non assistance à population en danger, en défendant la santé des gens avant les profits des grandes industries de l’agro- business.  
Nous soutenons ces maires qui veulent garantir notre sécurité alimentaire en refusant de pratiquer « en même temps » la culture des sols pour se nourrir et la pollution de ces mêmes sols au risque d’en mourir.  
Nous soutenons ces maires qui concilient dans leur action au quotidien exigence sociale, précaution sanitaire et impératif écologique. Les mettre en cause au nom de la loi n’est pas être à la hauteur. Il est déjà arrivé dans l’Histoire que la loi ait besoin pour évoluer d’un aiguillon civique.  
Voilà pourquoi nous appelons à amplifier ce mouvement qui n’est pas contre les agriculteurs, mais qui les invite à participer avec nous au combat pour une agriculture et une alimentation qui ne soient pas dominées par les intérêts financiers de quelques-uns mais par un souci d’agronomie, d’économie territoriale, d’emploi, de qualité et qui préservent et renforcent la santé de nos concitoyens et celle des générations futures. »