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Les atteintes envers les animaux domestiques enregistrées par la police et la gendarmerie en 2016-2022

Un document incontournable.

La police et la gendarmerie sont des acteurs incontournables, même si indirects, de la protection animale. Même s’ils ne sont pas formés en ce sens et si les dirigeants ne sont intéressés que par la stabilité du pays, il y a des gens dans ces structures œuvrant à un esprit d’intervention pour les animaux en danger.

Le panorama pour 2016-2022 ne relève pas de cette dignité ; c’est un document administratif. Il est néanmoins fondamentalement utile pour une vue d’ensemble malheureusement si difficile à avoir… Même si on sait, en se fondant sur l’universel qu’on voit dans le particulier, qu’on est en plein cauchemar et que c’est toujours pire.

Le capitalisme qui coule, qui sombre dans la décadence, déchire toute dignité et toute empathie.

anim-gen-pol-2016-2021

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Aider les chats du boulonnais

L’école du chat du boulonnais est une importante association qui s’occupe des chats dans le pays boulonnais (autour de Boulogne-sur-Mer dans le Pas-de-Calais). Elle vient de publier un long communiqué sur sa page Facebook au sujet de sa situation critique à la sortie de l’été. Celui-ci n’a malheureusement rien d’étonnant. D’autres en ont déjà publié des semblables et des publications similaires vont continuer à arriver d’un peu partout en France.

Les constats sont :

* baisse des dons de 20 % ;

* charge de travail de plus en plus lourde pour gérer les familles d’accueil ;

* augmentation des frais vétérinaires (3 à 5%) et d’alimentation (presque 10%) ;

* besoin criant de familles d’accueil ;

* manque de bénévoles d’une manière générale.

L’association fait alors ce que toutes sont obligées de faire dans ce cas-là : arrêter les nouvelles prises en charge. Personne ne monte une association pour arrêter les prises en charge à la première difficulté. Personne ne prend une telle décision de gaieté de cœur. Seulement, quand la situation devient intenable, il faut faire des choix difficiles afin de tenir ses engagement envers les animaux qui sont actuellement sous sa responsabilité.

La première chose frappante ici est la baisse conséquente des dons. Certes, l’inflation se fait ressentir, mais… nous ne sommes même pas au cœur de la crise, les français continuent de partir en vacances, de consommer à tout va, etc.

Si c’est 20 % aujourd’hui, combien ce sera cet hiver ? Au printemps 2023 ? Ou lorsque Taïwan, la mer Égée et le Caucase seront le théâtre de guerres impérialistes ?

Qu’en période de crise les dons baissent est inévitable. Mais à ce point alors que le tremblement de terre qui s’annonce n’a même pas commencé ? D’autant que les comportements anti-sociaux, anti-Nature et barbares vont s’amplifier et les animaux vont en payer le prix fort. Ce qui va encore augmenter le nombre d’abandons et la cruauté. Donc plus de chats vont se retrouver dans une situation critique, avec une plus forte proportion de chats nécessitant des soins (très) coûteux… La situation était déjà très mauvaise et l’avenir s’annonce catastrophique.

Du côté des familles d’accueil, le manque n’est pas nouveau en soi. Combien d’associations peuvent affirmer qu’avant 2022 elles n’avaient les moyens d’occuper leurs innombrables familles d’accueil (sérieuses et fiables depuis toujours, bien entendu) ?

Seulement lorsque les adoptions stagnent et que les animaux à prendre en charge arrivent d’un coup, il faut soit plus de monde, soit arrêter les nouvelles prises en charge et lancer un énième appel à l’aide.

Et cela peut devenir encore plus compliqué lorsque des personnes qui postulent pour devenir famille d’accueil font perdre un temps fou à l’association. Parce qu’on ne devient pas famille d’accueil en trois clics. Il faut que l’association s’assure que la personne est fiable et qu’elle est en mesure d’accueillir un animal : appartement ou maison sécurisé (en particulier les fenêtres aux étages), pièce disponible pour la quarantaine, etc.

Il faut effectuer un premier tri entre les entretiens téléphoniques et les visites. Cela demande du temps et de la coordination. A cela s’ajoute bien évidemment le suivi : prévoir les visites des potentiels adoptants, échanger avec la famille d’accueil, avoir son ressenti sur eux, etc. Tout cela demande aussi beaucoup de temps.

Et enfin, il y a ces personnes qui se révèlent vite indignes de confiance. Et il faut alors intervenir, discuter, négocier afin de récupérer les animaux et leur trouver un nouveau foyer. Cela demande beaucoup de temps lorsque cela arrive, ainsi que beaucoup de pressions et de déceptions : « cette personne semblait parfaitement correcte au début, comment a-t-on pu ne pas s’en rendre compte ? ».

Tout cela demande énormément d’implication. Et il y a de quoi perdre espoir très vite. Terminons donc sur une note positive avec la fin de l’appel à l’aide de l’école du chat boulonnais :

« Aidez-nous ! likez, taggez, aimez, commentez, partagez notre appel à l’aide, Interpelez les personnes (Élus, Entreprises, Amis), qui peuvent nous aider avec des dons, un local, du bénévolat ou une adoption réfléchie. Et surtout ne doutez à aucun moment, l’École du Chat du Boulonnais a les reins solides et des membres actifs investies et motivées. Elle doit simplement prendre des mesures pour pérenniser son action dans les années à venir. »

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L’eau pour les chats des rues, c’est toute l’année !

Les températures sont très élevées ces jours-ci en France : des personnes soucieuses des animaux mettent de l’eau à disposition dans leur jardin pour les oiseaux, les insectes, les chats qui passeraient par là … les bénévoles qui gèrent des sites de nourrissage de chats errants et de chats libres font d’autant plus attention à ce que les gamelles soient remplies d’eau fraîche. Beaucoup de gens veillent à ce que leur animal boive suffisamment tout au long de la journée, disposent des glaçons dans la gamelle pour que l’eau reste fraîche ou utilisent des fontaines qui filtrent et renouvellent l’eau tout au long de la journée.

C’est bien. Mais il faut savoir que l’eau n’est pas indispensable que l’été, pendant les grosses chaleurs, elle l’est toute l’année !

L’eau est le principal constituant des êtres vivants et l’élément indispensable à toute forme de vie. Sans eau, aucun organisme ne peut survivre. Chez l’animal, l’eau intervient dans de nombreuses réactions chimiques de l’organisme telles que l’hydratation ou la déshydratation. L’organisme de l’animal doit remplacer chaque jour une certaine quantité d’eau perdue par l’urine, la transpiration et l’évaporation pulmonaire. Des pertes d’eau supérieures à 10% du poids de l’animal provoquent des troubles graves, des pertes dépassant les 22% quant à elles seront fatales.

Le chat lui ne transpire pas. Il ne peut donc pas réguler sa température corporelle par ce moyen. Il ne peut le faire qu’en produisant un peu de sueur au niveau de ses coussinets ou de ses parties génitales (les glandes sudoripares se situent à des endroits où les poils sont absents), par la salivation, l’halètement en cas extrême.

Les bénévoles des associations de protection animale le savent, vous verrez toujours une gamelle d’eau à côté de celles contenant la nourriture. Cela dit, de manière plus générale, le besoin en eau des animaux est souvent sous-estimé ou ignoré par des personnes peu aguerries, qui n’y pensent pas systématiquement. Le fait est qu’ils sont comme nous, ils mangent mais ils boivent aussi pour survivre. Venir en aide à un animal qui semble perdu, ce n’est pas seulement lui apporter de la nourriture, c’est aussi vérifier qu’il a de l’eau à sa disposition. Il faut en faire une priorité. D’autant plus si la nourriture qui lui est proposée est sèche (croquettes). Ensuite, on contacte au plus vite une association, ou la SPA du secteur, de manière à ce qu’il soit pris en charge, soigné et sociabilisé, stérilisé, déparasité, adopté.

Nourrir un chat des rues sans contacter une association ni essayer de changer sa situation, ce n’est pas l’aider sur le long terme (un chat, même nourri est en proie à tous les dangers de la rues, accidents et maladies), et c’est laisser des portées venir au monde, qui donneront des chatons livrés à une précarité similaire. Nourrir sans agir davantage est égoïste, c’est juste se donner bonne conscience.

La déshydratation peut se manifester par différents signes : les yeux enfoncés, la troisième paupière apparente, la bouche sèche. La peau présente une perte d’élasticité, on peut le remarquer en la pinçant légèrement au niveau du dos (elle met plus longtemps à revenir dans sa position). La gencive restera blanche plus de deux secondes si on appuie dessus légèrement (c’est le test de la gencive).

Les fortes chaleurs ne sont pas la seule cause possible d’une déshydratation, il y a aussi certaines maladies (comme l’insuffisance rénale, le diabète…), une alimentation exclusivement sèche (croquettes), un empoisonnement. Il y a aussi les blessures qui se situent à la gorge, les ulcérations à la langue. La calicivirose féline, très contagieuse et très présente dans les communautés de chats, provoque des ulcères buccaux qui peuvent empêcher de boire et manger correctement.

Lorsque vous voyez un chat qui semble dans un état similaire à la photo, ne vous dites jamais qu’il est sale et dégoûtant. Il ne peut tout simplement pas faire sa toilette, parce que ses glandes salivaires ne fonctionnent pas par manque d’humidité ! Un chat qui ne peut pas faire sa toilette, ce n’est pas normal du tout. Il est probablement déshydraté, pour une ou plusieurs des raisons évoquées plus haut.

Ce n’est pas facile lorsqu’on a faim, soif et qu’on ne peut le dire à personne ! Lorsqu’on erre dans les rues sans pouvoir demander de l’aide, lorsque tout le monde nous regarde avec dégoût ou indifférence.

Ce n’est pas si dur au fond pour qui veut aider, il suffit juste de s’approcher un peu, d’essayer de comprendre, et puis de prendre contact avec les associations qui s’y connaissent. Elles sont souvent débordées, mais elles sont nombreuses. Il existe des listes par secteur qui permettent d’en contacter plusieurs en cas de besoin.

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Un secrétariat d’État à la Condition animale ?

C’est du charity-business qui n’a honte de rien.

Une dizaine d’artistes de variété et de personnalités liés à la télévision ont écrit une lettre ouverte à la nouvelle premier ministre Élisabeth Borne pour demander « un secrétariat d’État à la Condition animale ».

La lettre n’a aucun contenu, elle ne porte aucune valeur, elle ne dit absolument rien. Elle est à l’image de notre époque : aussi vide que prétentieuse. On a des gens qui, sous prétexte qu’ils sont connus, exigent que le gouvernement réponde à leur préoccupation pour les animaux, une préoccupation n’allant bien entendu pas très loin.

Éventuellement, ces gens pourraient user de leurs moyens financiers et de leur notoriété pour faire des campagnes en faveur de l’adoption dans les refuges, pour mettre en valeur les gens donnant de leur temps et de leur vie pour enquêter sur le sort des animaux dans les cirques, dans des fermes, ou même chez des particuliers.

Mais non, toutes ces gens sont des consommateurs comme les autres et exigent donc que cela tombe du ciel : ils ont quelques sentiments pour les animaux, alors ils « réclament » à la premier ministre un secrétariat d’État. Mais pour faire quoi ? Pour y mettre qui ? Nul ne le sait. Mais par magie, il suffirait de quelqu’un dans un bureau à Paris avec son cabinet dédié pour que soit saisie « l’opportunité extraordinaire de nous réconcilier avec le monde animal ». Quelle mauvaise blague.

Avoir des hauts-le-cœur quand à la situation des animaux dans notre société, c’est bien. C’est même quelque-chose de naturel, tellement leur sort est ignoble. Personne ne peut décemment prétendre être une personne civilisée et pacifique sans avoir une sentiment de colère immense, ou de rage, ou les deux, à la vue d’un camion remplis d’animaux entassés pour l’abattoir. Pareil pour l’idée d’un chien abandonné, d’un chat frappé, d’un cheval vivant seul dans un champ minuscule.

Très bien, très bien, mais tout cela ne donne pas le droit de se prétendre légitime pour parler au nom des animaux et distribuer de la poudre à mettre dans les yeux des gens pour faire croire que les choses avancent.

D’ailleurs, il faut un toupet immense, et un décalage incroyable d’avec le réel, pour avoir accepté parmi les signataires quelqu’un venant du monde de l’exploitation animale :

« Fabienne Thibeault, chanteuse – commandeur du Mérite agricole, ambassadrice des Races agricoles menacées et des Bonnes Pratiques d’élevage »

Cela en dit très long, cela dit même tout. On est là dans une tentative d’instaurer un capitalisme à visage humain, pour neutraliser les contradictions. La question animale porte en elle celle du rapport général à la Nature et il s’agit d’occuper le terrain de manière artificielle, avec des pseudos réformes. Il s’agit de faire semblant d’aimer les animaux, pour être contre les animaux en définitive.

Voici le document, paru dans Le Parisien.

« Lettre ouverte à Madame Élisabeth Borne, Première ministre de la République

« Madame la Première ministre,

Nous avons l’honneur d’intervenir auprès de vous, persuadés que vous disposez pour les cinq années à venir d’une opportunité extraordinaire de nous réconcilier avec le monde animal.

Il semble nécessaire de mettre en place une politique animale efficace et moderne.

C’est la raison pour laquelle les signataires figurant au bas de cette lettre vous prient instamment de réfléchir à la création d’un secrétariat d’État à la condition animale.

Ce serait la preuve d’une grande avancée, pour que la France, pays des droits de l’Homme, devienne aussi le pays des droits de l’animal.

En effet, toute réforme, projet de loi, dans quelque domaine que ce soit, doivent veiller à ce que dans tous leurs aspects, les principes énoncés ci-dessus soient pleinement respectés.

C’est donc une réflexion politique au sens noble du terme qu’il est urgent de faire, et nous vous lançons un appel à cet égard.

La grandeur d’une nation et son progrès moral peuvent être jugés à la manière dont les animaux sont traités. Mohandas K. Gandhi.

Nous vous prions d’agréer, Madame la Première ministre, en l’expression de notre profonde considération »

Les signataires

Raphaël Mezrahi, humoriste et acteur ; Jean-Jacques Debout, compositeur – chanteur ; Chantal Goya, chanteuse ; Jean-Marie Bigard, humoriste ; Laurent Baffie, humoriste ; Vincent Lagaf’, humoriste ; Mikelangelo Loconte, chanteur ; Francis Lalanne, poète auteur – compositeur – interprète ; René Manzor, scénariste et auteur ; Emmanuel Laureau, éditeur ; Fabienne Thibeault, chanteuse – commandeur du Mérite agricole, ambassadrice des Races agricoles menacées et des Bonnes Pratiques d’élevage ; Sophie Darel, artiste de scène – présentatrice TV ; Marc Menant, journaliste – écrivain ; Gavroche, chanteur ; Delphine Wespiser, Miss France 2012 et chroniqueuse TV, Stone, artiste ; Mario d’Alba, artiste ; Emmanuel Ludot – avocat à la cour d’appel de Reims. »

Ce ne sont pas ces « personnalités » qui libéreront les animaux de leur sort. C’est au peuple de le faire, en puissant la force dans ce qu’il a de plus profond mais aussi de plus puissant en lui : son antagonisme avec la société bourgeoise, qui est dénaturée, corrompue, égocentrée et de plus en plus barbare.

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La cause animale nécessite une révolution culturelle qui ne passe pas par Marine Le Pen

Il faut un mouvement de fond, pas des espoirs mal placés.

Il existe trois courants s’intéressant aux animaux. Il y a les vegans qui sont dans leur quasi totalité des petits-bourgeois ou des gens voulant être des petits-bourgeois, adoptant un mode de vie qu’ils veulent coupés d’actes qu’ils voient comme néfastes. Les animaux sont cependant plus un lieu de projection qu’autre chose.

Il y a les vegans pour qui le véganisme n’est pas un point d’arrivée, mais un point de départ, et qui se tournent réellement vers les animaux. Ceux-là tendent inéluctablement à l’affirmation d’une utopie aux exigences concrètes, parce qu’ils aiment vraiment les animaux.

Il y a enfin le vaste milieu de la protection animale, où les gens ne sont pas vegans dans leur immense majorité, tout en se sacrifiant aux quatre veines pour aider les animaux. Ces gens connaissent des difficultés innombrables, ont un profond respect des vegans de la seconde manière et un mépris fondamental pour ceux de la première manière.

Surtout, le milieu de la protection animale est confrontée à une terrible misère animale, et d’ailleurs également humaine en constatant les comportements anti-sociaux, cyniques, barbares. Cela provoque un réel traumatisme et d’ailleurs, il y a inévitablement la même chose chez les policiers (ce qui ne remet pas en cause le fait que la police comme institution soit anti-populaire).

Ce traumatisme provoque un dégoût, une rancœur, voire une haine, et dans tous les cas une tendance marquée au nihilisme. Comment en effet croire en l’humanité lorsqu’on voit que l’empathie et la compassion sont des phénomènes marginaux et même combattus par une indifférence générale ?

A cela s’ajoute la sensation d’être toujours trahi. Une association comme L214 a par exemple une reconnaissance médiatique immense, des millions d’euros dans sa banque, mais n’a jamais fait le moindre effort en direction de la protection animale sur le plan concret. A chaque élection municipale il y a telle ou telle promesse de la part des uns et des autres, qui n’est jamais tenu. Quant à l’État, il ne fait rien du tout.

Il s’ensuit une véritable paranoïa, où, forcément, on se rattache à ce qu’on peut, au moindre espoir de changement culture. Cela ne veut pas dire que le milieu de la protection animale fasse confiance – par définition, le milieu de la protection animale ne fait jamais confiance à moins d’une présence à ses côtés et d’une implication pour les animaux longue, très longue. Mais il y a l’idée que cela ne peut pas être pire et qu’un renversement de tendance, même imparfait, c’est déjà ça de gagné.

C’est cela qui explique l’attirance pour une extrême-Droite version nihiliste en général et l’espoir qui existe en ce moment que Marine Le Pen gagne la présidentielle 2022 en particulier. Celle-ci s’est d’ailleurs placée exactement afin de recevoir un tel soutien.

A l’élection présidentielle 2022, il n’y a que trois candidats à avoir parlé des animaux. Jean-Luc Mélenchon s’est adressé aux vegans désireux d’être bobos ou qui le sont en parlant de l’horreur de la condition animale, dans des termes très généraux. Nicolas Dupont-Aignan a proposé de son côté, et c’est le seul, des mesures concrètes pour les animaux, sur un mode réformiste, en vue de « lutter contre la maltraitance animale ». Il a cette dignité.

Enfin, Marine Le Pen ne propose rien pour les animaux, mais s’est positionnée de manière ininterrompue comme femme célibataire aimant les chats. Ce qui fait penser au milieu de la protection animale qu’elle ne peut pas être une mauvaise personne.

C’est bien peu, mais cela suffit largement, puisque inversement Emmanuel Macron assume tout à fait d’être contre la cause animale, notamment dans son soutien aux chasseurs. Cela peut sembler simpliste, mais en fait c’est simple : l’ennemi de mon ennemi est mon ami et il n’y a rien à perdre tellement la situation est dramatique.

Ajoutons à cela un faible niveau de connaissance des idées politiques à l’image de tout le pays, un enracinement populaire dans les zones rurbaines, une détestation des bourgeois bien proprets vivant dans leur bulle coupée de la réalité… et le milieu de la protection animale a vite fait de se lancer dans un tel espoir qu’une victoire de Marine Le Pen changerait la donne.

C’est cependant une erreur qui revient à celle des vegans version bobos. Les animaux ne sont plus une fin en soi, mais un lieu de projection, car objectivement, Marine Le Pen ne propose rien pour les animaux, à part éventuellement la fin de l’abattage des animaux en mode halal et casher, ce qui n’est toutefois nullement l’alpha et l’omega de la question.

Si l’on prend les animaux comme fin en soi et qu’on veut que ce soit l’empathie et la compassion qui triomphent, alors il faut une puissant changement de mentalités, et pour cela il faut une révolution culturelle. Une révolution culturelle contre la société de consommation, pour un engagement concret dans sa vie quotidienne au service des animaux. Une révolution culturelle contre l’urbanisation massive engloutissant le pays et pour la vie sauvage qui doit être sanctuarisée.

Cela demande des idées, des valeurs, des concepts, à rebours des réactions à l’emporte-pièces qui ramène toujours la protection animale à la case départ.

De toutes façons, on ne peut pas dire que la situation soit dramatique et après essayer de sauver les choses avec Marine Le Pen comme sparadrap sur une plaie béante. Il faut saisir l’envergure de la question et cela exige une conscience sociale saisissant son époque sur la base de la réflexion – et c’est ce qu’est le Socialisme.

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Vidéo « Une semaine au refuge de Morainvilliers »

Une présentation de l’activité du refuge.

Le refuge de Morainvilliers en Île-de-France relève de la Fondation Assistance aux Animaux.

Rappelons que tous les refuges et centres de soin n’ont pas les moyens de faire ce genre de vidéos et de les diffuser, et qu’ils n’ont pas à le faire en raison de leurs priorités. C’est à vous de faire le pas dans l’empathie et d’aider les animaux et également les gens des refuges, qui sacrifient le plus souvent leur vie au service de la compassion. Et dans le soutien apporté, le travail difficile moralement, physiquement, matériellement… implique de savoir mettre son ego de côté, pour ne pas devenir une partie du problème au lieu d’une partie de la solution.

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Le Sénat détricote la proposition de loi sur la maltraitance animale

La société française ne peut faire que semblant de changer les choses pour les animaux.

Le Sénat, c’est un peu la voix de la « vieille France », car en pratique c’est le parlement des notables élus locaux, où les forces traditionnelles sont toujours majoritaires. Il n’est donc pas étonnant que sur un sujet aussi actuel et brûlant que la question animale, il ait joué son rôle réactionnaire.

En l’espèce, il y avait une proposition de loi sur la maltraitance animale, votée par l’Assemblée nationale (c’est-à-dire les députés) avec comme mesure phare la fermeture d’ici à 2024 des animaleries. C’est un peu la moindre des choses, car ces lieux sont une barbarie : des animaux isus d’élevages visant le profit (voire de traffics), mal sevrés, stressés, mis en vitrine comme des peluches, puis des achats compulsifs conduisant à une absence de responsabilité et d’engagement réel vis-à-vis des animaux.

Bien souvent, ces animaux finissent délaissés, prisonniers d’une maison ou d’une cage, et dans le pire des cas, ils sont lâchement abandonnés.

La période du confinement a été de ce point de vue une catastrophe. Cet été 2021, la SPA dite de Paris, qui n’est pas le seul réseau de refuges, loin de là, a annoncé avoir recueilli 17 000 animaux. C’est abominable. Mais cela n’empêche pas le Sénat donc, de réviser la proposition de loi en préférant défendre le commerce des animaux, en s’opposant à l’interdiction de la vente d’animaux de compagnie en animalerie.

Le rapporteur LR de la proposition de loi, Anne Chain-Larché, a eu des mots très provocateurs pour dénigrer la protection animale (qui est résumée ici à la seule SPA, preuve qu’elle n’y connaît rien) :

« Nous entendons bien dans chacun de ces amendements la voix de la SPA. Mais je considère que la SPA n’a pas le monopole de la bientraitance. »

C’est que tout cela est bien trop lourd à porter pour une société française refusant de regarder les animaux dans les yeux, s’obstinant à penser qu’ils ne sont que des meubles un peu particuliers.

Quelques sénateurs de gauche ou dit écologistes ont bien sûr exprimé leur opposition, en rappelant quelques vérités.

Mais tout cela ne mène pas bien loin, car il n’y a aucune perspective nouvelle et concrète visant à changer réellement le rapport aux animaux dans notre société. Il ne s’agit pas de faire confiance aux « éleveurs » plutôt qu’aux animaleries-magasins, il faut toute une révolution des mentalités pour que change réellement le sort des animaux.

Cela, pour le vouloir, il faut avoir la culture de la rupture avec un monde superficiel, un monde cynique, un monde du paraître, un monde où l’insensibilité a une grande part. C’est la culture de la Gauche historique.

Le débat parlementaire sur la maltraitance animale n’a d’ailleurs de toute façon pas mené de manière démocratique : il faudrait d’abord à la base une véritable expression de l’opinion public à ce sujet.

Mais pour cela, il faudrait bien sûr qu’il existe une réflexion publique, ce qui n’est pas du tout le cas, loin de là. La France s’imagine un grand pays d’universalité, de culture et de progrès social, mais il a surtout une population à la foi ultra libérale et aux mentalités ringardes dans le rapport à la vie quotidienne.

D’où une situation où rien n’avance pour les animaux, à part en apparence. Et encore, pour les animaux en liberté, il n’y a même pas d’apparence de changement. C’est une catastrophe et il faut changer tout cela, absolument, résolument.

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« Stop aux abandons » (Nine lives Paris)

L’association parisienne de protection animale «Nine Lives Paris» a publié mi-juillet un rappel concernant les abandons. La France détient depuis quelques années consécutives le record du nombre d’abandons en Europe et les choses ne sont pas prêtes de s’améliorer.

nine live paris - bannière

Le texte tire la sonnette d’alarme : les associations et les refuges sont pour la plupart déjà au maximum de leur capacité dès le début de la période de vacances. Et les abandons ne sont pas partis pour s’arrêter.

Ce sont donc toujours plus d’animaux errants qui seront d’abord déboussolés, terrifiés par ce changement radical de situation : comment les personnes en qui ils avaient confiance ont pu disparaître du jour au lendemain ? Des animaux totalement inadaptés seront incapables de survivre tandis que les autres retrouveront une vie sauvage par la force des choses mais dans un environnement anti-naturel : voitures, poisons, densité d’animaux beaucoup trop élevés, très peu de nourriture, transmission de maladies facilitée, etc.

Face au cynisme ambiant, il y a de quoi se décourager et se replier, se couper du monde autant que possible : ça devient parfois une question de survie, mentalement parlant. Certaines personnes continuent mais cèdent au nihilisme et à la misanthropie. D’autres essaient de garder espoir. Chacun se retrouve vite à naviguer entre ces différentes phases.

Il devient très difficile de garder son calme et de tenir sur le long terme car toutes les mentalités sont à révolutionner : des personnes qui achètent en animalerie un lapin pour Pâques et l’abandonnent quelques mois après, des particuliers qui se comportent comme d’immondes consommateurs façonnés par la devise «le client est roi» en passant par celles qui abandonnent leur chat au bout de quelques suite à des fictifs «problèmes personnels» et autres allergies d’une violence inégalées.

Face à cela, des textes comme celui de «Nine lives Paris» sont à partager pour le bilan dépeint terriblement juste et par la justesse des mots visant à éduquer et faire changer les mentalités : chaque vie sauvée compte.

Nous reproduisons ci-dessous le texte de l’association ainsi que les visuels très réussis qui donnent une idée des messages qu’elle reçoit dans ces périodes, suivi de photos de chats actuellement à l’adoption (pour plus d’informations : aller sur le site de Nine lives Paris)

STOP aux abandons.

Cette année est cruelle pour les animaux.

Championne d’Europe des abandons en 2019 et 2020, la France risque de garder ce titre honteux en 2021.

Nous voulions partager avec vous des extraits de quelques-uns des messages que nous avons reçus dernièrement, cela en moins d’une semaine.

Comme presque toutes les associations d’Ile de France, nous sommes complets.

Nous ne pouvons plus accueillir d’animaux. Nous avons dû répondre par la négative à toutes ces demandes, et à bien d’autres encore, et ce n’était pas par gaité de cœur. Et nous ne pouvons même plus orienter les demandes vers d’autres associations, car nous n’en connaissons pas une seule qui ait de la place.

Tous ces SOS ne pourront pas être soulagés.

Nous sommes impuissantes face à la recrudescence d’abandons et d’animaux errants.

Nous ne sommes qu’une petite association et les demandes débordent. A la SPA, c’est 9 000 animaux abandonnés entre mai et début juillet cette année.

Qui peut changer les choses ?

C’est vous qui pouvez agir pour qu’à l’avenir, nous puissions répondre favorablement à la majorité des demandes de prise en charge

Comment ?

En stérilisant vos animaux.

La stérilisation est le premier maillon de la chaîne.

Lorsque tout le monde aura compris que le nombre exponentiel de chats errants en France est directement lié aux naissances non contrôlées chez les particuliers, nous aurons fait un grand pas et nous pourrons enfin souffler un peu.

La quasi totalité des chats sociables dits « errants » que nous récupérons ont été donnés « contre bons soins » quand ils étaient petits.

En identifiant vos animaux.

L’identification est obligatoire en France et c’est la responsabilité de chaque propriétaire.

Il est très difficile de retrouver les propriétaires d’un chat non identifié. Beaucoup finissent à la fourrière, et en plus de vivre une expérience traumatisante, participent à la surcharge des refuges.

En adoptant responsable.

Le premier confinement a augmenté les adoptions de lapins surtout mais aussi de chats et de chiens.

Animaux qui aujourd’hui, au retour de la vie « normale », n’ont plus leur place dans les foyers.

On n’adopte pas un animal comme on achète une paire de chaussures. On n’offre pas un animal à quelqu’un.

L’adoption doit être un acte réfléchi et personnel.

En devenant famille d’accueil !

Pour que nous puissions continuer à sauver ces animaux, nous avons besoin de familles d’accueil !

Pour être famille d’accueil :

https://ninelives.fr/devenir-benevole/

En nous aidant financièrement

Afin que nous puissions continuer de prendre en charge des animaux et de leur prodiguer les soins nécessaires :

https://www.helloasso.com/…/nine-lives-paris/formulaires/1

Vos dons sont déductibles des impôts à hauteur de 66%.

Nous avons une pensée pour les autres petites associations d’Ile de France avec qui nous travaillons main dans la main, et qui poussent toujours plus les murs. Qui s’épuisent et qui se désespèrent, chaque année, de voir les choses empirer.

Merci à Coraline, qui a rejoint le pôle communication récemment, pour ces jolis visuels. Et bienvenue à elle

Soyons responsables de nos animaux, qui sont des membres de nos familles à part entière, et des autres

Voici donc des photos de chats à l’adoption (cliquer sur l’image pour se rendre sur la page que l’association lui a dédié).

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L’association toulousaine « Les 4 pattounes »

L’association « Les 4 pattounes » existe depuis avril 2019 dans le sud-ouest de la France et plus particulièrement autour de Toulouse, là où elle est née. Sa particularité ? Sa présidente est capitaine de Police et l’une de ses missions est de sensibiliser et former les forces de l’ordre du « Grand Toulouse » afin d’intervenir plus efficacement lors de maltraitances.

Adopte un animal dans une association... c'est en sauver deux !

L’association s’est donnée quatre missions : aider financièrement les associations et les refuges locaux, promouvoir l’adoption, sensibiliser les plus jeunes et enfin lutter contre la maltraitance animale via des actions coordonnées entre policiers, gendarmes et pompiers.

Tout ceci se traduit concrètement par exemple par :

  • participer à des brocantes afin de récolter de l’argent pour les associations et les refuges ;
  • organiser une collecte dans un supermarché pendant plusieurs jours ;
  • sensibiliser des collégiens et leur proposer de s’impliquer en vendant des goodies de l’association dans le but de financer une lourde opération pour un chien blessé ;
  • lancer une formation en ligne, gratuite, pensée avant tout pour les forces de l’ordre et ouverte à tous.

Et bien sûr : partager des annonces d’adoption sur le site de l’association ou sa page Facebook. Toujours avec ce mot d’ordre très juste : « Ensemble, nous pouvons les aider ! ».

L’association est vraiment digne d’intérêt de par les mises en perspective qu’elles proposent. On voit vraiment que cela vient du peuple, de la réalité du terrain. La réalité est reconnue et assumée : pas de faux-semblants. La cause animale ne le permet tout simplement pas.

Créer une unité d’intervention spécialisée en maltraitance animale

La maltraitance animale est punie par la loi française : les peines maximales prévues restent faibles au vu des situations rencontrées et il est en plus difficile d’arriver jusqu’au bout et de faire condamner ces actes.

Les forces de l’ordre ne connaissent pas suffisamment, voire pas du tout, les lois et les règlements que toute personne doit respecter dans son rapport aux animaux : que ce soit en tant que propriétaire, qu’éleveur, etc. De plus, beaucoup ne savent pas comment se comporter et comment ne pas effrayer ou blesser les animaux : on ne se comporte pas de la même manière avec un chien et un lapin. ou encore une tortue.

Il existe des initiatives qui ne tiennent à pas grand-chose, cela va d’un réseau comme la Brigade de Protection Animale (qui n’est pas une unité de la Police Nationale mais une initiative constituée essentiellement de forces de l’ordre) ou de personnes dévouées aux animaux et connues dans tel ou tel commissariat. Tout cela permet de sauver des vies, mais force est constater que les choses pourraient être différentes : plus de vies pourraient être sauvées et plus de coupables jugés.

Dans ce sens, une unité spécialisée en maltraitance animale permettant d’agir beaucoup plus efficacement et de mener à bien des enquêtes en lien avec différents acteurs : les forces de l’ordre bien sûr, mais aussi les pompiers ainsi que les membres d’associations et de refuges. Ce projet est soutenu par la député LREM Corinne Vignon : une phase d’expérimentation de trois ans pourrait être mise en place.

Et au-delà de l’unité elle-même, la formation des gardien de la paix est aussi une initiative pertinente et à partir de 2022 ces questions seront intégrées à la formation des gardiens de la paix et des policiers adjoints.

Au vu de l’urgence et de la détresse des animaux qui se retrouvent dans des situations effroyables, c’est assurément une bonne chose. Ces changements suffiront-ils à enrayer la maltraitance animale ? Peu probable, mais rappelons-nous toujours qu’à chaque fois qu’un animal est sorti de l’enfer, une vie est sauvée : c’est déjà une petite victoire en soi.

C’est ainsi que la présidente a adopté son chien Hancock : son ancien propriétaire a été reconnu coupable de maltraitance et a écopé d’une peine de quatre mois de prison ferme. Difficile d’imaginer à quel point sa vie a dû changer !

Signaler la maltraitance

Le site de l’association donne des informations très utiles pour les personnes qui ne sauraient pas quoi faire :

Si vous pensez être témoin de maltraitance ou de cruauté envers un animal, vous pouvez contacter une association qui couvre le secteur géographique considéré.

Pour le secteur de Toulouse et des environs, merci de contacter la SPA au 05 61 47 62 62 ou par mail : enquetes_spa@orange.fr. Vous pouvez également nous écrire directement via le formulaire présent dans l’onglet « contact » de ce site.

Vous pouvez aussi déposer plainte, au commissariat ou à la gendarmerie les plus proches du lieu de l’infraction. La plainte est ensuite transmise au procureur de la République.

Enfin, vous pouvez vous adresser directement au procureur, en envoyant une lettre au tribunal du lieu de l’infraction ou du domicile de l’auteur de l’infraction.

Ainsi que des extraits du code pénal qui permettent de comprendre ce que permet malgré tout la loi française.

Un animal ne pleure pas... il souffre en silence.

Comment aider Les 4 pattounes ?

Il est possible de soutenir l’association financièrement en devenant membre, en faisant un don ou encore en achetant un goodie. Tout ceci est décrit plus en détail sur la page du site de l’association.

Et bien entendu : partager les annonces de demande de famille d’accueil et d’adoption.
Et d’une manière plus générale : adopter ou devenir famille d’accueil au sein d’une association locale.

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Protection des animaux sur les lieux de ses vacances: un excellent document

Il faut toujours être attentif, même en vacances, même à l’étranger.

La Protection Suisse des Animaux a produit un excellent document (de 14 pages) sur l’attention à porter quand on est à l’étranger quant à la condition animale. Il est non seulement à connaître, mais à diffuser!

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Écologie

Hélène Thouy, candidate du Parti animaliste à la présidentielle de 2021

Le Parti animaliste fait comme s’il n’y avait pas de crise.

Le Parti animaliste est une véritable escroquerie sur le dos des animaux. Il ne défend aucune valeur concrète, même pas la fin immédiate de l’expérimentation animale. Preuve de cela, le discours s’est encore plus édulcoré. L’animalisme a cédé au discours traditionnel comme quoi pour préserver l’humanité il faut préserver les animaux. C’est totalement à rebours des valeurs des amis des animaux, pour qui les animaux ont une valeur en soi et pour qui il ne s’agit pas de faire du racolage utilitariste.

« Nous ne pouvons du reste vivre sans les animaux : la biodiversité, c’est-à-dire l’existence pérenne de millions d’espèces sur notre planète, est une condition sine qua non de notre survie. Les scientifiques ne cessent de nous alerter que le risque est grand que les humains subissent, tout autant que les autres espèces, la sixième extinction de masse de l’histoire de notre planète. »

Ces propos de Hélène Thouy sur son site pour l’élection présidentielle de 2022 en disent long sur la soumission totale du Parti animaliste à la vision dominante. Au lieu de dire que l’humanité n’est qu’une composante de la planète, de la vie sur Terre, on dit le contraire, les animaux seraient une composante de la vie de l’humanité. C’est là une inversion anthropocentriste qui est le produit du carriérisme, de l’insertion opportuniste dans le jeu électoral.

Le Parti animaliste n’est là que pour faire témoignage, avec des gens se valorisant individuellement et faisant carrière au moyen de ce que l’Etat finance aux candidats passant un certain pourcentage de voix. Et comme on le sait le Parti animaliste joue sur la corde sentimentale, avec des chiens et des chats sur des affiches. On est au niveau zéro sur le plan culturel et intellectuel. La lamentable vidéo mise en ligne pour l’annonce de la candidature à la présidentielle de 2022 en témoigne.

Le plus grave dans tout cela, c’est la négation de la crise. Le Parti animaliste fait tout de même le tour de force de ne même pas parler de la pandémie en cours, de ne même pas parler de son origine qui est la condition animale au niveau planétaire. Ce n’est pas pour rien qu’il n’en est pas parlé : c’est le reflet d’un point de vue petit-bourgeois électoraliste, qui ne veut pas choquer, qui veut s’inscrire dans l’idéologie dominante, en faisant passer l’animalisme en contrebande. C’est à la fois ridicule et lamentable, et surtout honteux de par ce que vivent les animaux, qui ont besoin de tout sauf de faux amis de ce genre.

Ceux qui contournent l’origine de la pandémie – que l’humanité joue aux apprentis-sorciers en s’imaginant sortie de la Nature – ont tout faux. Ceux qui veulent une humanité en harmonie avec la Biosphère ont raison. Il n’y a rien entre les deux et le Parti animaliste est du mauvais côté de la balance ; il est une partie du problème, pas une partie de la solution.

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Appel de la SPA de Mulhouse contre le trafic de chiots

Un appel lié à une lutte concrète au quotidien.

La SPA de Mulhouse trace un bilan du démantèlement d’un trafic et appelle à la mobilisation de toutes parts. Rappelons qu’au-delà de la justesse de l’action de la protection animale, les gens qui y sont actifs font face au quotidien à l’indifférence des gens, à la souffrance des animaux. Leur abnégation est immense et exige un soutien complet de la société!

La SPA de Mulhouse Haute-Alsace a de nouveau dû faire face à du trafic de chiots. Samedi 22 mai 2021, dans l’après-midi, la Gendarmerie de Masevaux a contacté d’urgence notre refuge, suite à un contrôle par les Douanes d’un véhicule immatriculé en Hollande, en provenance d’Espagne et à destination de l’Allemagne. Dans le coffre de la voiture étaient entassés dans 2 cages 15 chiots non sevrés et une chienne.

Une équipe de la SPA de Mulhouse Haute-Alsace, dont le Directeur, est arrivée à la Gendarmerie de Masevaux pour constater l’état des animaux.

La Brigade Verte était également présente ; le transport n’était pas en adéquation avec la législation : ils n’avaient pas de nourriture ni d’eau à disposition ; les trafiquants projetaient de les nourrir avec des croquettes et du lait en poudre non adapté ; la chienne était parasitée par des puces et des tiques et totalement déshydratée ; elle se tenait à peine debout !

La maltraitance animale ayant été constatée et de surcroît, un transport animalier non réglementaire ont permis au Service des Douanes et à la Gendarmerie de nous remettre les loulous.

Ces animaux ont été admis à l’hôpital de la SPA de Mulhouse Haute Alsace. Après auscultation par notre vétérinaire, un des chiots se présentait avec un souffle cardiaque très marqué.

Un bon nombre des chiots souffraient de diarrhée et tous étaient parasités par des puces et des vers Ascaris. À l’heure actuelle, les chiots et la chienne vont bien ; ils sont choyés et soignés par le personnel du Chenil.

À QUAND VONT CESSER LE TRANSPORT ET LE TRAFIC D’ANIMAUX DOMESTIQUES ?!

Vous pouvez encore signer notre pétition (lancée en juillet 2020 pour une autre affaire de trafic de chiots) afin d’atteindre les 100 000 signatures, voire plus: http://chng.it/gwFyVNvsyw

Nous précisons que les chiots ne sont pas encore adoptables car ils ne sont pas encore sevrés, pour la majorité et doivent finir leurs traitements ; ils ne sont pas non plus réservables ; quand les loulous seront à l’adoption, ils se trouveront sur notre site internet: www.spa-mulhouse.fr

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Écologie

Loi contre la maltraitance animale : lettre ouverte au gouvernement

Voici une lettre ouverte au gouvernement par l’association Convergence Animaux Politique, jointe par de nombreuses organisations de la protection animale et plusieurs parlementaires.

« Lettre ouverte à Monsieur le Premier ministre, Jean Castex, aux ministres Barbara Pompili, Julien Denormandie et Marc Fesneau

Le 29 janvier 2021, l’Assemblée nationale adoptait une proposition de loi ambitieuse et pragmatique, visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale. Ce texte, porté par les rapporteurs Loïc Dombreval, Laëtitia Romeiro Dias et Dimitri Houbron, et voté par une très large majorité des députés, doit permettre d’assurer une meilleure protection des animaux de compagnie et de mettre fin à la captivité de nombreux animaux sauvages.

Cependant, il n’a toujours pas été mis à l’ordre du jour du Sénat, ce qui compromet son adoption finale par le Parlement. Nous demandons donc au gouvernement d’agir, afin que le débat puisse avoir lieu au Sénat dans les plus brefs délais.

Nous souhaitons porter à votre attention les enjeux majeurs liés à l’adoption de cette loi. Nous pensons, comme 89%** de nos concitoyens, qu’il est temps que notre société intègre davantage d’humanité dans notre rapport aux animaux. Un pan entier des êtres vivants doués de sensibilité est aujourd’hui laissé sans protection suffisante et il appartient aux décideurs politiques d’y remédier.

Depuis plusieurs années, un grand nombre de parlementaires se mobilisent pour traduire cette demande des citoyens dans le Droit. C’est pourquoi nous sommes convaincus que l’important travail effectué par les députés et les ONG autour de cette proposition de loi doit être poursuivi par les sénateurs. L’avenir de notre démocratie requiert un fonctionnement efficace de nos institutions.

Nous demandons donc au gouvernement d’intervenir pour que ce texte soit mis à l’ordre du jour du Sénat. Le gouvernement s’étant engagé, à plusieurs reprises, à accorder une meilleure protection aux animaux, il est de sa responsabilité de favoriser l’aboutissement de cette proposition de loi.

Monsieur le Premier ministre, Madame et Messieurs les ministres, ne manquons pas l’opportunité de nous montrer collectivement à la hauteur de ces enjeux. »

** 89% des Français jugent la cause animale importante, selon un sondage IFOP de 2019.

Les signataires 

43 Organisations de protection animale :

ACTA Gironde
Action Protection Animale
Alliance Anticorrida
Animal Cross
Animal Justice et Droit
Association de protection des animaux par le droit (APRAD)
Association en faveur de l’abattage des animaux dans la dignité (AFAAD)
Association Justice Animaux Savoie
Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS)
Association Stéphane Lamart
Association Végétarienne de France
AVES France
C’est Assez !
Code Animal
Collectif Chats 100% Stérilisation Obligatoire
Comité scientifique Pro Anima
Confédération nationale Défense de l’Animal
Convention Vie et Nature
Convergence Animaux Politique (CAP)
CRAC Europe
Droits des animaux
Education Ethique Animale
Enfant Animal Nature prévention de la violence
Fédération des luttes pour l’abolition des corridas (FLAC)
Fondation Brigitte Bardot
France Nature Environnement
Groupement de réflexion et d’action pour l’animal (GRAAL)
Humanisma
L214 éthique et animaux
La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences (LFDA)
OEuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs (OABA)
One Voice
Paris Animaux Zoopolis
PETA France
Rassemblement pour une France sans Chasse (RAC)
Réseau des centres de soins de la faune sauvage
Réseau-Cétacés
Sea Shepherd France
SEEVAD
Société nationale pour la défense des animaux (SNDA)
Vegan Impact
Volée de piafs
Welfarm

30 parlementaires :

Erwan Balanant, député
Esther Benbassa, sénatrice
Aurore Bergé, députée, Présidente déléguée du groupe LREM à l’Assemblée
Pierre-Yves Bournazel, député
Michel Castellani, député
Samantha Cazebonne, députée
Eric Diard, député
M’Jid El Guerrab, député
Olivier Falorni, député
Guillaume Gontard, sénateur, Président du groupe écologiste, solidarité et territoires au Sénat
Dimitri Houbron, député, rapporteur de la proposition de loi contre la maltraitance animale
Hubert Julien-Laferrière, député
Jean-Luc Lagleize, député
Karine Lebon, députée
Vincent Ledoux, député
Patricia Lemoine, députée
Jean-Michel Mis, député
Valérie Petit, députée
Florence Provendier, députée
Caroline Roose, eurodéputée
Laurianne Rossi, députée, Questeure de l’Assemblée nationale
Laurence Rossignol, sénatrice, Vice-présidente du Sénat
André Vallini, sénateur, Ancien ministre des Relations avec le Parlement
Corinne Vignon, députée
Cédric Villani, député
Stéphane Viry, député
Michel Zumkeller, député
Anne-Laurence Petel, députée
Sabine Rubin, députée
David Corceiro, député

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Écologie

Animal testing: deux témoignages d’employés sur la cruauté dans les laboratoires

L’expérimentation animale est une abomination. Cela n’a rien de nouveau, cela n’a rien d’inconnu. Cela fait des années que partout dans le monde des associations alertent, dénoncent, diffusent des images ou des témoignages.

Pourtant, c’est toujours le silence et l’opacité la plus totale règne face à ce qui se passe dans les laboratoires. Les animaux y sont lâchement abandonnés à leur sort par une société qui ne veut pas savoir. C’est particulièrement vrai en France. Alors il faut sans cesse dénoncer cette barbarie, et chaque témoignage est très utile.

Voici deux témoignages saisissants, recueillis par l’association Animal Testing. Personne n’a le droit de fermer les yeux à ce sujet, il faut que la société entière sache ce qui se passe… pour le refuser !

On retrouvera l’intégralité des témoignages sur le site Animal testing, ainsi qu’une pétition et un communiqué de presse.

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L’enfer est pavé de bonnes intentions: les chats errants

Dans cette série d’article, nous vous proposons d’aborder des attitudes tirées de la vie quotidienne, illustrant le chaos de la société française du XXIe siècle. Des mentalités et des actes illustrant la célèbre expression « l’enfer est pavé de bonnes intentions ». Abordons aujourd’hui la question du nourrissage des chats errants.

Des chats abandonnés et non stérilisés se retrouvent dans le rue du jour au lendemain sans comprendre ce qui leur arrive. Et n’en déplaisent à l’individualiste sans âme qui s’imagine que cet acte immonde n’impactera qu’un seul animal, ce nouveau chat errant reste un animal et se comportera selon sa vraie nature. Ainsi, les femelles auront une première portée, puis une deuxième, puis une troisième… jusqu’à ce qu’elle soit recueillie par une association (dans le meilleur des cas), ou jusqu’à ce qu’elle agonise dehors. Ses petits vivront eux aussi dans la même précarité, pour ne pas dire la même détresse. Et le cycle continuera.

Certaines personnes, pleine de bonnes intentions, décident alors individuellement d’aller donner à manger à ces chats errants. Certaines donneront tous les jours au même endroit, d’autres de façon plus disséminée dans le temps et l’espace. Quel est le donc problème ? Les chats ont faim et soif, des personnes leur viennent en aide, tout semble correct.

Le problème est que, sans le vouloir, ces personnes peuvent mettre des bâtons dans les roues d’associations s’occupant de chats errants. Ces dernières essaient de les attraper afin de les stériliser à l’aide des trappes, ce qui ne fonctionne plus si des individus isolés les attirent ailleurs avec de la nourriture.

Ceci a été exprimé très clairement par l’association Pattes-en-rond du sud de la Seine-et-Marne mi-avril, via un message Facebook sans pincettes envers une dame qui continue de nourrir des chats. Et ce alors que l’association lui a demandé d’arrêter pour qu’une chatte puisse être attrapée et stérilisée :

« Donc pour faire simple : les personnes qui nourrissent les chats dehors sans les stériliser, vous n’aidez pas ces chats : vous prolongez leur agonie dans la rue et l’agonie de leur descendance.

Ce que vous faites est ignoble. Quand on décide de nourrir des chats, on fait appel à une asso pour stériliser, on participe à la capture pour offrir une meilleure vie à ces chats. On ne les nourrit pas sans leur apporter les soins dont ils ont besoin, on n’entrave pas les tentatives de secours. Ce n’est pas aimer les chats de faire ça ni même les aider.

La tricolore va finir par mettre bas dehors comme une merde dans la crasse, le danger et tout ça pour regarder ses petits crever eux aussi. Alors que si elle avait faim, elle entrerait dans les trappes et pourrait être prise en charge et mise en sécurité. »

Association Pattes-en-rond

Cet exemple est encore pire puisque cette dame est bien au courant des conséquences de ses actions. Malheureusement, les animaux font trop les frais les frais de personnes qui les prennent en otage : des vies sont en jeux et les intérêts individuels l’emportent.

De la rue à l’adoption, les bénévoles d’associations comme Pattes-en-rond font face aux egos et aux caprices de de consommateurs : ceux qui abandonnent leur animal comme ils jettent leur cigarette par terre ; ceux qui s’offusquent des critères d’adoption stricts, habitués à au « client est roi ».

S’ajoutent enfin ceux pensant bien faire, ceux qui comprennent et s’arrêtent jusqu’à ce qu’une autre personne pleine de bonnes intentions fasse de même.

Tout ceci semblera criminel aux yeux des humains dans plusieurs siècles : comment une société capable de connecter le monde entier via internet arrive-t-elle à laisser des associations seules contre tous ? Comment une société capable d’envoyer des hommes dans l’espace peut-elle laisser de côté tous ces chats errants ?

Il n’y a aucun frein technologique, logistique et humain. Une société basée non plus sur l’entrepreneur individuel, face au monde et au marché, mais sur la coopération et les intérêts collectifs pourrait venir en aide à tous ces chats. Tous pourraient être pris en charge très rapidement, tous pourraient être identifiés, soignés, stérilisés et adoptés.

A la Gauche historique de faire vivre l’idéal socialiste pour l’humanité et tous ses habitants !

Vous pouvez aider l’association Pattes-en-rond, tout est expliqué ici.

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Écologie

« L’enfer des bêtes » : un rapport de 1913 sur la « malfaisance envers les animaux »

En 1913, Jules Bluzet, une personnalité républicaine engagée dans la cause animale, alerte sur le sort des animaux en France. Son rapport d’enquête d’une grande valeur est un jalon dans la reconnaissance de la dignité des animaux au pays de Descartes.

Jules Bluzet était originaire du Franche-Comté, ayant longtemps vécu à Lyon. C’est dans cette ville qu’il a obtenu des fonctions dans des organismes tels que la « Filiale lyonnaise contre les vivisecteurs » et la « Ligue contre les tortures inutiles infligées aux animaux domestiques ».

Puis Jules Bluzet prend conscience du terrible sort que vivent les animaux d’élevage destinés aux abattoirs. Parmi ces animaux, le cheval y est considéré comme le plus maltraité, et le transport par voie ferré forme un véritable scandale dans l’opinion publique de l’époque.

Il faut dire qu’il n’y a pas de nationalisation des chemins de fer (datant de 1938), avec donc 6 grandes compagnies qui tentent de tirer leur épingle du jeu en transportant le plus d’animaux dans des conditions insoutenables. Il n’existe aucun règlement pour ce type de transport, que cela soit sur les tonnes, la durée, les espèces acceptées, etc., et l’auteur rappelle la responsabilité de ces trusts dans les souffrances envers les animaux.

En exergue du rapport, il y a d’ailleurs cette phrase cinglante : « la Chair torturée se venge… », pour souligner le fait que pour convaincre l’opinion publique, il fallait pointer les conséquences sanitaires néfastes.

C’est le marché et la soif de profits qui guide sans entraves ce commerce. De la même manière que les vendeurs d’animaux destinés à être consommés usent de tas de stratagèmes pour en alourdir le poids, et donc le prix. On gave ainsi les animaux d’eau ou d’une mixture infâme.

Tout du moins, Jules Bluzet remarque que la loi du 2 juillet 1850, dite « loi Grammont », qui condamne les sévices faits aux animaux domestiques est inconnue du grand nombre, et notamment des policiers. Tout comme la loi Rabier, une loi commerciale qui affirme la responsabilité du « voiturier […] de la perte des objets à transporter hors le cas de force majeure ».

Sur les quais de gare, sur les marchés et les foires, comme à la campagne, on assiste à des scènes effroyables, avec des animaux mutilés, des poulets entassés dans des paniers exiguës, parcourant des kilomètres pendant des dizaines d’heures, sans nourriture, sans eau, sans lumière, bien souvent mort avant même la fin du « voyage »…

Quant aux abattoirs, on y voit des animaux malmenés, terrorisés, qui sont abattus avec des instruments moyenâgeux et dont les yeux sous couvert par l’horrible « masque Bruneau ». A la campagne, des abattages publics sont parfois organisés, avec des scènes de joie autour de l’animal agonisant.

Il y a aussi les combats de taureaux et « jeux cruels », les tortures gratuites, les campagnes d’éradication d’animaux comme celles de 100 000 petits oiseaux attirés par des appâts et tués à bout portant chaque année dans le midi par des paysans-chasseurs qui « comme il est chez lui, dans son champ, se croit le droit […] et en abuse ».

L’auteur n’épargne pas non plus la vivisection, révélant de multiples pratiques cruelles et jugées inutiles au plan scientifique, notamment au service de l’industrie. Il cite les propos de Jean-Henri Fabre, grand naturaliste de l’époque, lui ayant affirmé cette chose pleine de sagesse :

L’homme n’est autre chose qu’une des nombreux anneaux reliant la chaine vivante qui féconde notre planète. Cela au même titre que le plus infime des coléoptères

Après avoir parcouru la France, et documenté de multiples photos et témoignages, Jules Bluzet fait émerger cette question, ou plutôt cette recommandation morale, toujours tout à fait actuel :

La conscience humaine ne se révolte-t-elle pas devant tant de barbarie inconsciente, véritable rançon d’une civilisation d’égoïsme et d’argent ?

Pour autant, Jules Bluzet ne faisait pas partie du mouvement ouvrier. De fait, il ne pouvait pas être végétarien, encore moins végétalien, à l’instar de gens comme Emilie Lamote, André Lorulot et Ernest Girault, des anarchistes ayant fondés une communauté libertaire à Saint-Germain-en-Maye en 1906 tendant au végétarisme.

Il relevait plutôt de ces républicains centristes, son rapport étant même préfacé par Edouard Herriot, sénateur radical du Rhône de l’époque, et par Lucien Millevoie, un député de la Seine et ancien boulangiste puis antisémite. De part son intégration au jeu institutionnel, lui qui a reçu le prix de Monsieur le ministre de l’instruction publique en juin 1914, il ne pouvait aller jusqu’à une pleine reconnaissance de la vie des animaux.

Son objectif était surtout de moderniser l’industrie de la viande et d’appeler à une meilleure éducation à l’école envers le respect des animaux.

Ainsi en appelait-il à des réformes pour améliorer les choses, avec notamment des wagons aérés, la présence de mangeoires et d’abreuvoirs, l’affichage obligatoire dans les lieux publics de la loi Grammont, etc. Il ne voyait pas non plus l’absurdité morale des pistolets à tige étourdissant l’animal en lui brisant le cerveau, des instruments dont il voulait fournir les abattoirs… Des abattoirs qu’ils voulaient modernisés sur le mode de ceux en Allemagne ou en Hongrie.

Il n’en reste pas moins que ce rapport est un document très détaillé sur l’effroyable condition animale de la dite « Belle Epoque » en France. Une condition qui ne s’est pas vraiment améliorée depuis, avec plutôt un approfondissement de l’horreur dans une mécanique froide et impersonnelle. Finalement, ce rapport de 1913 montre à quel point l’idée d’une modernisation de l’industrie de la viande est une vieille chose du passé, une idée à dépasser.

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Pétition: « Justice pour Hercule! »

C’est un exemple encore d’injustice meurtrière à l’égard de la Nature, avec qui plus est la procureure de Melun qui récuse toute réouverture d’enquête en donnant comme raison qu’il s’agit d’un animal sauvage qui a été tué. Un choix résolument politique de sa part qui en dit long. La pétition que voici a déjà récolté 116 000 signatures.

« Justice pour Hercule !

Auteur(s) : Baptiste Dogliani Suivre cet auteur Destinataire(s) : Emmanuel Macron (Président de la République) Gérald Darmanin (Ministre de l’Intérieur) Eric Dupond-Moretti (garde des Sceaux, Ministre de la Justice )

Hercule, un sanglier âgé de 10 mois, qui avait été domestiqué en Seine-et-Marne, a été lâchement abattu à bout portant par un groupe de chasseurs en 2019.

L’animal est allé à la rencontre de ce groupe de chasseurs, sans aucune agressivité et demandait de l’affection. Sur la vidéo filmée par l’un des chasseurs et postée sur le compte Twitter d’Hugo Clément dans le cadre de son émission « Sur le Front », on voit que l’animal cherchait simplement de l’attention de la part de ces personnes, mais au bout de quelques secondes nous pouvons voir un des chasseurs tirer à bout portant sur l’animal qui tombe aussitôt à terre. Pendant que certains chasseurs protestent contre l’acte.

Cet animal ne demandait rien, mis à part un peu d’affection !

La vidéo est choquante, mais vous pouvez la visionner ici si vous le souhaitez : https://twitter.com/hugoclement/status/1364476000705409024

Alain Martin est propriétaire du domaine de Monceau, à Liverby-en-Brie, situé en Seine-et-Marne, il est aussi le propriétaire d’Hercule. La volonté d’Alain Martin est de constituer un véritable sanctuaire pour les animaux, mais il est victime de nombreux « actes de braconnage à répétition » par des chasseurs et braconniers. Il a déposé plainte à la gendarmerie.

Berangere Abba, secrétaire d’Etat à la biodiversité, et Barbara Pompili, ministre de la transition écologique, demandent à l’Office français de la biodiversité de lancer dans l’immédiat une enquête, rapporte-t-elle sur son compte Twitter.

Les images de l’abattage d’Hercule m’ont profondément choqué ! Il faut que justice soit faite, pour l’animale, pour son propriétaire, pour la cause animale. Je ressens en effet beaucoup d’émotions en visionnant cette vidéo et le discours d’ A. Martin.

On ne peut plus cautionner de tels actes de cruauté ! Il faut qu’il y ait des poursuites, pour que ces agissements ne restent pas en toute impunité. Pendant combien de temps notre pays tolérera de telles pratiques ? Hercule ne méritait en aucun cas d’être abattu ainsi ! Et aucun animal ne le mérite !

Dans la vidéo, A. Martin décrit avec émotions son ancien animal de compagnie et souhaite que « le meurtrier d’Hercule soit condamné afin que ce genre d’incident ne se produise plus », et justice doit être faite. Soutenons-le dans ce combat !
Pour Hercule,

Merci à tous, ensemble faisons avancer la cause des animaux ! »

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Animaux: One-voice lance un appel aux forces vives militantes

L’association One-voice, qui est solidement ancré dans le monde de la protection animale en France depuis de nombreuses années, lance un appel aux forces vives militantes ! Voici le texte, avec ensuite la liste des antennes locales à contacter.

« Militer, c’est agir !

Le monde ne s’est pas fait en un jour. Bâtir celui de demain non plus. Mais pour lui donner des chances d’émerger, il faut se retrousser les manches. Militer, porter la voix des plus fragiles, aller au-devant du public, c’est amorcer le changement, planter les premières graines. Rassemblons-nous !

Vous engager un peu plus encore pour les animaux non-humains et militer à nos côtés, ça vous dirait ? Chez One Voice, nous nous inscrivons dans une unité de combat pour défendre le droit du Vivant : celui des humains, des animaux et de la planète. Tout est lié. Quelles que soient les victimes, c’est toujours la même violence qui s’exerce et contre laquelle nous luttons. Chaque être sur cette Terre mérite le respect, la liberté, la vie, et c’est en guerriers pacifiques que nous faisons résonner notre voix pour dénoncer la cruauté sous toutes ses formes.

Unissons-nous

Sensibiliser l’opinion aux souffrances des sans-voix, signaler des pratiques obsolètes et mortifères, faire bouger les lignes, les mentalités et les politiques pour que le monde évolue, tel est notre rôle. Nous avons besoin de forces vives pour poursuivre efficacement notre mission et accélérer les prises de conscience. C’est en agissant sur le terrain, dans la rue, au plus près du public, que nous pouvons alerter le plus grand nombre de gens, toucher de nouveaux esprits et essaimer davantage notre message de paix et de tolérance.

Surmonter ses hésitations

Bien sûr, on ne naît pas militant, on le devient. Nombreux sont ceux qui aspirent à s’engager mais qui n’osent pas. Distribuer des tracts, tenir des banderoles, scander des slogans, porter des masques d’animaux, s’exposer au regard des autres, essuyer parfois des critiques, est loin d’être évident de prime abord. Mais brandir une pancarte, c’est important ! Si nous ne le faisons pas, qui le fera ? Et c’est tout l’intérêt de se joindre à un groupe de personnes qui partagent les mêmes valeurs, d’être pleinement intégré à une dynamique, de participer à des actions coordonnées sur l’ensemble du territoire. À plusieurs, on est toujours plus fort ! Et nos dernières campagnes le prouvent. Lors de notre manifestation contre la chasse, les 23-24 janvier 2021, les passants faisaient même la queue pour signer notre pétition ! Un succès et une médiatisation qui inquiètent suffisamment nos adversaires – les chasseurs en l’occurrence – pour que Le Chasseur français et Chasse Passion aient consacré des articles sur nos actions en tentant de les discréditer.

Des antennes partout en France

Dans le cadre d’une restructuration du réseau militant et afin de faciliter l’organisation et la participation aux actions sur le terrain, nous avons créé des groupes « bénévoles One Voice » locaux pour favoriser la communication entre les membres. Chacun dispose de sa propre page publique d’informations. À ce jour, il existe 22 antennes, dont 20 actives dans nos grandes villes. Et nous espérons en déployer d’autres pour informer, éveiller, partout en France. Chaque délégation est pilotée par un référent ou une référente prêt à accueillir chaleureusement les novices, à organiser les plans d’action et à maintenir la motivation des troupes ! Si vous êtes prêt à vous engager, à donner un peu de votre temps un week-end par mois, nous vous attendons à bras ouverts et vous aurez la satisfaction de faire partie d’un tout, d’une conscience nationale pour améliorer la condition animale. Pour nous rejoindre, c’est ici : https://one-voice.fr/fr/votre-action/militer.html. Et si vous n’êtes pas sur Facebook, vous pouvez nous contacter par mail : militants@one-voice.fr. Au nom des animaux, merci !

Alpes-de-Haute-Provence & Hautes-Alpes / Gap, Digne-Les-Bains

Tarn – Tarn-et-Garonne / Albi

Rhône / Lyon

Haute-Savoie / Annecy – Thonon-les-Bains

Bas-Rhin / Strasbourg

Nord / Lille

Côte-d’Or & Saône-et-Loire / Dijon

Yonne & Nièvre / Auxerre

Ardennes & Marne / Charleville-Mézières – Reims

Grand Est / Metz & région

Charente & Charente-Maritime / Angoulême – La Rochelle – Saintes

Vaucluse / Avignon – Carpentras

Gard – Hérault /Montpellier

Indre & Creuse / Argenton-sur-Creuse – Châteauroux

Alpes-Maritimes & Var / Nice – Saint-Raphaël

Paris – Île-de-France

Bouches-du-Rhône / Aix-Marseille

Gironde / Bordeaux

Aube / Troyes

Indre-et-Loire / Tours

Savoie / Aix-les-Bains 

Loire-Atlantique / Nantes

Marie-Sophie Bazin »

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L’Assemblée nationale adopte une petite loi pour les animaux

L’Assemblée nationale a voté vendredi 29 janvier 2021 une proposition de loi visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale. C’est un petit pas, allant clairement dans le bon sens, mais qui ne suffira pas à changer le sort général des animaux dans le pays tellement la tâche est immense.

La proposition de loi « visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale », portée par les députés de la majorité Laëtitia Romeiro Dias, Dimitri Houbron, Loïc Dombreval et Aurore Bergé, a été adoptée suite à une procédure accélérée avec 79 voix pour (et 2 contre) à l’Assemblée nationale.

Il y a des bonnes choses dans ce texte, montrant une évolution des mentalités en France. C’est toutefois très limité par rapport aux exigences de la protection animale. On a d’abord trois mesures pour les animaux de compagnie :

  • l’instauration d’un « certificat de connaissance des besoins spécifiques de l’espèce » pour l’achat d’un animal de compagnie ou d’un équidé ;
  • l’interdiction de la vente d’animaux en ligne (par petite annonce) pour les particuliers ;
  • l’interdiction à partir de 2024 de la vente de chiens et de chats en animalerie.

C’est intéressant, mais certainement pas à la hauteur de la situation, qui exige qu’un véritable passeport soit élaboré pour chaque animal de compagnie, afin qu’il se voie reconnaître son existence personnelle. Cela permettrait d’établir de réelles obligations pour les familles prenant la responsabilité d’un animal.

Mais pour organiser cela, il faudrait en fait un véritable service public des animaux de compagnie, prenant en charge un réseau de centres de soins et de refuges publics, organisant lui-même l’adoption et l’achat d’animaux de compagnie et disposant d’agents dédiés pour surveiller et faire respecter l’intégrité des animaux dans les familles et dans la société.

Sans cela, les mesures de la proposition de loi visant à renforcer la répression de la maltraitance animale n’auront qu’un faible impact dans une société où règne le libéralisme. Elles consistent en :

  • le durcissement des sanctions pour maltraitance, avec jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende en cas de mort de l’animal ;
  • la considération, comme circonstance aggravante de l’acte d’abandon, le fait de le perpétrer dans des conditions mettant en péril, directement ou indirectement, la vie de l’animal (l’abandonner dans une cage, au milieu de la forêt, dans un endroit non fréquenté, etc.) Cela est puni d’une peine de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende.
  • la condamnation de la zoopornographie à trois ans d’emprisonnement et de 60 000 euros d’amende, y compris dans le cas de la simple diffusion des images. La peine peut être portée à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende lorsque les faits sont commis en présence de mineurs, par le propriétaire de l’animal ou un membre de sa famille ou par un professionnel exerçant une activité en lien avec les animaux.

L’autre volet de la loi concerne les animaux sauvages détenus.

Il y a d’abord la fermeture des élevages de visons d’Amérique pour leur fourrure, qui est prévue pour dans deux ans. Si cela est appliqué, ce sera une grande victoire… En attendant, deux ans c’est très long, alors que la fermeture de ces lieux abject devrait être immédiate, ne serait-ce que face aux risques récents liés aux covid-19 que l’on connaît (encore est-il que cette question sanitaire, aussi importante soit-elle, n’est pas ce qui compte ici).

La proposition de loi prévoit également la fin des animaux sauvage pour le spectacle, à la télévision, en cirque ou en delphinarium. Ces deux dernières interdictions sont très marquantes, car elles sont une revendication ancienne et très importante de la protection animale, avec notamment le grand travail fourni sur cette question par One Voice depuis des années.

Si la satisfaction est là, il y a malgré tout une méfiance, car cela n’offre pour l’instant aucune garantie. Rappelons ici que la loi est loin d’être effective, car elle doit ensuite passer devant le Sénat, à majorité de Droite, qui pourrait tout à fait la détricoter. Ensuite, à l’issue d’une éventuelle navette parlementaire, il faudra que la loi soit promulguée… puis qu’il y ait les décrets d’application mettant en place formellement les mesures, puis que celles-ci soient appliquées dans les faits, etc.

Notons au passage qu’il a été remarqué des « détails », comme par exemple le fait que l’article 12 sur les « dispositions relatives aux animaux sauvages détenus en captivité à des fins de divertissement » parle d’établissements… « itinérants ». On se demande ainsi, comme le souligne One Voice, « combien vont rester aux mains des dresseurs qui vont se sédentariser ?! »

Cela a l’apparence d’un détail, mais il n’en est rien. Car l’exploitation des animaux en France relève d’une industrie et d’une culture très ancrée, solidement implantée dans les mentalités. Il ne suffira pas d’une petite loi pour changer les choses par enchantement, car en face les résistances sont fortes, et il y aura forcément des brèches dans lesquels ne manqueront pas de s’engouffrer ceux qui vivent et s’enrichissent aux dépens des animaux.

De toute façon, la proposition de loi, aussi bienveillante soit-elle, passe totalement à côté de la question essentielle des animaux destinés à l’alimentation et exploités en masse par l’agro-industrie… et de la question autant essentielle des animaux sauvages dont les lieux de vie devraient être sanctuarisés.

Car c’est là le cœur du problème, c’est là où tout se joue, dans un sens où dans l’autre.

En effet, si on commence à reconnaître l’existence des animaux, il devient impossible de les manger… Et comme la société n’est pas prête culturellement à changer ses habitudes alimentaires, ni à s’affronter à l’agro-industrie, alors elle va forcément freiner pour la reconnaissance des animaux, y compris ceux de compagnie.

Inversement, à partir du moment où il est question de refuser de manger les animaux, alors là tout se débloque. Et ce n’est plus seulement de l’intégrité des animaux de compagnie ou de l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques dont il est question, mais de tout ce qui concerne les animaux, avec la chasse, la pêche, la corrida, le massacre des animaux sur les routes, les zoos, l’expérimentation animale !

La question animale est tout simplement la boîte de Pandore d’un capitalisme dénaturé qui engloutit la planète elle-même…

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La question animale hante la France

Le projet de loi de janvier 2021 contre la maltraitance envers les animaux n’est qu’un pâle reflet d’une contradiction explosive qui existe en France.

Il existe un paradoxe terrible marquant la société française. En surface, il y a une préoccupation pour la question animale. Il y a davantage de produits vegans ainsi que des restaurants végétaliens, il y a des protestations diverses et variées, il y a une association comme L214 qui est très connue et médiatique et il y a même des changements de règlements ou de lois, comme le projet de loi de janvier 2021 sur la maltraitance animale.

Dans le monde réel à l’arrière-plan, il y a par contre un dédain absolu de la société française pour la question animale. Les animaux sauvages n’existent pas, les associations de protection animale sont sous l’eau, les refuges tiennent avec des bouts de chandelle ou ferment. Même des animaux protégés comme les hérissons ne voient aucune intervention institutionnelle en leur faveur.

La contradiction est explosive. On a d’un côté des gens qui prétendent que les choses changent, comme L214 ou le Parti animaliste, qui vivent du fait de parler ainsi grâce aux reconnaissances électorales, médiatiques, les dons, etc. On a de l’autre côté la réalité où les choses empirent sans commune mesure.

Les gens se tournent pourtant plus qu’avant vers la question animale. Mais il y a justement un grand choix à faire : faire semblant ou bien réellement changer. Sauf que réellement changer implique de tout changer : son mode de vie, les lieux où l’on vit, la manière qu’a l’humanité d’organiser son économie, ses loisirs, ses transports, ses logements, etc.

Parce que la contradiction entre le mode de vie humain tel qu’il existe et les animaux est antagonique. Les animaux sont condamnés à l’effacement dans une société humaine qui bétonne et qui rejette ouvertement la nature. Il n’y a pas de place pour des êtres naturels dans une société de consommation où l’on peut tout acheter et vendre, jusqu’à aller acheter des enfants au moyen d’une Gestation Pour Autrui ou prétendument « choisir » son genre.

Le phénomène est d’ailleurs mondial et même si on peut considérer que la viande recule en France, à l’échelle mondiale la viande va doubler sa production en quelques décennies. Non, où qu’on prenne la question, il y a contradiction. Soit la rupture est générale, la France se démocratise et arrête d’obéir aux injonctions d’une production et d’une consommation relevant de la compétition, de la concurrence, de la propriété privée… Soit tout continue comme avant et à l’échelle mondiale cela sera catastrophe sur catastrophe, pandémie sur pandémie, réchauffement climatique et bétonnisation générale d’une humanité déconnectée du réel.

En ce sens, n’importe quel romantisme se tournant vers les animaux a plus de sens, plus de dignité que tous ces pathétiques appels à revenir du monde d’avant. Il est hautement significatif que la question animale ne soit pas présent dans tous ces appels à retourner en arrière. Il n’y a pas de question animale chez les zadistes, ni les gilets jaunes, ni chez les syndicalistes. Parce que ces gens sont tournés ver le passé.

Or, la question animale pose l’avenir devant nous, en exigeant une transformation collective, pas un repli individualiste. C’est quelque chose de positif par définition. Cela exige du cœur, du sentiment, du romantisme au sens positif du terme : pas le romantisme idéalisant le passé, mais le romantisme plaçant les sentiments, les émotions, l’empathie, la compassion, au-delà de règles qui ne sont que le masque d’intérêts, de l’exploitation, de l’oppression.

Cela, ça parle à une nouvelle génération. Et en même temps ça ne lui dit rien du tout en pratique. C’est à l’image de la question animale qui hante la France.