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Indignations suite à des études barbares sur des macaques à Harvard

C’est du terrorisme.

Une publication soi-disant scientifique de septembre dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) a suscité de nombreuses réactions : plus modérées de la part de scientifiques et incendiaires de la part de PeTA (People for the Ethical Treatment of Animals). Il est ici question de séparer des mères macaques de leurs nouveaux-nés, les remplacer par des peluches, et de suturer les yeux de certains !

Note : nous ne publierons pas ici des images des mères et leurs enfants, en souffrance, dont il est question ici. Par respect de leur dignité.

Arracher des nouveaux-nés de leurs mères… et les remplacer par des peluches

Dans un article intitulé « Triggers for mother love » (déclencheurs de l’amour maternel), publié le 19 septembre 2022, Margaret Livingstone explique que des mères à qui l’on a retiré l’enfant s’attachent à des peluches de remplacements. De même pour les nouveaux-nés.

Disons ici les choses clairement : il s’agit de terrorisme. Il n’y a pas d’autres mots pour décrire l’horreur de non seulement arracher un petit à sa mère, mais en plus d’essayer de proposer à chacun une peluche afin de les tromper et de voir leurs réactions.

La perversité de ces gens va jusqu’à retirer un enfant mort-né des bras de sa mère. Pourquoi ? Parce qu’il était nécessaire d’examiner l’enfant… Même le deuil d’un enfant est interdit. Comment peut-on aller aussi loin dans la perversité ? Tout cela pour étudier… l’amour maternel ?

Sans surprise, la mère a dû être anesthésiée et est devenue très énervée à son réveil. Afin de réduire le stress, Margaret Livingstone a décidé de placer une peluche de quinze centimètres dans sa cage : celle d’une souris… sans visage. Elle note que la mère s’est calmée, a tenu la peluche près d’elle durant les deux semaines suivantes et s’est montré très protectrice : les signes d’une mère avec son enfant observe fièrement la soi-disant scientifique.

D’autres mères et d’autres enfants ont été victimes de la perversité de cette personne. Tout cela au nom de la science.

Ceci a mis en lumière d’autres études de cette même personne impliquant aussi de jeunes macaques… dont on a suturé les paupières.

Britches

Il faut bien comprendre que ceci renvoie à l’histoire tristement célèbre du singe Britches, aux États-Unis.

Ce jeune macaque né en mars 1985 a été arraché des bras de sa mère le jour de sa naissance, ses yeux ont été suturés et une sonde placée sur sa crâne afin de réaliser diverses expériences sadiques.

En avril 1985, une cellule de l’ALF s’introduit dans un laboratoire de l’université de Californie et vient sortir Britches de cet enfer, ainsi que 467 autres animaux. L’affaire prendra une ampleur considérable lorsque la PeTA diffusera un film monté grâce aux images tournées par l’ALF en avril 1985.

Le symbole est ici très fort. Cette affaire a mis en lumière que d’autres jeunes macaques ont connu un sort similaire à celui de Britches, dans le cadre de travaux menés par cette soi-disant scientifique au cours des vingt, trente dernières années.

D’autres jeunes macaques ont été arrachés des bras de leurs mères et ont vu leurs paupières suturées… d’autres Britches, d’autres mère de Britches ont connu l’enfer des laboratoires de vivisection.

En 1985, l’affaire avait suscité un vif haut-le-cœur : comment rester de marbre lorsque l’on apprend , lorsque l’on voit ce que certains terroristes sont capables de faire ?

Des réactions officielles en défense de l’indéfendable

En 2022, ces crimes crimes continuent et restent impunis. Face aux attaques, documentées, de la PeTA, l’université a été contrainte de prendre une position officielle à la mi-octobre. S’en est suivi un communiqué de la principale concernée.

L’université commence par expliquer que les images et vidéos des articles de PeTA ne proviennent pas de recherches menées par l’équipe de Margaret Livingstone. Ce qui est juste : l’article rappelle l’histoire du jeune Britches qui a connu un sort similaire. La PeTA ne cherche à aucun moment à faire passer ces images pour celles des expériences de la terroriste Livingstone.

S’ensuit le grand classique récit pompeux des découvertes fondamentales réalisées par cette dame au niveau de la vision, du développement cérébral et de troubles neuronaux. Le communiqué évoque fièrement la découverte de traitements contre Alzheimer et certains cancers très agressifs – chacun au stade expérimental. Celui de l’intéressée reprendra également l’argument des traitements dont la découverte aurait été impossible sans expérimentation animale.

Le problème ? Il semblerait que ces communiqués exagèrent légèrement la réalité.

La neuroscientifique Katherine Roe a vivement réagi, dans un article relayé par PeTA, a ce sujet. Elle y dit, entre autres :

« Si la moindre de ses expériences dépravées a permis de découvrir des traitements contre Alzheimer, le glioblastome ou les tremblements – comme elle le prétend dans son communiqué – elle n’a publié aucun de ces travaux, donc ne la croyons pas sur parole. Nous demandons des preuves. »

https://www.peta.org/media/news-releases/peta-demands-proof-of-human-benefits-claimed-by-harvards-margaret-livingstone/

Et effectivement, les liens proposés ne renvoient pas vers des études ou des publications scientifiques, mais vers un article de presse ou un vague communiqué d’un autre département de l’université.

Ceci est un grand classique : les défenseurs de la vivisection prétendent qu’elle est un mal nécessaire. Face à de la barbarie pure et simple, des prestigieuses instances évoquent alors fièrement tel ou tel traitement en cours de validation… peu importe que cela débouche sur quoi que ce soit derrière, peu importe l’absence d’études scientifiques, peu importe l’absence totale de conscience, peu importe les résultats faussés dès le début, peu importe la réalité…

Enfin, tout le monde s’accorde pour dire qu’il serait idéal de se passer des animaux mais que cela est impossible aujourd’hui. Avec bien évidemment, des longues phrases au sujet du respect du bien-être animal, des normes en vigueur, etc.

Et même là, les communiqués parviennent à mentir en minimisant les horreurs commises au cours des dernières années. Un article de PeTA, en anglais, relève ces mensonges, preuves à l’appui.

Ces gens torturent quotidiennement des animaux dans leurs établissements et viennent parler de respect des animaux ? Ces gens travaillent pour l’expérimentation animale qui est d’une opacité sans nom, qui n’hésite pas à mentir et faire du chantage affectif immonde et s’inventent une conscience qu’ils ont perdu depuis des lustres ?

Car aucun des ces soi-disant scientifiques n’assumera la réalité de la vivisection. Aucun n’assumera le nombre d’animaux tués et torturés chaque loin des regards. Si c’était le cas, qu’ils assument !

Qu’ils expliquent concrètement au grand public ce qui se passe dans leurs laboratoires. Qu’ils arrêtent d’inventer des découvertes fracassantes qui donnent rien. Qu’ils donnent un aperçu réel de ce que représente la vivisection, au quotidien.

Qu’ils assument de mener des expériences dans lesquelles on arrache des nouveaux-nés à leurs mères. Des expériences dans lesquelles des jeunes macaques sont brisés à vie pour que des scientifiques aient des données à publier dans des revues prestigieuses. Peu importe les avancées réelles de la science : il ne s’agit que d’accumuler, tâtonner, sans jamais rien expliquer.

Qu’ils assument d’être des terroristes et des sadiques.

La question de la vivisection est une question brûlante. C’est une question de civilisation fondamentale, la devise « science sans conscience n’est que ruine de l’âme » doit être défendue et appliquée partout. L’humanité doit se relever de la barbarie dans laquelle elle s’enfonce chaque jour davantage.

A la Gauche de relever le drapeau de la civilisation, de libérer tous les animaux des laboratoires de vivisection et de traîner leurs bourreaux devant des tribunaux qui les jugeront pour ce qu’ils sont, pour ce qu’ils portent : des démons de l’ancien monde.

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L’insoutenable capture des macaques à longue queue en Indonésie

L’Indonésie doit faire cesser les captures de singes sauvages.

Les industriels sont en général des barbares. Contre la nature, contre les gens, mais aussi contre les animaux. C’est le cas pour tout un tas d’industries « testant » la toxicité de leurs produits sur des animaux. Ceux-ci sont souvent des singes, c’est le cas notamment en France où sont torturés des macaques à longue queue en provenance d’Indonésie.

Il y a toute une industrie de l’élevage d’animaux destinés aux laboratoires, mais il y a également des captures dans la nature, pour différentes raisons. Ces captures sont absolument cruelles, en voici la preuve avec cette vidéo diffusée par One voice.

Ces images sont évidement insoutenables…

One voice appelle à la diffusion de ces images, ainsi qu’à une campagne destinée à l’ambassade d’Indonésie en France. Il s’agit de reproduire la lettre ci-dessous et de l’envoyée signée et datée :

Ambassade d’Indonésie en France
47-49 rue Cortambert
75116 Paris, France

A…, le….

Votre Excellence,

L’Indonésie est un merveilleux pays, doté d’une culture riche, ancestrale et d’un territoire magnifique, que les habitants du monde entier envient au point d’en faire l’une des plus grandes destinations touristiques. Elle est également dotée d’une biodiversité unique. Or les macaques à longue queue sont devenus une ressource pour les laboratoires partout dans le monde, pour leur plus grand malheur. En effet, ces singes pourraient tout simplement disparaître…

L’appel de One Voice et de son partenaire britannique fait suite à la diffusion de séquences vidéo insoutenables d’Action for Primates, dévoilant la cruauté et la violence infligées à ces animaux lors de leur capture, notamment des coups et des coups de couteau. Un tel traitement brutal et barbare est une violation des directives internationales sur le bien-être animal.

En 2021, votre gouvernement a autorisé la reprise de la capture et de l’exportation de macaques sauvages à longue queue (Macaca fascicularis) – en dépit des inquiétudes mondiales généralisées quant à la barbarie inhérente à cette pratique et de la prise de conscience croissante de la vulnérabilité de cette espèce au plan conservatoire. Des centaines de singes sauvages ont alors été capturés, arrachés à leur milieu naturel, leur famille et leurs groupes sociaux.

Lors de leur capture, les nourrissons sont séparés de leurs mères, causant de la détresse aux unes et aux autres. L’épisode le plus brutal est le meurtre d’un singe mâle. Massacré à coups de bâton, l’animal hébété et blessé a été traîné par la queue, maintenu sur place et égorgé à coups de machette. Les survivants sont enfermés dans des sacs ou des caisses en bois.

La raison généralement invoquée pour trapper des singes à l’état sauvage est qu’ils entrent en conflit avec les résidents et les agriculteurs des communautés locales. Cependant, leur capture et leur enlèvement ne sont pas seulement inhumains, ils sont aussi inefficaces et contre-productifs. Au lieu de réduire le nombre de singes, un tel retrait entraînera probablement une augmentation du taux de natalité de la population.

L’expansion des activités humaines et leur empiétement sans cesse croissants sur le monde sauvage conduisent tragiquement à des interactions négatives potentiellement évitables entre macaques et humains. Plutôt que ces animaux soient piégés et exportés pour la recherche ou tués, nous vous enjoignons de vous attaquer aux problèmes qui sont à l’origine de ces conflits, tels que la déforestation et l’évacuation des déchets alimentaires qui attirent les singes dans les villages.

Je vous implore de faire cesser les captures de singes sauvages et leur exportation vers des laboratoires à l’étranger.

Bien respectueusement,

Signature

On trouvera cette lettre au format document sur ce lien, et une information plus large de la part de One voice sur ce lien.

Il existe également une pétition en anglais destinée à la ministre indonésienne de l’environnement sur ce lien.

Ce n’est bien entendu qu’un aspect de la terrible condition animale, qui appelle à une prise de conscience alliée à des faits concrets, soit une morale intransigeante et une volonté de rupture avec l’horreur dominante. Et pas simplement, parce que c’est horrible, d’ailleurs, mais véritablement parce qu’il est naturel et positif de se tourner vers la Nature, vers la vie, de l’aimer et de la protéger !

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One Voice: une pétition contre l’expérimentation animale

L’expérimentation animale est une cruauté, une cruauté très française. Il se passe des choses abominables qui sont cachées aux yeux du public. L’association One Voice, comme elle le fait depuis des années, lance une nouvelle campagne d’information à ce sujet, cette fois à propos de macaques torturés dans un établissement de l’Université de Strasbourg.

Tout cela n’a rien de nouveau, c’est même terriblement ancré depuis des années, comme le rappelle l’association dans l’article « La France au coeur d’un commerce opaque… et cruel ».

La situation particulière des singes de l’établissement Silabe est dénoncée dans l’article « Dans les laboratoires, l’agonie sans fin des macaques« .

Voici le texte de la pétition accompagnant cette campagne :

« Pour une recherche transparente et le remplacement de l’expérimentation animale par des méthodes substitutives !

Les animaux sont plus de deux millions à souffrir et mourir après des expériences sans fin chaque année dans les laboratoires de notre pays.

Selon les données officielles de 2017, plus de 30 % des primates subissant des expériences dans l’Union européenne sont en France. De même, notre pays est le plus gros « consommateur » de chats parmi nos voisins, deuxième plus important pour les chiens après le Royaume-Uni.

Qui plus est, sur l’ensemble des procédures entraînant des douleurs sévères tous animaux confondus dans l’UE, la France détient largement le taux le plus élevé d’Europe : près d’un tiers d’entre elles, loin devant les pays suivants !

La France, via ses universités, est un pays où transitent des milliers de singes venus de l’étranger et d’où certains repartent vers nos voisins européens. Dans les laboratoires, des souris, des lapins, des chevaux, des poissons, des chats, des cochons et tant d’autres animaux subissent test sur test leur vie durant, entre souffrance et angoisse, jusqu’à mourir dans la plus froide solitude.

Officiellement, derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne, la France est le troisième pays le plus tueur d’Europe.  En réalité, ce chiffre est sous-estimé, la France ne publiant pas certaines données, à la différence de ses voisins.

Cela doit cesser, les données de l’expérimentation animale doivent devenir transparentes ! Combien de fois avons-nous dû réclamer ces chiffres pour qu’ils soient publiés ? Et les données doivent intégrer non seulement les animaux expérimentés mais aussi ceux, non comptabilisés actuellement, qui sont tués pour analyse de leurs organes, les animaux transgéniques, les animaux sous forme fœtale, etc.

La France est le pays qui opère le moins de contrôles inopinés : 20 % contre une moyenne européenne de 40 %. Elle est aussi l’État membre qui fait le plus souffrir les animaux. Pourtant, les exigences européennes sont claires : il faut diminuer le nombre d’animaux expérimentés et leur souffrance.

Les méthodes alternatives qui existent doivent être systématiquement mises en œuvre en lieu et place de l’expérimentation animale. Et il faut que ces méthodes soient développées pour les autres expériences sur les animaux. Pour cela, les fonds publics nécessaires doivent être investis !

Je soussigné.e, demande une transparence totale sur les animaux expérimentés, le financement des méthodes substitutives et l’emploi systématique de celles-ci quand elles existent ! « 

POUR SIGNER LA PÉTITION, C’EST ICI : experimentation-animale.com/#petition

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Des étudiants opposés à un centre de primatologie à l’Université de Strasbourg

Des membres de l’association étudiante strasbourgeoise ANIMALISE de défense des droits des animaux  ont mené une action dans un bâtiment de l’Université de Strasbourg vendredi 10 mai 2019. Ils s’opposent à un centre de primatologie hébergé par l’Université de Strasbourg et critiquent l’exploitation animale dans les facs.

Ils souhaitaient obtenir le rendez-vous qu’il demande depuis longtemps, afin d’exprimer leur opposition à la capture et la détention de singes à des fins prétendument scientifiques.

Voici une vidéo, réalisé par Rue 89 Strasbourg, qui a également écrit un reportage sur l’opération :

Voici le communiqué de l’association ANIMALISE :

Il existe déjà une mobilisation contre ce centre et les projets d’extension qui l’accompagnent. Différentes actions et manifestations ont déjà eu lieu et une pétition circule, que l’on peu retrouver sur :

mesopinions.com/petition/animaux/refusons-ouverture-extension-elevage-1600-primates/13210