Le traditionnel défilé militaire du 14 juillet en France a été en 2026 ouvertement et odieusement belliqueux, avec la mise en avant de Zelensky et de soldats ukrainiens. La France, engagée depuis le début contre la Russie au côté de l’Ukraine, s’engage, lentement mais toujours plus sûrement, fermement dans le conflit.
L’affirmation militariste est totale de la part du régime français et de la personne d’Emmanuel Macron. La veille, lors du discours aux Armées, il a évoqué le « prix du sang » ; pour le défilé, près de 7000 soldats ont défilé pendant plus de deux heures, 15% de plus que les autres années. La mise en scène est totale, comme chaque année, pour montrer tout l’arsenal militaire français et tenter d’engager la population derrière l’armée (98 avions, 31 hélicoptères et 315 véhicules). Cette année, il y a même eu de fausses munitions accrochées aux avions et aux véhicules, et l’organisation des démonstrations a été calquée sur un déploiement opérationnel.

La réalisation pour la télévision n’a pas manqué de faire dans l’allégorie, montrant le visage de Zelensky apparaissant à travers des canons CAESAR, ces fameux canons qui ont marqué l’implication militaire de la France contre la Russie, car ils ont été fournis dès le début du conflit.
Des soldats ukrainiens ont défilé sur les Champs-Élysées à l’occasion du 14 juillet. À leurs côtés, des militaires des 37 pays de la « coalition des volontaires », c’est-à-dire tous les pays laquais des États-Unis. Voici le clou du spectacle, si l’on peut dire, raconté par le Figaro, qui explique ce qu’il fallait comprendre de ces images :
« Une dizaine de Rafale de l’armée de l’air sont entrés en scène, illustrant la capacité à « entrer en premier » sur un théâtre de guerre, accompagnés par des avions de chasse britannique, allemand, danois, suédois, polonais, espagnol, grec et italien, soit deux F35 mais aussi un Gripen, un Eurofighter, un F4, un F16, un F18 et un Tornado. »
Cela ne laisse pas l’ombre d’un quelconque doute. La France montre, affirme, assume, totalement son engagement militaire contre la Russie.
Il faut remarquer de manière notable la présence pour la première fois au défilé du 14 juillet du Centre interarmées d’action sur l’environnement, dont la mission est la lutte contre les « opérations d’influence ». Il y a en effet depuis plusieurs semaines une intense propagande, notamment sur la chaîne TV et radio d’État France info, pour dénoncer des opérations de déstabilisation russes (vraies ou fausses, ce n’est jamais vérifiable). Ce qu’il faut comprendre à chaque fois, c’est que la Russie essaierait de déstabiliser le régime… et que toute tentative de déstabilisation, y compris sociale, y compris populaire, sera considérée comme relevant de l’intelligence avec l’ennemi, avec la Russie.
C’est une opération de contre-révolution, d’abord dans les esprits, pour dissuader les uns et préparer la répression des autres. Après dix années au pouvoir, Emmanuel Macron a doublé le budget des armées et préparé le pays à assumer la guerre. Voici ses mots, lors du discours de la veille, le 13 juillet 2026 :
« Le message que nous envoyons au monde est le suivant : oui, la paix est notre but, oui, nous chérissons la liberté et le droit, et oui, nous nous tenons prêts à combattre pour les défendre toujours et au prix du sang s’il le faut. »
Une bataille dot s’affirmer en France, entre les partisans de la guerre et les partisans de la révolution. Il n’y a pas d’autres options. L’ennemi du peuple Français n’est pas Vladimir Poutine : c’est au peuple russe de s’en occuper. L’ennemi du peuple français est la bourgeoisie française décadente sur le plan des mœurs, désormais incapable d’assurer la sécurité quotidienne pour la population qui voit son quotidien se dégrader, et par contre toujours plus agressive sur le plan extérieure.
L’engrenage est posé, et soit la révolution empêche la guerre, soit la guerre provoque la révolution !



















