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Influenceuses en féminisme ou l’apogée du féminisme bourgeois

Une grande diversion.

Le coup de force du post-modernisme ces quinze dernières années et son combat contre l’universalisme a amené les féministes universalistes a prendre leurs distances. On a donc une scission qui existe sur plusieurs plans, notamment concernant la question du voilement des femmes et de l’activisme trans. Ces deux sujets n’étant que deux aspects du post-modernisme qui réduit tout à des questions d’identité, à une sorte d’identitarisme contre toutes les normes sociales et contre l’émancipation collective.

On se retrouve donc avec des féministes bourgeoises qui essayent de se battre contre le post-modernisme mais sans parler de post-modernisme. Le clivage essentiel étant autour de la question du genre et des stupidités queers, elles appellent cela transactivisme ou encore queerisme.

C’est le cas du féminisme radical qui, même étant capable d’avoir un réel contenu de gauche est englué par son absence d’antagonisme avec le capitalisme. Le problème c’est que la sphère féministe radicale, comme très isolée à cause de l’hégémonie de l’idéologie queer, se rabat en masse sur un militantisme quasi exclusivement virtuel.

Deux figures affiliées, peut-être à tord, au féminisme radical ont résulté d’une intense activité sur les réseaux sociaux : La première étant Marguerite Stern qui se veut alternative, une artiste vivant en squat tout en mettant son activisme en scène avec les « collages féminicides ».

La deuxième étant Dora Moutot tenant le compte Instagram « T’as Joui », sur le sujet de la sexualité féminine. Une voie de garage classique équivalent des réunions Tupperware, consistant à borner les femmes dans les questions sexuelles, une déviation qui les empêche de s’ouvrir à la société et donc à l’émancipation sociale.

Cette façon d’aborder la question des femmes à travers une sorte d’obsession sexuelle a depuis les années 1970 amené un nouveau cycle de consommation. Derrière la prétendue réappropriation de leur plaisir, les femmes sont désormais victimes et/ou rabatteuses pour le sexe facile pour les hommes, gratuit ou tarifé.

C’est à travers des exemples comme celui-ci qu’on voit que l’absence d’antagonisme avec les valeurs capitalistes amène le patriarcat à se régénérer dans les initiatives féministes elles-mêmes.

Par conséquent, quand Dora Moutot choisit d’assumer récemment son partenariat avec l’application « Wyylde », c’est comme le dénonce l’inflexible Collectif Abolition Porno-Prostitution, un pied de nez aux féminisme et à la lutte contre la prostitution.

En effet, ce « partenariat » signifie faire la promotion d’une plateforme pour des rencontres « libertines », où on trouve sans grande surprise beaucoup de profils de femmes venues de plateformes de vente de contenu pornographique comme Mym ou Onlyfans mais aussi de rabatteurs pour la prostitution ou des tournages X. C’est naturellement abject et rejoint complètement la démarche d’hommes misogynes qui poussent des jeunes femmes dans le proxénétisme et autres pratiques décadentes et destructrices.

Sans surprise, elle est soutenue par Marguerite Stern, ces deux personnalités ne jurant toutes deux que par « la liberté de penser », revendiquant chacune personnellement l’absence de dogme, de fidélité à un courant et quasiment d’être à elle-seule à l’origine d’une pensée féministe.

On peut considérer qu’on est là au cœur et à l’apogée du libéralisme. Pas de fidélité à des principes, au contraire, il s’agit de transformer des convictions en promotion personnelle via les réseaux sociaux. L’équivalent d’un Aymeric Caron pour le féminisme en somme.

On a donc sur le plan du militantisme, une opération d’engloutissement complet des initiatives par le capitalisme. Il faut être incroyablement stupide ou naïf pour en attendre quoique ce soit, ou considérer n’importe quelle figure d’un compte avec beaucoup de « followers » comme autre chose qu’un ou une opportuniste incapable de convictions.

Si les féministes radicales ont, dans la séquence de ces huit dernières années, permis de faire vivre la ligne universaliste, l’unique option pour l’émancipation des femmes est la gauche historique. Seule capable de combattre et dépasser le post-modernisme en assumant l’héritage universaliste.

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Un 8 mars placé sous le signe de la guerre en Ukraine

La décadence capitaliste ruine la Cause des femmes.

Le premier article traitant de l’Ukraine sur agauche.org date de février 2018 est intitulé La « sexualisation agressive » et iconique de la femme ukrainienne. Depuis l’effondrement de l’URSS en effet, l’Ukraine est un bastion de la prostitution en raison de l’effondrement tant de l’économie (et du niveau de vie) que de la destruction générale des tissus sociaux. Une des principales contre-réponses a également été une sorte de féminisme dévoyé pro-nazi, qui n’existe d’ailleurs plus aujourd’hui, les femmes étant totalement réduites au statut de gestionnaire d’intendance, et ce d’autant plus avec la guerre.

Car l’armée ukrainienne n’est pas populaire et de ce fait n’accueille pas les femmes, en faisant encore moins des dirigeantes. C’est évidemment la même chose du côté russe et c’est une catastrophe car on a ici un grand vecteur patriarcal. Et avec la tendance à la guerre qui se généralise, ce vecteur va devenir toujours plus prégnant. Le féminisme bourgeois et petit-bourgeois des pays occidentaux, qui vise simplement à réimpulser le capitalisme en installant des femmes dans des fonctions auparavant trustées par des hommes, va tout simplement s’incliner devant les nécessités patriarcales-militaristes du moment, il va tomber le masque.

Et il le fera de gré ou de force, car la tendance est d’ailleurs déjà installé de la logique comme quoi il faut des troupes prêtes à l’attaque et le consumérisme hédoniste turbocapitaliste à la LGBT ne satisfait pas cela, il faut donc le mettre de côté. C’est la ligne politique d’Eric Zemmour et Marion Maréchal.

Pour assumer la Cause des femmes, il n’y a donc plus que le Socialisme, parce que seul le Socialisme réfute tant le conservatisme conférant à la femme une place subordonnée que le turbocapitalisme qui ne considère que des individus et rejette même l’existence des femmes (être femme serait un choix qu’une personne ayant un corps d’homme pourrait faire, etc.).

Seul le Socialisme comprend dans quelle mesure les femmes sont opprimées depuis le patriarcat triomphant du matriarcat au début des sociétés humaines, avec l’agriculture et l’élevage, et ce que cela signifie dans les rapports aux animaux et à la Nature, et inversement dans les rapports aux aventures militaristes d’esprit patriarcal.

La guerre en Ukraine est en ce sens un tournant historique pour le féminisme, car dans la bataille pour le repartage du monde, il n’y a aucune autre place que dans la convergence avec la guerre, avec l’esprit de conquête, de soumission, alors que le capitalisme en décadence accentue encore plus les traits déjà présents de la violence matérielle à l’encontre des femmes. Soit la Cause des femmes se fait emporter par la guerre, soit elle triomphe dans le Socialisme. Entre les deux, tout s’efface.

On a un sinistre exemple de cela avec Arthur do Val, député de droite de l’État de Sao Paulo au Brésil. Parti soi-disant pour aider la population en Ukraine, et bien entendu se faire valoir en fabriquant des cocktails molotov et en le médiatisant, il a tenu des propos qui ont fuité car il les avait envoyés par messages. Cela donne :

« Elles te regardent et elles sont faciles, parce qu’elles sont pauvres. Quand elles ont vu mon compte Instagram plein d’abonnés, ça a super bien marché. »

« Je viens de traverser la frontière entre la Slovaquie et l’Ukraine à pied et je n’ai jamais vu autant de jolies filles. Dans la file d’attente des réfugiés, il n’y avait que des beautés. Si tu prends la file d’attente de la meilleure boîte de nuit de Sao Paulo, ça n’arrive pas aux chevilles de cette file des réfugiés. »

C’est exemplaire de comment des « bonnes intentions », s’inscrivant hors du Socialisme, basculent immanquablement dans la décadence. Un autre exemple concerne la GPA, dont l’Ukraine est un bastion de la GPA (Les horribles coulisses de la GPA en Ukraine, article d’octobre 2020). Les médias se sont lentement attardés sur le sort des « pauvres » parents ayant des soucis pour récupérer « leur » enfant acheté en Ukraine. Cela a été absolument ignoble.

Et, catastrophe encore, la Droite mène depuis une semaine une grande offensive sur ce thème, dénonçant avec raison ces gens indignes abandonnant la (vraie) mère ukrainienne dans un pays en guerre. La revue ultra-réactionnaire Valeurs Actuelles dénonce par exemple violemment la clinique ukrainienne de GPA BioTexCom qui après avoir proposé des bébés « Black Friday » met en ligne une vidéo d’un abri anti-aérien pour accueillir les clients. La manif pour tous a organisé un happening au pied de la Tour Eiffel le 5 mars, tout en faisant la promotion de Marion Maréchal qui bien entendu pourfend la GPA sur une base conservatrice révolutionnaire.

Il y a également une pétition contre la GPA en Ukraine. Et cet impact de l’Ukraine, de la guerre en Ukraine, sur la Cause des femmes, rappelle qu’il n’existe pas de porte de sortie individuelle, que la question est à la fois historique et mondial. Le monde doit changer de base, entièrement. La question de la guerre est devenue centrale et le féminisme doit être en première ligne dans la bataille pour le Socialisme.

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Beach handball: amendes pour des Norvégiennes en short et non en bikini

La Fédération européenne de handball exige le spectacle hypersexualisé.

L’Euro du Beach Handball vient de se terminer, avec le succès des Danois chez les Hommes et des Allemandes chez les femmes. Ce sport consiste en du handball sur sable, avec deux équipes de quatre personnes jouant deux petits matchs, avec des penaltys en cas d’une victoire de part et d’autre. Le sport est très physique et assez spectaculaire, car un point marqué de manière spectaculaire compte double justement (en happant la balle et en tirant directement, sans toucher le sol en mode « kung fu » – en Suisse et en France cela compte même pour trois points).

Il exige naturellement un temps clément et idéalement des plages, aussi ce sport a-t-il comme nations marquantes le Brésil, la Croatie, l’Espagne, la Grèce, mais également les pays nordiques où on sait que la condition féminine est bien plus avancée qu’ailleurs, au sens où les femmes s’engagent davantage dans des activités physiques plus marquées.

Les Norvégiennes justement, qui ont terminé quatrième, ont été la cause d’un « scandale » lors du tournoi. En effet, la Fédération européenne de handball (EHF) entend faire de ce sport sur sable la même chose que ce qui se fait dans le Beach volleyball féminin. On sait comment dans ce sport il y a une hypersexualisation des femmes, le volley effilant de manière d’ailleurs assez prononcée les corps. Voici deux exemples d’un match de chaque sport.

Or, les Norvégiennes avaient porté, lors du match pour la troisième place, un short, et non le bikini exigé par la Fédération européenne de handball. Une amende de 1500 euros a été ainsi attribuée à l’équipe, soit 150 euros par joueuse. En fait, elles comptaient le faire même avant mais on les avait menacé de disqualification.

La fédération norvégienne a annoncé qu’elle payerait avec plaisir la somme, assumant le choix des joueuses de jouer comme cela leur semble le meilleur pour elles. Les médias norvégiens et le gouvernement sont également du côté des joueuses, bien entendu, de par la culture féministe locale, dans un pays où historiquement le mouvement ouvrier est extrêmement puissant.

Il faut dire que dans un tel pays les conditions imposées aux femmes ne pouvaient pas ne pas provoquer une contestation profonde. L’exhibitionnisme exigé correspond de manière flagrante à l’hypersexualisation liée au côté « plage ».

Ce n’est cependant pas le seul problème. En effet, le Beach volley a, de son côté, autorisé depuis 2012 le legging, le short, le t-shirt à manches courtes et celui à manches longues. Le but est d’internationaliser le sport et donc d’intégrer les pays où les traditions islamiques prédominent. Il s’agit de généraliser le sport, d’intégrer des équipes féminines voilées (comme celle de l’Egypte), d’organiser des tournois dans de tels pays. Ainsi, paradoxalement, des joueuses allemandes de Beach volleyball ont menacé de boycotter un tournoi au Qatar si le bikini était interdit. Elles ont finalement eu gain de cause, mais cela en dit long.

Cela reflète la situation pour toutes les femmes. La condition féminine est coincée entre le turbo-capitalisme hypersexualisé et la régression néo-féodale prétendant avantager la pudeur. Il faut donc que les femmes sachent rejeter les injonctions masculines… mais également qu’elles soient conscience de ces deux tendances historiques, sans quoi elles tombent de Charybde en Scylla.

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La Fédération Française de Rugby cède au délire transgenre

La pression culturelle LGBT sur la société française est immense. Il n’y a absolument aucun débat démocratique sur la question, aucun élan populaire (et pour cause), mais une minorité de grands bourgeois imposant leurs vues délirantes à la société.

Dernier exemple en date, la Fédération française de rugby qui prend une décision unilatérale en faveur des « trans », de surcroît avec un ton condescendant envers la population accusée d’exercer une « pression sociale » à leur égard.

Le communiqué de la FFR reprend tout le verbiage LGBT pour expliquer que, dorénavant, des hommes ont le droit de s’incruster dans les compétitions féminines, sous prétexte qu’ils mutilent leur organisme avec des hormones et affirment avoir une « identité » de femme.

C’est une véritable insulte au sport féminin, et il sera du devoir de toute personne véritablement de gauche que de soutenir les sportives défendant leur sport contre ce genre d’offensive masculine. Précisons par ailleurs, comme évoqué dans un article récemment (« sur la domination des athlètes «trans» dans le sport féminin »), qu’un traitement hormonal, aussi brutal et contre-nature soit-il, ne permet aucunement à un homme de ressembler à une femme. Les différences physiologiques entre les femmes et les hommes sont bien plus complexes qu’un simple dosage hormonal.

Voici ce communiqué, qui est une première historique en France reflétant une vaste offensive du turbo-capitalisme :

« La FFR s’engage pour l’inclusion des trans-identitaires dans le rugby

La FFR, grâce au vote à l’unanimité de son Comité Directeur, est honorée de valider l’inclusion des Trans Identitaire (TI) au sein de ses compétitions officielles à partir de la saison prochaine. 

Le 9 octobre 2020, World Rugby, après la décision du CIO, WA et de l’IAF d’être plus respectueux des TI en les autorisant, sous certaines conditions prescriptives médicales et administratives, à pratiquer un sport officiellement, a pris conscience de l’extrême difficulté pour les TI de pratiquer le rugby. Mais après avoir confié à une commission médicale le soin de connaitre les tenants et les aboutissants pour une pratique de compétition, World Rugby a choisi de ne pas la conseiller aux fédérations sans pour autant l’interdire. De fait chaque fédération est libre ou non de l’accepter.

La CADET (Commission Anti-Discriminations et Egalite de Traitement), composée de personnes reconnues et avisées à toutes les problématiques discriminatoires a étudié, en toute objectivité, si la FFR devait aussi ouvrir les portes des vestiaires à ces passionné(es)s de rugby mais qui, écrasé(es)s par la pression sociale n’osent, ni entreprendre une démarche risquée car non encadrée. 

Afin que la pratique du rugby s’effectue équitablement, et sans risque, le Comité Directeur de la FFR a validé les préconisations proposées par la CADET pour les l’inclusion des TI, transsexuels et transgenres :

  • Les transsexuels, réassigné(e)s physiquement et reconnu(e)s dans leur sexe actuel peuvent évoluer dans toutes les compétitions officielles organisées par la FFR, dans la catégorie du sexe administratif, sans aucune condition préalable.
  • Les transgenres (TG), non opéré(e)s pourront évoluer dans toutes les compétitions officielles organisées par la FFR aux conditions suivantes ;
    • Ils et elles doivent être reconnus administrativement dans leur nouveau sexe (h/f et f/h) par l’autorité civile de leur pays.
    • Les TG (h/f) doivent attester qu’ils suivent un traitement hormonal depuis, à minima 12 mois.
    • Les TG (h/f) ne doivent pas dépasser le seuil de 5 nanomole/Litre du taux de testostérone. Aucune restriction pour les TG (f/h).
  • Une commission adéquate (CADET ou spécifique) étudie chaque cas dans les délais de 2 mois pour valider l’iniquité des gabarits dépassant la norme médiane et dans un esprit d’inclusion et d’objectivité se prononce à la majorité des 2/3.
  • La CADET désignera un référent pour soutenir le suivi et l’intégration des joueurs et joueuses qui rentrent dans ce cadre compétitif (exemple gestion des vestiaires, etc..

Pour la Journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie, célébrée dans 70 pays du monde, qui consacre que le principe d’égalité de traitement est un droit fondamental pour tout citoyen, la FFR est honorée de valider l’inclusion des TI au sein de ses compétitions officielles. La FFR est heureuse et fière d’accueillir, sans distinction de race, de religion, de sexe et désormais de genre, officiellement, celles et ceux qui comme nous sont unis par une même passion, le jeu de rugby.

À deux ans de la Coupe du Monde en France, elle envoie un signe bienveillant et résolu, pour que le respect des minorités soit un droit irréfragable dans notre sport.

Jean-Bernard Moles, président de la CADET : « Cette inclusion dans les règlements de la FFR est une avancée unique et majeure qui, j’espère, sera suivie par d’autres fédérations. La lutte pour extirper la communauté LGBT+ de la secrétude est essentielle, mais désormais il faut la gagner. C’est ce que nous avons fait avec cette réglementation pour les trans-identitaires, mais nous allons continuer, sans relâche avec, dès la rentrée, une vaste campagne sur le ;  » No, Chut « , le  » Coming in « ,  pour faire admettre à tous qu’une personne homosexuelle ne doit plus avoir à dissimuler son orientation sexuelle. L’Intégration tant qu’il ou elle joue est l’objectif, la révélation une fois les crampons raccrochés est un aveu d’échec pour nos fédérations. »

Serge Simon, vice-président de le FFR : « Le rugby est un sport inclusif, de partage, sans distinction de sexe, de genre, d’origine, de religion. La FFR est intraitable contre toute forme de discrimination et œuvre au quotidien pour que chacun puisse exercer sans contrainte son libre-arbitre dans le rugbyEn effet il est important de permettre à tous nos licenciés de pratiquer leur passion dans le respect des droits de chacun.»

Composition de la CADET (Commission anti-discriminations et égalité de traitement) : Jean-Bernard Moles ( Docteur en Sciences des Sports), Serge Simon (Vice-président de la FFR), Laetitia Pachoud (vice-présidente de la FFR en charge des solidarités) Patrick Vignal (Membre de la commission sport à l’Assemblée Nationale),  Rachel Khan (ancienne athlète de haut-niveau, Chargée des sports à la LICRA),  Sandra Forgues (ancienne championne olympique et du monde de canoë-kayak, conférencière sur la transidentité), Laurent Delmon (ancien joueur et arbitre FFR, chargé de la lutte contre toutes les discriminations au sein des établissements publics), Hussein Bourghi (Vice-Président de la commission au Sénat sur l’aide aux victimes  d’agression et de discriminations), Denis Cahenzli (Président du club de rugby d’Aulnay), Anne Ghiles, (entraineur Le Bouscat féminin XV) »

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Une tribune féministe de gauche dénonce la violence de l’activisme «trans»

Porteuses des idéaux de gauche, des féministes dénoncent un activisme « trans » ayant perdu la tête.

Voici la tribune, initialement publiée sur le site Marianne.fr :

« Il y a des femmes qui aiment les femmes, et qui ne sont pas attirées physiquement par les hommes. C’est ainsi, et ce n’est ni un choix ni une revendication, c’est un état de fait. Naturellement, nous ne haïssons pas les hommes, simplement ce n’est pas sexuellement « notre truc ». Or, depuis quelque temps, on nous oppose – au sein même de notre famille politique qu’est la gauche – que nous devrions par conviction accepter des relations sexuelles non désirées avec des hommes ayant transitionné.

Nous, signatrices de cette tribune, témoignons avoir vécu des violences sexistes, punitives et sexuelles visant à « corriger » notre orientation sexuelle au sein d’espaces se présentant pourtant comme LGBTQIAP+, ou Queer-TransPédéGouinesNonBinaires. Ce n’est pas une légende urbaine.

Ce ne sont pas des cas isolés. Du reste, quand consécutivement à ces agressions, nous entreprenons de créer d’autres espaces pour nous réunir en toute sécurité et ensemble vivre sereinement notre homosexualité, nous subissons encore des brimades (agressions physiques, cyber harcèlement…) de l’extrême droite traditionnelle mais aussi de la part d’activistes qui arborent des symboles visuels de l’antifascisme (le mouvement antifasciste, qui existe depuis longtemps, fait bien sûr un gros travail de résistance, mais nous constatons qu’aujourd’hui, certains fascistes s’en revendiquent abusivement).

Parce qu’elle avait publié sur son blog un article sur les pressions faites aux lesbiennes pour coucher avec des hommes, la sociologue lesbienne Christine Delphy a été attaquée par un collectif de trois personnes lors d’une conférence de sociologie qu’elle donnait à Toulouse. Ses agresseurs se sont employés violemment à bloquer la tenue de la conférence, pour y lire un communiqué expliquant que « dire non à une femme en tant que lesbienne parce que cette femme a un pénis, c’est confondre identité sociale de genre et désirs ou pratiques sexuelles. »…  Autrement dit, si des hommes se décrètent comme étant des femmes « à pénis », ils gagnent de fait le droit d’avoir avec nous des relations sexuelles (indépendamment de notre consentement), et de confisquer notre visibilité !

Nous constatons que les hommes ayant transitionné tentent systématiquement de prendre le contrôle des associations lesbiennes et qu’ils arrivent là où celles-ci ne sont pas assez vigilantes. Dans les espaces qu’ils dirigent, nous devons subir des ateliers dits de « déconstruction des préférences génitales », des lavages de cerveaux pour surmonter notre aversion au coït et à la fellation.

Ce mouvement politique, qui a ouvertement utilisé la violence sexuelle punitive pour prendre le contrôle des institutions originelles de la communauté lesbienne et en dénaturer les revendications, cible maintenant le féminisme en général. 

Nous avons pu  constater cela à plusieurs reprises dans l’actualité récente, notamment avec l’affaire J.K. Rowling accusée d’avoir utilisé le mot « femme » sur Twitter, ou les violences commises contre des manifestantes le 7 mars dernier lors de la traditionnelle manifestation du 8 mars (déplacée un jour avant en raison du couvre-feu). Nous allons citer les faits tels que décrit le lendemain par des journaux comme Charlie Hebdo.

Attaquées pour avoir brandi des pancartes critiquant le système de la prostitution (en manifestation féministe…), elles ont été la cible de multiples jets d’œufs ininterrompus de la part d’autres manifestants portant des drapeaux queer et antifa qui les traitaient de « putophobes » et de « transphobes ». Il a fallu que d’autres féministes interviennent pour les exfiltrer, non sans s’être auparavant castagnées avec les jeteurs d’œufs.

Voilà qui donne une idée de ce qu’à quoi nous sommes confrontées depuis deux ou trois ans déjà, quand nous tentons par exemple d’organiser des soirées dansantes ou des tournois de foot non mixtes dans des espaces pourtant privés.

Quand nous parlons de violences sexuelles punitives, j’insiste, nous n’exagérons pas : les concernés le reconnaissent d’ailleurs eux-mêmes, puisqu’il suffit de voir avec quelle violence leurs menaces s’étalent ouvertement sur les réseaux sociaux… Dès lors qu’ils ont, pour unique argument, accusé leurs contradictrices de « haine » et de « violence morale », tous les déchaînements leur semblent permis.

Parmi les signatrices de cette tribune, il y a du reste des femmes intersexuées qui demandent qu’on arrête de les utiliser, pour faire dire tout et n’importe quoi à la biologie : il y a de fait une différence entre les personnes intersexes (qui naissent avec des organes génitaux considérés comme ambigus puis sont donc « assignées » à un sexe via des opérations mutilantes), les personnes intersexuées (qui produisent trop ou pas assez d’hormones et /ou ont des organes reproductifs non fonctionnels), et les hermaphrodites (qui n’existent guère en dehors de la mythologie).

En effet, s’il existe bien des personnes qui naissent sans ovaires ni testicules fonctionnels, personne ne naît avec les deux à la fois. Or, on rencontre maintenant des jeunes qui croient en l’existence de personnes avec un utérus et des testicules fonctionnels après avoir lu des brochures militantes.

Par ailleurs, dans le même souci d’alerte de l’opinion publique et de recentrage du débat LGBT, nous entendons dénoncer les pressions toujours plus prégnantes exercées sur les jeunes lesbiennes pour accepter des injections de testostérone artificielle : dans certains centres LGBT en effet, des psychologues sont même formés à repérer les jeunes filles qu’ils prétendent identifier comme des « hommes trans refoulés qui s’ignorent », et les incitent à s’affirmer ainsi puis, en conséquence, à transitionner médicalement.

De pareilles pratiques ne nous renvoient-elles pas plus d’un siècle en arrière, lorsqu’Alan Turing par exemple, l’inventeur de l’ordinateur, condamné en 1952 pour homosexualité avait eu le choix entre prendre des œstrogènes (hormones féminines) artificielles ou aller en prison ?

Du reste, en Suède, où les enfants sont autorisés à tenter de changer de sexe avec l’accord de leurs parents, une étude gouvernementale a montré que 15 % des fillettes qui en faisaient la demande étaient autistes et 19 % hyperactives : voilà quand même qui interroge sur le bien-fondé de ces pratiques médicales sur des êtres juvéniles, et qui du moins réclameraient sans doute une réflexion collective non idéologisée.

Nous sommes de gauche et si aujourd’hui nous écrivons, c’est pour informer le grand public de la grande inversion en cours dans le féminisme français. Aux yeux de ce pseudo-féminisme inversé, quand une femme dit non ce n’est pas forcément non, les femmes oppriment les hommes en dénonçant des violences sexuelles et les enfants peuvent consentir à tout et n’importe quoi.

Quant à nous, nous savons que l’Histoire nous donnera raison. Regardez donc outre-Atlantique : là-bas, ils ont déjà commencé à revenir sur les excès de tout cela. Le vent tourne.

Signatrices :

Camille Girard, auxiliaire de vie

Carole Barthès, graphiste

Chantal Hervouet, cadre de la fonction publique

Claire Raynaud Gauthier, couturière

Muriel Petit, enseignante

Agnès Rakovec, musicienne

Julie Gosselin, informaticienne

Florence-Lina Humbert, journaliste

Sophie Plisson, archéologue

Sarah Masson, doctorante,

Marie Moisdon, formatrice féministe.

Soutien :

Marie-Jo Bonnet, historienne, écrivaine et militante féministe

Pilar Aguilar Carrasco, critique de cinéma et militante féministe

Laurence Croix, psychanalyste et maître de conférence à l’université.

Delphine Girard, professeur de Lettres. »

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L’idéologie trans-genre menace le sport féminin dans une loi votée par l’Assemblée nationale

Le 18 mars 2021, l’Assemblée nationale a voté une loi anecdotique visant à « démocratiser le sport en France ». Toutefois, parmi les amendements adoptés, il y a celui du député LREM Raphaël Gérard remplaçant le mot « genre » par l’expression « identité de genre ». Cela n’a l’air de rien, mais c’est en fait une offensive très sérieuse de la part de l’idéologie trans-genre et c’est une agression ouverte contre le sport féminin.

Le sport féminin pose un véritable problème aux partisans de l’idéologie trans-genre. Reconnaître le sport féminin, c’est en effet reconnaître la nature, c’est prendre en compte la réalité biologique qui fait que la physiologie des hommes et des femmes est différente. Nous avions abordé cela de manière précise et avec des exemples dans l’article « Twitter censure une discussion sur la domination des athlètes «trans» dans le sport féminin ».

Cette reconnaissance de la biologie dans le sport, par définition, écrase totalement l’idéologie trans-genre, puisqu’elle catégorise strictement les hommes et les femmes. Il y a donc des tentatives pour casser cela. Le député LREM Raphaël Gérard est particulièrement actif sur cette question « trans », et c’est justement la raison pour laquelle il a fait adopter un changement sémantique sur « l’identité de genre », afin d’ouvrir une brèche.

LREM agit ici évidemment comme vecteur du libéralisme, de la conquête de nouveaux marchés par le capitalisme.

Initialement, le texte consacrait « l’égalité », « sans distinction en raison du sexe, de l’orientation sexuelle, du genre, du handicap ou tout autre motif ».

Déjà, cette formulation est problématique car, au sens strict, cela reviendrait à interdire la distinction entre sport masculin et sport féminin puisqu’il ne faudrait pas faire de « distinction » sur le genre ou le sexe. En tout cas, le député LREM Raphaël Gérard a ensuite proposé et fait adopter un sous-amendement remplaçant le mot « genre » par l’expression « identité de genre ».

Et là, cela prend un autre sens, puisque reconnaître une soi-disant « identité de genre », cela revient à nier entièrement la réalité biologique. Parler « d’identité de genre », c’est en fait affirmer que les hommes et les femmes seraient uniquement des réalités « sociales », des constructions, et donc relèveraient d’un choix, et non-plus d’une simple réalité biologique, objective.

Ainsi, avec cette loi refusant les distinctions au nom d’une soi-disant « identité de genre », un homme qui affirme être une femme pourrait prétendre à concourir avec les femmes, puisqu’il ne faudrait pas le discriminer sur ce critère… Cela n’a l’air de rien comme ça, mais c’est en fait quelque chose de très grave que les députés français ont choisi d’inscrire dans la loi.

C’est une véritable agression contre le sport féminin et donc contre les femmes en général. La France est préservée pour l’instant, mais rappelons qu’il existe déjà de part le monde de nombreux cas d’hommes s’incrustant dans le sport féminin, au nom de l’idéologie trans.

Il ne faut surtout pas être dupe de la portée de ce changement dans la loi, car c’est un véritable acte militant en faveur de l’idéologie trans. Le député LREM Raphaël Gérard l’assume totalement dans l’exposé du sous-amendement en expliquant :

« Le genre s’inscrit dans un cadre plus général de l’égalité réelle entre les hommes et les femmes, tandis que l’identité de genre renvoie aux discriminations à l’égard des personnes transgenres ».

Il est ajouté plus loin :

« Dans ce contexte, le présent amendement vise à offrir les mêmes garanties de protection aux personnes transgenres dans l’accès à la pratique sportive que celles déjà offertes aux femmes et aux autres catégories de la population explicitement identifiées dans le cadre du droit de la non-discrimination ».

C’est on ne peut plus explicite. Le député s’est d’ailleurs empressé de déclarer :

« Je salue l’adoption de mon amendement qui consacre le principe d’égalité d’accès des personnes trans dans la pratique sportive ! »

Mais ce n’est pas tout. Il y avait également d’autres amendements allant encore plus loin, et qui ont fort heureusement été rejetés. Toutefois, les associations LGBTI sont montées au créneau et elles disposent de forts relais médiatiques. Il y a même un article du site France TV sport, c’est-à-dire une chaîne publique, leur donnant la parole :

« Les amendements ont été déposés par Raphaël Gérard, député La République En Marche, et Bastien Lachaud, député La France Insoumise. Nous avons proposé que chaque fédération soit dotée d’un référent inclusion, c’est-à-dire une personne chargée de traiter les discriminations existantes à l’égard de la communauté LGBTI. Nous souhaitions également l’obligation de sensibilisation et de formation des équipes d’encadrement, notamment dans les centres de formation. Malheureusement, nous n’avons pas été entendus lors de l’examen de la loi en première lecture. »

Les partisans de l’idéologie trans-genre sont donc très agressifs et ils ne se contentent pas de petites avancées. Ils voudraient aller encore plus loin et obliger la société toute entière à se plier à leur délire contre-nature.

Fort heureusement, la France est un pays éduqué et développé culturellement, où les masses populaires, et particulièrement les femmes, ont un poids important dans la vie quotidienne, malgré leur passivité politique en général. Si les Français sont libéraux, s’ils tolèrent à chacun le droit de dire, faire, penser, être ce qu’il veut, jamais ils n’accepteront que les femmes se voient spolier le sport féminin par des hommes.

Les partisans de l’idéologie trans-genre en veulent toujours plus, ils cherchent toujours plus à s’imposer. Ils reflètent l’agressivité du libéralisme avec tous ses idéalismes sur le libre-arbitre. Mais en faisant ça, ils risque surtout à un moment de se faire balayer massivement, et probablement violemment, par les gens, par la société elle-même.

Le problème, c’est évidemment que cette colère populaire est surtout captée par la Droite et l’extrême-Droite, qui la dévoient vers le conservatisme viriliste et la promotion des mœurs arriérées, beaufs, etc. C’est pourtant à la Gauche d’assumer une telle question, de dénoncer l’idéologie trans, de défendre le droit démocratique des femmes au sport féminin, de hisser le drapeau de la Raison pour la reconnaisse de la nature et la célébration des réalités naturelles.

L’idéologie LGBTIQ+ est clairement l’expression du turbo-capitalisme, ce n’est pourtant pas difficile à voir !

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Agressions de féministes: le communiqué d’« Osez le féminisme »

Voici le communiqué du collectif « Osez le féminisme », dénonçant les agressions de féministes opposées à la prostitution lors des manifestations autour du 8 mars 2021. Il se forme maintenant un front démocratique contre les agresseurs d’ultra-Gauche « antifa », et c’est une chose absolument nécessaire.

« Non, on ne peut pas être « féministe » et agresser des survivantes de la prostitution et des féministes le 8 mars.

Lors des manifestations autour du 8 mars, à Tours, Montpellier, Toulouse, Paris, des survivantes de la prostitution et des féministes ont été insultées, menacées, agressées, leurs pancartes arrachées. C’est inadmissible !

Des “féministes” adoptent les stratégies des agresseurs et agressent dorénavant d’autres féministes. Nous connaissons bien ces stratégies contre lesquelles nous nous mobilisons lorsque nous soutenons toutes les victimes de violences sexistes et sexuelles. Mais, comment supporter que des féministes soient désormais les cibles de ces mêmes violences commises par des personnes qui se déclarent féministes ?

Les violences s’aggravent de manifestation en manifestation. Cela a commencé avec des bousculades. Les pancartes qui dénonçaient la violence de la prostitution étaient violemment arrachées et dégradées.  D’autres violences ont suivi, dans plusieurs villes, à Toulouse, Marseille, Paris, Strasbourg en 2019, puis en 2020, des manifestantes bousculées et attaquées, des rassemblements féministes perturbés, des campagnes virulentes en ligne, de la diffamation ou encore des appels au viol et au meurtre.

Le 7 et 8 mars 2021, lors de rassemblements féministes à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, à Paris, à Tours, à Toulouse et à Montpellier, des militantes pour l’abolition du système prostitueur et pornocriminel ont été insultées, bousculées, attaquées, menacées de mort.

A Paris, les pancartes affichaient un simple rappel des faits : “Jacquie et Michel, accusé de viols, proxénétisme et traite humaine”, d’autres dénonçaient le proxénétisme ou la pédocriminalité : “Mineure prostituée, adulte responsable”. Elles ont été arrachées. Certaines des militantes attaquées sont des survivantes de la prostitution. Elles étaient là pour dénoncer les viols qu’elles ont subi, commis par des proxénètes et des “clients” prostitueurs. La prostitution est un système de viol tarifé, l’acmé de la violence masculine, elles étaient là pour en témoigner.

Dans le contexte #METOO de libération de la parole des femmes, il est déjà inacceptable de ne pas les écouter, alors que dire des agressions qu’elles ont subi au sein même d’une manifestation féministe !

Des groupes “antifascistes” qui défendent le libre « choix » de se prostituer et “l’émancipation par la prostitution”, attaquent désormais toute femme qui aura un avis différent du leur, même une femme qui aura elle-même été directement concernée, victime du système prostitueur ou pornocriminel. Leur déni des violences exercées par le système prostitueur est total. Et dans une ultime inversion des rôles, les victimes  du système prostitueur ainsi que les travailleuses sociales qui accompagnent au quotidien les personnes en situation de prostitution sont accusées de « putophobie »… 

Le refus de débattre est patent. Il n’y a plus de nuance, il ne reste que le souhait d’imposer leur dogme par la violence. Leur violence a pour objectif de confisquer la parole des femmes. Nous ne l’acceptons pas !

Nous nous inquiétons de voir chaque année les violences s’aggraver. Cette fois, les survivantes de la prostitution ont du être “exfiltrées”. Sans cette protection entre féministes, comment cela se serait-il terminé? 

Nous refusons la silenciation imposée par ces groupes, nous condamnons fermement leurs violences. Les attaques verbales, les agressions, jeter des projectiles sur des femmes, les bousculer, les menacer de viol et de mort : ces pratiques masculinistes sont intolérables et doivent être dénoncées par l’ensemble du mouvement féministe.

On ne peut pas être féministe quand on menace et agresse d’autres féministes.

On ne peut pas être féministe quand on ne pas condamne pas toutes les violences subies par les femmes et par les féministes.

Aux féministes victimes de ces violences, nous renouvelons toute notre solidarité et notre sororité. « 

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«La prostitution est une violence machiste, pas un travail»

La militante féministe Daria Khovanka avait préparé un discours pour la manifestation parisienne du dimanche 7 mars 2021, à l’occasion du 8 mars. Elle n’a pas pu le lire, car elle a été agressée en raison de sa conviction anti-prostitution par un groupuscule d’ultra-gauche aux méthodes et au style d’extrême-Droite.

Si elle a été censurée place de la République à Paris, ses mots ont cependant été publié par le Mouvement du Nid, comme une tribune. Nous relayons avec conviction cette tribune pleine de sens. N’importe qui réellement à Gauche ne peut que saluer ces propos fermes et forts de Daria Khovanka. Précisons qu’elle a elle-même survécu à cette forme d’esclavage qu’est la prostitution, qui n’a rien d’un « travail ».

« Nous sommes là aujourd’hui pour porter la voix de nos soeurs survivantes de la prostitution. Mais aussi celles des femmes qui se battent en ce moment même pour survivre, et surtout, pour celles qui n’ont PAS survécu.

Nous sommes là pour les filles et les femmes qui subissent indirectement les conséquences de l’existence de ce système : celle d’être partout, tout le temps, prostituables aux yeux des hommes. Celle aussi de subir une sexualité de plus en plus destructrice et violente à cause d’une culture porno ultra populaire. Nous sommes là pour Grace, Aimée, Karima, Anaïs, Lola… et tant d’autres.

Nos amies, nos soeurs dont nous portons en nous les récits traumatiques, dont nous partageons l’expérience et la souffrance indicible d’avoir été vendues, et pour certaines d’entre elles, dont nous portons le deuil. Et en leur nom, nous ne cesserons de le répéter : la prostitution est une violence machiste, pas un travail.

Nous sommes un collectif de féministes sans frontières. Nous sommes là pour les femmes du monde entier qui sont, ou risquent d’être sexuellement exploitées. Nous nous sommes réjouies de la loi abolitionniste de 2016.

Des survivantes, comme Rosen Hicher, ont mené une lutte acharnée pour arracher cette victoire. C’était une très belle victoire, la reconnaissance, enfin, de la prostitution comme violence sexiste et sexuelle, la fin de la culpabilisation et de la persécution institutionnalisée des victimes. Nous sommes en colère. En colère que cette loi soit peu et mal appliquée.

En colère contre le manque d’alternatives pour les femmes en situation de prostitution, en colère contre l’insuffisance des moyens alloués face aux besoin immenses auxquels il est nécessaire de répondre pour leur offrir une chance d’échapper au système prostitueur : logement, soins médicaux et psychologiques, papiers, temps, dignité et sécurité. Nous voulons que les femmes n’aient pas à sacrifier leur sexualité sous la contrainte de la précarité.

Nous voulons que les femmes victimes de violence sexuelles accèdent à des soins appropriés avant de subir davantage de violences sous l’effet l’excitation traumatique. Nous voulons de la prévention pour que les filles et les femmes soient informées des conséquences traumatiques causées par la répétition de rapports sexuels non désirés.

Nous voulons que chaque femme ait le CHOIX, véritable, de ne PAS se prostituer. Nous sommes en colère parce que là ou la loi est appliquée, elle fonctionne et protège les femmes.

Mais comment pourrait-il y avoir une volonté politique de faire appliquer cette loi, de mettre plus de moyens à disposition des femmes et des organisations qui tentent de les aider, alors qu’une majorité de celles et ceux qui se prétendent féministes et alliés, font au contraire la promotion de la prostitution comme un libre-choix et nient la violence inhérente à ce système criminel pour en faire une profession comme une autre ?

Ceux-là ne reculent devant rien pour nous faire taire et chasser les féministes abolitionnistes des manifestations. À ceux et celles là, nous répondons que si nos proxénètes n’ont pas réussi à nous réduire au silence, ils et elles n’y arriveront pas non plus.

Lors d’un rassemblement féministe, le 25 novembre dernier, nous avons assisté à un discours honteux affirmant qu’en cette journée de lutte contre les violences faites aux femmes, la reconnaissance du « travail du sexe » devait être une priorité, discours acclamé par la foule entière.

Des gamines ont alors tenté de masquer nos pancartes abolitionnistes sous prétexte que nos messages étaient «oppressifs pour les travailleuses du sexe». Nous avons dû leur expliquer ce que signifiait être pénétrée à la chaîne par tous les trous, par des hommes qui nous méprisent. Nous brutalisent. Nous humilient. Nous objectifient. Nous violent.

Non, la prostitution n’est pas du sexe. Cette catégorie de militantes prétendent par ailleurs que le modèle abolitionniste ne fonctionne pas, mais n’ont-elles pas fait tout ce qui était possible pour que la loi ne soit pas appliquée ?

N’ont elles pas soutenu, à chaque instant, la pérennité d’un système phallocrate et misogyne au détriment des victimes ? Le système prostitueur est un système sexiste, classiste, raciste, industriel, capitaliste et pédocriminel.

Devons-nous rappeler l’âge moyen d’entrée dans la prostitution : 13 ans. Devons-nous rappeler que 95% des victimes de la traite des êtres humains sont des filles et des femmes, majoritairement à des fins d’exploitation sexuelle ?

Le système prostitueur est un système esclavagiste. La lutte pour l’abolition de l’esclavage n’est pas terminée, il reste une forme d’esclavage à éradiquer, qui concerne essentiellement les filles et les femmes, l’esclavage sexuel. »

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Encore des féministes agressées en manifestation à Paris

Les violences de la part des activistes queer deviennent une habitude à l’occasion du 8 mars… En 2020, des féministes avaient déjà été agressées par l’ultra-gauche anarchiste. Cette année encore, des violences ont eu lieu sous la bannière « antifasciste » en montrant un visage particulièrement réactionnaire et puérile.

Ce dimanche 7 mars avait lieu un rassemblement féministe sur la place de la République à Paris où le Collectif Abolition Porno Prostitution (CAPP), le collectif L’amazone et sa fondatrice Marguerite Stern étaient présentes pour revendiquer l’abolition du système pornographique et prostitutionnel.

On pouvait lire sur leurs pancartes « Nous voulons des moyens pour que les femmes puissent sortir de la prostitution », « la porno-prostitution est raciste, sexiste, capitaliste », « Jacquie & Michel mis en examen pour viol, proxénétisme et traite d’être humains aggravé » ou encore « vive le sexe féminin ». Un collage disait également : « mineure prostituée : adultes responsables, clients et proxos criminels ». La base du féminisme en somme.

Si quelques manifestantes post-modernes avaient déjà arraché une pancarte dès le début, c’est au bout d’une heure qu’un groupe d’ « antifas » de l’Action Antifasciste Paris-Banlieue (AFAPB) est arrivé pour défendre la prostitution à l’aide d’œufs lancés sur les survivantes du CAPP.

https://twitter.com/IbtissameBetty/status/1368676038935511041

Ces militants et militantes de l’AFAPB devaient avoir 20 ans de moyenne d’âge, sans doute recrutés sur Instagram, c’est ce qui explique en partie la platitude de leur argumentaire publié sur Twitter pour rendre compte de leur action anti-féministe.

Ce groupe militant arrive à agglomérer de manière incroyable des queer, des trans « putes », des « décoloniaux » et des antisémites. En effet, les vidéos postées par les manifestantes féministes montrent un jeune portant un sweat floqué du « A » anarchiste, sans doute s’identifiant comme « non-binaire » faisant une quenelle avant de faire semblant de jeter une bouteille.

De tels énergumènes détruisent l’antifascisme et le féminisme de l’intérieur, un tel spectacle est consternant, mais malheureusement pas étonnant lorsque l’on connaît la lente déchéance politique de la gauche, complètement asphyxiée par le post-modernisme.

On est bien loin des préoccupations des femmes, qui se retrouvent davantage dans la lutte contre la marchandisation de leur corps, de celui de leur fille. Encore faut-il côtoyer des femmes du peuple et leur poser la question pour le savoir.

La seule raison pour laquelle ce courant post-moderne peut agir de la sorte, c’est qu’en cette période de recul général de la vie démocratique, la masse des femmes ne s’intéresse pas à ce qu’il se passe à Paris le 7 mars lors d’une manifestation.

Mais quand le vent tournera, quand les femmes du peuple prendront massivement en main leur destin, ce qui est sûr c’est que les post-modernes seront les premiers à sentir le sol se dérober sous leurs pieds.

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Les femmes ont besoin de principes pour se protéger du cannibalisme social

Le capitalisme propose une société « ouverte » qui est le masque du spontanéisme profitant forcément à la décadence, notamment aux dépens des femmes.

L’agression de féministes lors d’un cortège le 7 mars 2021 est une énième expression du caractère nihiliste du sponténisme d’ultra-gauche, qui se prétend plus radical que tout et foule perpétuellement aux pieds les principes démocratiques. On lit de manière fort juste dans l’article de Charlie Hebdo Quand des « antifas » s’en prennent à des féministes lors d’une manifestation que:

« Sur place, on a pu constater en fin d’après-midi qu’un des membres de ce groupe menaçait même d’envoyer une bouteille de verre sur les militantes.

Ce ne serait pas drôle sans un gloubi-boulga idéologique. Les « antifas » accusent aussi les militantes présentes d’être transphobes. Marguerite Stern, ancienne Femen connue pour ses propos parfois controversés sur les trans, et qui tenait une pancarte « Vive le sexe féminin », a été l’objet d’attaques. Elle a même reçu en message privé ce genre de menaces : « Ne te pointe pas à la manif si tu ne veux pas recevoir du sperme de meuf trans dans la tronche . » Du grand féminisme. »

Gloubi-boulga idéologique : l’expression est bien choisie. Car il n’y a rien d’intelligent, rien de construit, aucun appui historique ou culturel. C’est seulement de la prétention, de la vanité viriliste ou estudiantine. Et c’est pourquoi la Femen Inna Shevchenko – les femens dont elle fait partie ont également été agressées – a tort de dire :

« Enfin, indépendamment de mon admiration et de ma solidarité avec toutes les féministes, je suis terrifiée de voir l’orthodoxie idéologique croissante au sein du mouvement féministe maintenant aussi en France. Je suis terrifiée par tous les dogmes… et en cette #JourneeDesDroitsDesFemmes j’espère que le féminisme ne deviendra pas prisonnier du dogmatisme et de la polarisation. »

C’est erroné de dire cela. Car qui peut se permettre justement l’absence de dogmes, de valeurs, de principes ? Ceux qui abusent, justement. Les femmes perdent toujours quand il n’y a pas un cadre bien établi. Il est étonnant qu’Inna Shevchenko ait d’ailleurs une telle conception libérale alors qu’en même temps elle constate que :

« Les racines de notre combat [celui des Femen] viennent d’Europe de l’Est, d’Ukraine, nous n’avons pas une vision romantique de la prostitution. »

Car pourquoi l’Ukraine a-t-elle été transformée en bastion international de la prostitution ? Justement parce qu’il n’y avait plus de cadre social, plus de « dogme », c’est-à-dire de valeurs bien définies. Et dans ce chaos complet, la prostitution l’emporte. C’est ce qu’a cherché à montrer notamment le réalisateur Lukas Moodysson dans le film de 2002 Lilya 4-ever.

Dès qu’il n’y a plus de cadre, le cannibalisme social se répand. Les profiteurs se lancent, cherchant à utiliser les autres, à les exploiter. Et au lieu d’avoir des valeurs positives, culturelles, tournées vers les animaux et pacifiques, on a le clan, la brutalité, l’invective, les comportements véhéments. Lilya 4-ever a profondément marqué les esprits par la présentation du cannibalisme social se développant là où le tissu social a été détruit.

Les « antifas » – qui sont en fait des anarchistes n’ayant rien à voir avec le véritable antifascisme historique des socialistes et des communistes – reflètent parfaitement un tel cannibalisme par leur esprit d’agression, leur style emprunté aux ultras des stades de football. On est là dans la décomposition de la petite-bourgeoisie, alors que le capitalisme se ratatine.

Les femmes peuvent-elles éviter alors les dogmes et éviter la polarisation ? Pas du tout, elles doivent la prendre en main. Sinon, cela se fera à leurs dépens.

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8 mars 2021: les femmes doivent se défendre face à leur négation!

Si le capitalisme et les milieux universitaires prétendent que la condition féminine progresse en France comme dans le monde, en réalité la situation s’aggrave de jour en jour. Peut-on sérieusement croire que la cause des femmes avance alors que la chirurgie esthétique se généralise ?

Et comment pourrait-il en être autrement alors qu’il y a une crise sanitaire mondiale, une crise économique mondiale ?

À moins de croire que dans le capitalisme il peut y avoir de réels progrès, que l’Histoire est l’histoire des « courants de pensée progressistes », on ne peut que constater la perte de valeurs, la décadence à l’échelle d’une civilisation.

C’est tellement vrai que l’existence même des femmes comme réalité biologique est remise en cause par le capitalisme qui réduit tout à une identité individuelle, où tout dépend des choix de consommation, afin de toujours plus élargir ses marchés potentiels.

On « choisirait » d’être femme et de toutes façons chacun est différent, aucun mot n’est juste, on ne peut juger personne, etc. L’idéal serait un monde de consommateurs, tous indépendants des uns des autres, tous ayant « choisi » d’être qui ils sont.

D’où le libéralisme culturel, d’où la théorie du genre, avec l’idéologie des « trans » où n’importe quel homme qui le décide devrait être considéré comme une femme parce qu’il l’a choisi.Et ce n’est pas un hasard si justement les trans adoptent tous les clichés sexistes quant aux femmes au niveau des habits et des attitudes. C’est très révélateur.

C’est un simple reflet de la société de consommation qui déboussole les gens, qui les fait chercher une voie pour exprimer leur sensibilité malgré leur propre aliénation, et qui au lieu de se transformer se contentent de transformer fictivement leurs apparences. Le capitalisme propose des identités-clichés prêt-à-porter.

Et les femmes devraient pour cette raison cesser d’être elles-mêmes – elles qui luttent afin de l’être après des milliers d’années de déformation due à la prépondérance masculine – et adopter des comportements, des états d’esprit, des apparences décidé par les marchés proposés par le capitalisme.

C’est vraiment la fin d’une époque. Les femmes n’ont pas d’autres choix que se révolter de manière la plus large ou bien de céder la place à des identités fictives. Le capitalisme les piège d’autant plus aisément qu’il prétend faire se dissoudre le patriarcat alors qu’il vise à ce qu’il n’y aurait ni hommes, ni femmes, que des individus.

Le capitalisme veut que les gens se replient sur eux-mêmes et s’éloignent de ce fait toujours davantage de ce qui a une dimension universelle : le peuple, la classe ouvrière, les femmes, la démocratie.

La Gauche historique s’oppose à cette tendance et affirme au contraire l’universel. La Gauche historique est ainsi le drapeau de chaque femme qui, pour s’épanouir, doit passer par l’universel pour être en mesure de ne pas être écrasée par le capitalisme.

Ne pas voir cela fait tomber dans l’aliénation et la fuite en avant, et ne permet pas de sortir de l’exploitation !

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Documentaire sur l’idéologie de l’identité de genre et ses effets sur les femmes

Fin janvier, un documentaire en quatre parties sur la dysphorie de genre et le changement de sexe chez les femmes est sorti sur YouTube. Il a été réalisé durant la période des confinements par Vaishnavi Sundaris, une réalisatrice et féministe Indienne et il est désormais sous-titré en français.

Ce document a la qualité de contrebalancer la tendance médiatique du moment qui est de banaliser toute une série d’interventions médicales problématique, notamment chez les enfants et adolescents. Elle donne la parole aux femmes qui ont fait ou font marche arrière dans leur transition : les « détrans », des personnes animées d’une volonté de combattre une idéologie qui les a transformées en cobayes et en patientes à vie.

[pour avoir les sous-titres en français, il faut cliquer sur la petite roue dentée (paramètres) et choisir la langue ; pour afficher les sous-titre il faut sélectionner le logo à côté de la roue dentée ]

Voici la première partie, qui dresse le panorama d’une société misogyne qui retourne les femmes contre elles-mêmes (34mn) :

La partie 2 porte sur la médicalisation d’un phénomène social (47mn) :

La partie 3 donne à voir effets néfastes de la transition, le pourquoi de l’arrêt des traitements par les détransitionneuses (30mn) :

La dernière partie montre les balbutiements de l’opposition à l’idéologie transgenre et fini par une proposition féministe de lutte contre le patriarcat (41mn) :

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GPA: communiqué de la CIAMS dénonçant la conférence de La Haye

Nous publions ci-dessous un communiqué de la Coalition Internationale pour l’Abolition de la Maternité par Substitution (CIAMS), écrit par sa co-présidente Berta O. García. Elle y présente et dénonce vigoureusement les travaux antidémocratiques de la Conférence de La Haye, qui vise à rendre possible la GPA partout dans le monde, en dépit de la volonté des peuples et des lois des pays. Il y a là un enjeu fondamental, tant au nom des femmes et des enfants, que du Droit lui-même qui est encore une fois pris d’assaut par le libéralisme faisant du corps de la femme une marchandise.

Communiqué de presse

LE “GLOBAL BUSINESS » QUE LA CONFÉRENCE DE LA HAYE
TRAVAILLE EN SOUS MAIN À LÉGALISER :

L’EXPLOITATION DES FEMMES
ET L’ACHAT ET LA VENTE DE NOUVEAU-NÉS

Berta O. García @Omnia_Somnia

Co-présidente de la Coalition Internationale pour l’Abolition de la Maternité par Substitution (CIAMS)

La Conférence de La Haye de droit international privé travaille, depuis plus de cinq ans, à la légalisation de facto de la maternité de substitution

Un groupe d’experts à La Haye travaille depuis plus de cinq ans sur un protocole visant à résoudre la question de la filiation des bébés achetés dans le cadre des contrats internationaux de maternité de substitution. Mais non satisfaite de cette mission initiale, elle a délibérément choisi de l’élargir, couvrant désormais toutes les étapes du processus de maternité de substitution, y compris le choix de la mère « gestationnelle » par les parents commanditaires visés, les contrats, le consentement, les intermédiaires et les aspects financiers.

Qu’est-ce qui a conduit la Conférence de la Haye à contredire des principes fondamentaux tels que l’intérêt supérieur de l’enfant à rester dans sa famille d’origine, la prévention de la vente et de la traite des enfants au mépris ses propres conventions, comme la Convention de 1995 sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale ?

L’examen des 24 pays représentés dans ce groupe d’experts nous donne la réponse : certains sont des pays qui ont choisi de réglementer la maternité de substitution et donc de la rendre socialement acceptable et d’autres élaborent des textes de loi sous le manteau pour ouvrir leur pays à cette pratique. Et ce n’est pas un hasard si ce sont précisément les représentants des pays qui sont les plus virulents pour faire avancer le protocole de La Haye sur la reconnaissance des décisions judiciaires étrangères en matière de filiation dans le contexte des contrats internationaux de GPA. Si l’on ajoute à cela le fait que plusieurs des membres du groupe sont professionnellement impliqués dans l’industrie de la GPA, il est facile de deviner de quel côté la balance penchera ou, en clair, quel sera le parti pris de ce groupe qui a été désigné comme expert.

Quel rôle jouent les experts des quelques États abolitionnistes présents dans ce groupe : la Suisse où l’interdiction de la GPA est inscrite dans la constitution, l’Espagne, l’Italie, la France, la Suède et l’Allemagne qui l’interdisent sur leur propre territoire ?! Quelles directives leur sont données par leur gouvernement ? Quelle position adoptent-ils tout au long des débats ?

Comment défendent-ils la position de leur État ? Comment partagent-ils leur position abolitionniste commune ? De cette position abolitionniste, nulle trace dans les comptes rendus des travaux du groupe où la démarche réglementariste semble unanime.

Quel est le rôle de Kirsten Di Martino, conseillère principale de l’UNICEF pour la protection de l’enfance, qui est membre du groupe d’experts en tant qu’observatrice ?

Si, comme on peut s’y attendre, elle est là pour défendre la Convention Internationale des Droits de l’Enfant et son protocole facultatif sur la vente d’enfants, il est incompréhensible -si ce n’est pour des intérêts fallacieux- que ce groupe insiste et persiste dans sa démarche depuis plus de cinq ans.

L’UNICEF va-t-il se plier aux intérêts du marché au lieu de défendre le droit des enfants à ne pas être traités comme objet de contrat et de négociation, mais comme sujets de droits ?

Si ce protocole élaboré par ce groupe d’experts est approuvé par les Etats Membres, cela signifiera que la Conférence de La Haye s’est inclinée devant les intérêts privés et commerciaux de l’industrie, puisque, comme l’institution elle-même le reconnaît volontiers dans ses propres documents, il est maintenant bien connu que la maternité de substitution est une entreprise mondialisée («it is now well-known that surrogacy is a global business»).

Malgré que presque partout les contrats de GPA sont illégaux, ce fameux protocole sur lequel travaille ce groupe d’experts ouvrira la voie à la filiation à toute personne qui contourne la loi de son pays pour acheter un bébé dans un autre pays où l’exploitation reproductive des femmes a été légalisée, ou est tolérée, et où la vente d’enfants a cessé d’être un crime pour devenir un commerce très lucratif.

En réponse à cette situation, la Coalition Internationale pour l’Abolition de la Maternité de Substitution (CIAMS) a lancé une campagne d’information et un appel pour mettre fin aux travaux de ce groupe d’experts.

Elle a déjà été signée par des milliers de personnes et des organisations féministes et de défense des droits humains de 55 pays. L’appel peut encore être signé à ce lien [1].

La seule alternative à l’exploitation reproductive des femmes – toujours économiquement vulnérables – et à l’achat et la vente de nouveau-nés ne passe pas par sa réglementation, mais par l’abolition mondiale de cette pratique contraire aux droits humains les plus élémentaires.

À cette fin, notre Coalition a déjà rédigé un projet de convention internationale abolitionniste [2] à laquelle tous les États devraient adhérer afin que cette pratique inhumaine et cruelle soit renvoyée à l’histoire comme un mauvais souvenir du passé, tout comme l’esclavage le fut en son temps.

[1] http://abolition-ms.org/actualites/appel-international-pour-arreter-les-travaux-de-la-conference-de-la-haye-visant-a-reglementer-la-gpa/

[2] http://abolition-ms.org/actualites/projet-de-convention-internationale-pour-labolition-de-la-maternite-de-substitution/ « 

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«GPA: un marché aux femmes»: un dossier de la CIAMS en collaboration avec le Mouvement du Nid

Face aux diverses pressions pour la légalisation de la GPA, l’association abolitionniste de la prostitution le Mouvement du Nid s’est associée à la CIAMS (Coalition Internationale pour l’Abolition de la Maternité de Substitution) pour produire un dossier faisant le point sur cette pratique relevant du trafic d’êtres humains.

Le Mouvement du Nid, bien que fournissant un travail de terrain et d’information principalement autour de la prostitution, s’est toujours positionné contre la GPA en soulignant sa similitude avec la prostitution en terme de marchandisation du corps des femmes. Au-delà de son énorme activité de terrain en soutiens aux personnes victimes de la prostitution, de son travail en direction des pouvoirs publics, cette association féministe sait produire des campagnes en direction de la population. C’est là quelque chose de très important lorsque l’on vise à faire pression sur des législations futures.

En effet, pour empêcher à tout prix une généralisation de la GPA, la Gauche, les féministes ne pourront que miser que sur une importante mobilisation à la base, il faut absolument appuyer les démarches allant dans ce sens.

Voici l’introduction du dossier, qui contient de vrais arguments de gauche qui n’ont rien à voir avec la soupe libérale qu’on peut entendre de la part du bloc pro-prostitution, pro-GPA.

« C’est le premier dossier que nous consacrons à la maternité de substitution (dite aussi gestation pour autrui, GPA). Le parallèle entre cette pratique et la prostitution est souvent fait, notamment pour montrer l’instrumentalisation des femmes. Dans une perspective féministe, ce dossier permet de mieux connaître, comprendre et analyser un phénomène devenu, en une trentaine d’années, un marché mondial estimé à présent à 6 milliards de dollars, et qui pourrait atteindre 27 milliards en 2025 (Ugalmugle et Swain: 2019). La matière première de ce marché, ce sont les femmes: leurs corps reproductifs, leurs besoins matériels, leur supposé altruisme. Comme la prostitution, c’est une pratique d’exploitation des femmes, basée intrinsèquement sur des violences à leur égard. Si l’approche ici est résolument critique, il s’agit de dénoncer la démarche d’exploitation et l’industrie qu’elle génère, et nullement les femmes qui deviennent mères porteuses. »

Pour lire le dossier, cliquer sur l’image :

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Twitter censure une discussion sur la domination des athlètes «trans» dans le sport féminin

Un fil Twitter intitulé « Les athlètes transgenres et leur domination dans les sports féminins » a été censuré, en raison de la pression antidémocratique des partisans de l’idéologie transgenre. Ils sont de véritables inquisiteurs, menant un combat acharné pour la négation de la nature.

S’il y a bien un endroit où l’idéologie transgenre montre sa supercherie, c’est dans le sport. En effet, la différence entre les femmes et les hommes y est très marquée et dès le début du sport, les femmes ont exigé de pouvoir concourir entre elles (s’affrontant au passage aux réactionnaires tel le Baron Pierre de Coubertin leur interdisant la compétition).

Le sport féminin est une exigence démocratique évidente, afin que les femmes puissent s’exprimer et s’épanouir tout autant que les hommes dans la compétition sportive. Les différences entre les hommes et les femmes sont faibles et quasi insignifiantes dans la vie de tous les jours. Mais elles sont déterminantes en ce qui concerne la performance sportive et il n’y a donc pas d’équité en ce domaine, surtout dans le sport de haut niveau où tout se joue à des détails.

De fait, les femmes et les hommes ont une anatomie et une physiologie différentes qui fait que les seconds sont avantagés pour la plupart des performances physiques, en raison surtout de la capacité développer de la puissance (qui est la synthèse entre la force et la vélocité).

Il ne s’agit pas simplement d’hormones, mais de différences naturelles intrinsèques fondamentales qui sont impossibles à changer – la mutilation chimique à l’aide d’hormones n’y change rien. Cela tient à l’organisation de la structure osseuse, à la masse graisseuse, à la masse musculaire, à la taille du cœur ou encore au taux d’hémoglobine. Ces deux derniers aspects sont d’ailleurs fondamentaux : les femmes n’ont pas seulement moins de musculature que les hommes, elles ont aussi une moindre capacité à la mobiliser en raison de moindres volumes d’oxygène transportés.

N’importe qui connaissant un minimum le sport sait à quel point cette donnée, que l’on mesure par la Vo2 max (la capacité maximale du volume respiratoire), est fondamentale. Cela n’est pas vrai seulement pour les sports très physiques comme l’athlétisme ou le cyclisme, c’est également déterminant dans les sports plus techniques comme le football ou le tennis.

Ainsi, par exemple, les meilleures joueuses de tennis du monde peuvent se retrouver facilement en difficulté face à un tennisman bien plus faible techniquement, car ce dernier a un avantage physique énorme qui se matérialise par plus de force et de vitesse (et inversement, moins de fatigue accumulée pour répondre aux coups de l’adversaire).

Il y a aussi une élasticité ligamentaire qui est différente, et qui en l’occurrence se matérialise par un avantage pour les femmes dans les sports nécessitant de la souplesse comme le patinage ou la gymnastique.

Toutes ces différences posent un problème énorme aux partisans de l’idéologie transgenre, car cela nécessite de reconnaître la nature, la réalité naturelle des organismes. Or, de la nature, les partisans de l’idéologie transgenre n’en veulent surtout pas. Tout comme les religions, ou plutôt, dans le prolongement de l’idéologie réactionnaire des religions, les partisans de l’idéologie transgenre prétendent qu’il existe une « âme » préalable au corps naturel.

Ils défendent cette idée aussi absurde et réactionnaire que la possibilité d’être né dans le « mauvais corps ». Comme les religieux, ils affirment qu’une personne existerait préalablement à son « incarnation » physique dans un corps…

C’est ainsi que ces gens nient la réalité naturelle au point d’accepter que des hommes puissent prétendre être des femmes… Et donc concourir dans des compétitions sportives féminines !

C’est un véritable scandale, une agression envers les femmes, car ces hommes, bien qu’ils se mutilent parfois avec des traitements hormonaux, restent fondamentalement des hommes et ne peuvent pas concourir de manière équitable contre des femmes. C’est ni plus ni moins que de la triche.

Une telle triche parait aberrante, et pourtant cela existe. Il y a en effet des hommes de part le monde qui réussissent à concourir avec des femmes, pour la simple raison qu’ils prétendent être des femmes !

C’est ce qu’a rappelé dans un fil Twitter le compte Histoire & Thread, en présentant quelques exemples significatifs, de manière tout à fait factuelle. Mais cela est de trop pour les partisans acharnés de l’idéologie transgenre qui, à l’instar des religieux, mènent une véritable inquisition sur ce réseau social. En l’occurrence, leur acharnement a payé et a conduit à la censure par Twitter, soit disant en raison des lois françaises.

Montrer de simple fait : cela est déjà de trop pour les partisans de l’idéologie transgenre, qui se savent ébranlés dans leurs croyances par la simple présentation de la réalité.

Voici une reproduction de ce fil Twitter, qui montre des situations très révoltantes, qu’il faut bien entendu dénoncer. Aucune société démocratique ne peut accepter de voir des hommes venir ainsi s’immiscer dans les compétitions sportives des femmes.

 » Thread : Les athlètes transgenres et leur domination dans les sports féminins.

CeCe Telfer née Craig Telfer fait 57.53 secondes aux 400m haie et pulvérise le record universitaire féminin des États-Unis. Avant traitement hormonal en 2018 elle ne figurait pas parmis les 200 meilleurs coureurs hommes universitaires.

Laurel Hubbard née Gavin Hubbard, une femme transgenre mesurant 1m85 pour 131 kg, remporte les Championnats d’Haltérophilie d’Océanie 2017 en +90 kg en écrasant toutes les athlètes avec notamment une énorme différence de 19 kg sur la deuxième.

Sa participation chez les femmes étant vivement critiquée, Hubbard répond dans les médias : « Je ne crois pas qu’il y ait une différence fondamentale entre moi et les autres athlètes, et suggérer qu’il y en a une est humiliant pour elles. »

Boyd Burton, vétéran de l’US Navy est devenu Fallon Fox en 2006. Combattante de MMA transgenre classée parmis les femmes, elle affronte en 2014 Tamikka Brents qu’elle écrase en 2 minutes lui infligeant une commotion cérébrale et une fracture de l’os orbital.

Après le combat Brents déclare que malgré le nombre importants de femmes qu’elle a combattu dans sa carrière elle ne s’était jamais sentie autant dominée physiquement dans un combat, elle ajoute qu’elle ne pense pas que ça soit une bonne chose que Fox combatte parmis les femmes.

Andraya Yearwood, un lycéen de 15 ans se sentant femme est autorisé à courir parmis les femmes lors du championnat universitaire du Connecticut alors qu’il n’a jamais commencé le moindre traitement hormonal.

Il remporte l’or au 100m et au 200m alors même que son temps l’aurait classé dernier parmis les garçons. Kate Hall, la jeune femme arrivée en deuxième position a déclarée après la course se sentir frustré et ne pas oser dire ce qu’elle pense réellement.

Hannah Mouncey née Callum Mouncey, est une handballeuse transgenre de 1m88 pour 100 kg, ne sortant pas du lot parmis les hommes elle devient néanmoins la meilleure joueuse de la saison parmis les femmes et qualifie l’Australie pour les championnats du monde de Handball 2019.

Elle ne sera pourtant pas sélectionnée pour y participer, d’après Mouncey c’est ses coéquipières qui en aurait fait la demande, elles ne se sentiraient pas à l’aise avec elle, notamment au moment de se déshabiller dans les vestiaires et les douches.

Mary Gregory, une haltérophile transgenre remporte 9 victoires sur 9 exercices en pulvérisant au passage 4 records du monde féminin lors d’un concours de la Raw Weightlifting Federation USA, une performance qui fait polémique.

L’ancienne nageuse olympique Sharron Davies déclare : « Un corps masculin avec une physiologie masculine qui établit un record du monde et gagne un événement féminin en powerlifting en Amérique. Une femme ne peut pas rivaliser, c’est une mise en compétition injuste et inutile. »

Kelly Holmes, double championne olympique, a elle aussi commentée la performance de Mary Gregory en déclarant : « C’est une putain de blague, tout le monde devraient s’attendre à ce que les femmes biologiques boycottent certaines compétitions. »

Rachel McKinnon, une cycliste transgenre remporte la médaille d’or au sprint lors des championnats du monde féminin de cyclisme sur piste 2019 en ayant au préalable pulvérisé le précédent record féminin lors des épreuves qualificatives.

McKinnon déclare à Skynews que ce serait injuste qu’elle soit écartée de la compétition à cause de sa différence et qu’une vraie championne ne devrait pas avoir peur de se confronter à elle.

L’association Save Women’s Sport est un collectif de femmes athlètes dénonçant le manque d’équité entre les femmes dites « transgenres » et les femmes dites « biologiques » physiquement désavantagées.

Paula Radcliff, détentrice du record du monde du marathon féminin depuis 2003 demande un durcissement de la réglementation permettant aux femmes transgenres de courir parmis les femmes.

Martina Navratilova, ancienne n°1 mondiale de tennis, s’était fermement opposée à la participation des femmes transgenres aux compétitions féminines, comparant celà à de la tricherie et de l’injustice avant de présenter ses excuses publiquement.

Et selon-vous ? Les femmes transgenres devraient-elles être autorisées à concourir avec les femmes biologiques ? N’hésitez pas à me follow si vous souhaitez d’autres Thread les amis. 👍 Le sondage a été signalé et les votes ont été bloqués. 🤔 Le Thread a également été signalé, il est désormais plus possible de le Rt. 🤔 Mon Thread a été signalé sans réelles raisons, il avait pour but d’informer sans pour autant attiser la haine ni être insultant. C’est la censure exacerbée qui attise la haine. « 

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GPA en France: un maillage informel plus dense que jamais

Un article de trois pages sur les réseaux autour de la Gestation Pour Autrui (GPA) en France est paru dans le numéro du journal Marianne de la première semaine de janvier 2021. Une enquête qui met en relief les réseaux français liés au développement de la GPA dans le monde.

Ils ont bénéficié de la GPA, ils sont businessmen et ont vu dans la maternité de substitution un marché et ils tentent de faire reconnaître la pratique comme un progrès tout en étant déjà acteurs d’un réseau. Ces quelques personnalités françaises, comme Marc Olivier Fogiel, Romain Taillandier, travaillent déjà pour la GPA, en faisant sa promotion médiatique pour le premier ou carrément en travaillant pour une clinique étrangère pour le second.

Cette enquête met en exergue le fait que Romain Taillandier aide une soixantaine de riches couples par an à contourner la loi pour obtenir leur GPA avec Fertility Center. On constate d’ailleurs que ces acheteurs d’enfants sont en majorité des hommes dans un secteur dirigé majoritairement par des hommes qui exploitent des femmes pour leur utérus.

Cette activité autour de la GPA ne s’arrête pas à ces personnalités, des anciens bénéficiaires de GPA peuvent se voir proposer le rôle d’entremetteurs. Il y a de ces couples qui mettent en relation des potentiels clients avec des cliniques étrangères comme l’ukrainienne BiotexCom ou l’agence canadienne CMC, et ce, pour une modique commission de 1000 à 2000€ par contrat amené.

Une pratique qui relève du trafic d’être humain mais qui ne peut passer sous le coup de la loi puisqu’il n’existe aucune filiale implantée réellement sur le sol français.

Pourtant ce maillage montre bien qu’il y a tout un terrain prêt à être occupé et qu’il existe un très grand intérêt à pousser en faveur de la légalisation de la maternité de substitution.

Selon Marianne, ces personnes travaillant déjà pour le marché de la GPA en France sont de plus en plus nombreuses. Dans l’ombre et malgré la loi, il y a bel et bien un essor d’acteurs français portant tout ce marché de la reproduction humaine.

La crise du coronavirus aura soudé les acteurs de ces réseaux à cause de l’affaire des bébés coincés aux frontières. Il faut voir aussi la crise dans son aspect futur, c’est à dire une masse de capitaux cherchant de nouveaux débouchés, le business de la reproduction en fait partie, et on va sans doute assister à une énorme pression pour la libéralisation.

Les fruits du travail parallèle pour ce marché international permettra sans aucun doute aux ardents défenseurs de la vente de bébés de pouvoir arguer que la gestation pour autrui existe de toute manière, qu’il faut ajuster la loi à la réalité.

Et sans une grande mobilisation refusant que la loi s’accorde à des pratiques immorales, enfreignant les droits humains, on peut être certains qu’une légifération en faveur de ce marché verra le jour. Que ce soit sur un agenda national ou des prérogatives internationales comme le prévoient les actuels travaux de la Conférence de La Haye.

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Nouvelle répression de survivantes de la prostitution à une manifestation contre les violences faites aux femmes

Depuis tout juste un an, le mouvement féministe à connu un tournant avec des violences à l’égard des femmes. De manière tout à fait intolérable, il y a particulièrement des violences à l’égard de femmes ayant vécu la violence de la pornographie et de la prostitution, des femmes organisées contre ces industries patriarcales.

Le 25 novembre est la journée mondiale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, c’est la seule date, avec le 8 mars, qui soit entièrement dédiée à la question de l’émancipation féminine. Et depuis quelques années, cette journée tend à être détournée par les lobby du proxénétisme et le milieu queer. Selon ces personnes, ces deux journées devraient être plus « inclusives » des « minorités de genre ». Qu’ils incluent les « travailleurs du sexe » dans la question du genre ne semble pas, par ailleurs, troubler leur intelligence.

Lire aussi : 8 mars àParis : des féministes agressées par l’ultra-gauche libérale-libertaire

Une grande majorité des violences faites aux femmes sont donc complètement effacées de ces journées, le fait qu’il ne faudrait plus utiliser le mot « femmes » en est l’expression la plus révélatrice.

Les milieux féministes des centres-villes sont donc complètement phagocytés, le féminisme est étranglé par la décadence du capitalisme.

Les féministes abolitionnistes savent donc désormais qu’aller en manif est un risque, que ce sera une affirmation antagoniste dans ce qui devrait être leur mouvement, leur lieu d’expression.

Le Collectif Abolition Porno Prostitution (CAPP), a voulu porter la parole des survivantes de la prostitution le 25 novembre à Paris, comme le 8 mars dernier. Et la réponse prévisible du féminisme libéral a été encore une fois de réprimer cette parole. C’est littéralement violenter des femmes dans une manifestation contre les violences faites aux femmes.

https://twitter.com/CAPP_Radfem/status/1331678820580126725

Tant qu’il n’y aura pas de mouvement de masse, les revendications démocratiques seront étouffées par un militantisme libéral superficiel et puéril dans les villes. Il y a fort à parier que le vide politique actuel des zones rurbaines et péri-urbaines sera demain un terrain propice à l’affirmation d’un féminisme populaire et radical, qui finira par l’encerclement des villes et le rétablissement du féminisme, partout.

On trouvera sur la page Facebook du Collectif Abolition PornoProstitution – CAPP une vidéo présentant les faits de manière très précise et avec une analyse très juste.

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GPA: signez l’appel international contre les travaux antidémocratiques de la conférence de La Haye

La Coalition Internationale pour l’Abolition de la Maternité de Substitution (CIAMS) mène un travail de longue haleine contre la GPA, afin d’informer et de dénoncer toutes les tentatives d’imposer cette horreur à la société.

Voici son dernier appel, qu’il faut absolument signer, tant au nom du féminisme et de l’humanisme, que de la démocratie. La CIAMS dénonce en effet ici quelque chose de très grave, consistant en la tentative de contournement international des législations nationales, afin d’imposer et de répandre le commerce d’enfants et du ventre des femmes.

Le formulaire est à signer en suivant ce lien (aller directement en bas de page pour la version française) : signer l’appel

Voici le texte de l’appel :

« APPEL INTERNATIONAL POUR ARRÊTER LES TRAVAUX DE LA CONFÉRENCE DE LA HAYE VISANT A RÉGLEMENTER LA GPA

La Conférence de La Haye de droit international privé (HCCH) travaille à définir la maternité de substitution dans un protocole international. Ce serait la porte grande ouverte au marché mondialisé du commerce des mères porteuses dans les pays, pour la plupart pauvres, du monde entier.

La Conférence de La Haye de droit international privé (HCCH) est une organisation intergouvernementale qui compte 86 membres (85 États et l’Union européenne). Sa mission statutaire est d’œuvrer pour « l’unification progressive des règles de droit international privé » principalement par le biais de conventions internationales qui sont juridiquement contraignantes pour les États qui les ont ratifiées.

En 2015, la HCCH a mandaté un groupe d’experts pour travailler sur la question de la filiation, y compris la filiation dans le contexte des accords internationaux de maternité de substitution. En mars 2020, le mandat du groupe d’experts a été renouvelé pour deux ans, avec pour objectif de développer à la fois :

– un instrument général de droit international privé sur la reconnaissance des décisions judiciaires étrangères en matière de filiation juridique ; et

– un protocole séparé sur la reconnaissance des décisions judiciaires étrangères sur la filiation légale rendues à la suite de contrat internationaux de maternité de substitution.

La mission du groupe d’experts a été limitée à la filiation. Mais son travail montre de sérieuses dérives car les experts ont choisi délibérément d’étendre leur mission à toutes les étapes du processus de maternité de substitution, y compris le choix de la mère porteuse, la qualification des parents commanditaires, les contrats, le consentement, les intermédiaires et les aspects financiers. Ceci malgré le fait que les contrats de maternité de substitution sont illégaux dans la plupart des pays du monde.
Le groupe d’experts a donc outrepassé la portée de son mandat. Si ce projet de protocole devait être accepté, cela signifierait que l’institution de la HCCH se prête à des intérêts privés et commerciaux. Au moins 3 des « experts » nommés sont en conflit d’intérêts, étant professionnellement impliqués dans l’industrie de la maternité de substitution

En essayant de développer un instrument de droit international privé sur la maternité de substitution, la HCCH outrepasse ses prérogatives. La maternité de substitution n’est pas une question de droit privé. Elle constitue une violation des droits des femmes et des enfants tels qu’ils sont énoncés dans la CEDEF et la Convention des droits de l’enfant. La HCCH n’a pas vocation à violer les droits des personnes.

La rapporteure spéciale des Nations Unies a reconnu que la maternité de substitution est une vente d’enfants telle que définie « dans le protocole additionnel à la Convention relative aux droits de l’enfant » . Le Parlement européen en a condamné la pratique « qui porte atteinte à la dignité humaine de la femme puisque son corps et ses fonctions reproductives sont utilisés comme une marchandise ». En outre, le Parlement européen considère « que la pratique de la maternité de substitution qui implique l’exploitation reproductive et l’utilisation du corps humain à des fins financières ou autres, en particulier dans le cas des femmes vulnérables des pays en développement, doit être interdite et traitée d’urgence dans les instruments relatifs aux droits de l’homme ». Les États sont tenus de respecter les conventions sur les droits humains déjà ratifiées. La règle de base des conventions portant sur les droits est qu’aucun être humain ne doit jamais être utilisé comme un moyen pour autrui de satisfaire ses besoins ou ses désirs.

Les organisations féministes et de défense des droits humains du monde entier appellent maintenant les 86 membres de la HCCH à mettre fin au mandat du groupe d’experts et au « projet de filiation/GPA » et à œuvrer pour l’abolition de l’exploitation reproductive des femmes et de toutes les formes de trafic et de traite des enfants.

Les organisations et personnes signataires soutiennent le projet de Convention internationale pour l’abolition de la maternité de substitution : http://abolition-ms.org/actualites/projet-de-convention-internationale-pour-labolition-de-la-maternite-de-substitution/ qui a été proposé par la CIAMS, Coalition Internationale pour l’Abolition de la Maternité de Substitution, et envoyé à la HCCH.

Nous devons de toute urgence nous opposer
à cette initiative contraire aux droits des femmes.
Signez et partagez »

 Voici à nouveau le lien vers le formulaire (aller directement en bas de page pour la version française) : signer l’appel

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Les horribles coulisses de la GPA en Ukraine

Le Figaro a fait un reportage publié le 23 octobre 2020 sur la clinique Ukrainienne Feskov, pratiquant des GPA pour une clientèle internationale. Cette même clinique était intervenue sur le sujet de la GPA lors d’un salon de la procréation médicalement assistée à Paris le 6 septembre 2020.

On y apprend notamment le fait que depuis 2015, l’Ukraine profite d’un durcissement des nouvelles réglementations de la GPA en Inde et en Thaïlande.

Ces deux pays étaient devenus des pays « usine » à bébé, avec de nombreuses femmes « en gestation » parquées dans des dortoirs, dans une hygiène déplorable, pour fournir des enfants pour une clientèle internationale et sans scrupules. Après une mobilisation démocratique contre l’exploitation de ces femmes, ces pays ont interdit la GPA aux étrangers.

Il apparaît qu’en Ukraine, malgré le fait que la GPA soit réservée aux couples hétérosexuels ayant des problèmes de fécondité, des entorses sont faites en permanence et sans complexes. Ainsi des hétérosexuels y ont massivement recourt pour bénéficier des avantage de la PMA que contient la GPA en terme de choix que cela offre. On a notamment la confirmation que les couples chinois y ont massivement recours pour pouvoir avoir un garçon sur commande (90 % du choix du sexe chez cette clientèle). Sans parler des multiple caprices de gens riches, comme ce couple de 72 ans ayant « commandé » 5 bébés en peu de temps, comme on achète des chiens pour tromper l’ennui des vieux jours.

Le fait de louer le ventre d’une femme est donc proposé par la clinique Feskov comme étant assez banal, tant que les personnes peuvent payer environ 50 000 euros. Sur cette somme, 11 000 euros seront destinés a rémunérer une mère porteuse, plus un salaire mensuel de 350 euros par mois de grossesse (le salaire médian de cette zone est de 270 euros). Dans des cliniques bon marché, cette rémunération peut être de seulement 5 000 euros.

Pour ce qui est du processus du don de gamètes à l’accouchement derrière un drap pour ne jamais voir l’enfant porté, les reporters du Figaro témoignent d’une extrême froideur. Les femmes gestatrices sont traitées comme des convoyeurs de marchandise qu’on bourre de traitements de fertilité, un contraste indigne avec l’émotion inévitable qu’elles semblent éprouver avec la conscience de la vie qu’elles portent. Toutes les personnes engagées dans ces étapes de procréation se côtoient dans des structures où la création d’un enfant est réglée de manière industrielle.

Les critères pour devenir mère porteuse pour cette clinique est d’avoir déjà eu un enfant « à soi », d’être âgée de moins de 34 ans et d’être en bonne santé. Les femmes qui se portent candidates sont en général dans le besoin, et comptent sur cette rémunération pour pouvoir accéder à un logement, payer des études à leurs enfants etc.

En outre, le reportage souligne qu’il existe des contrats problématique pour la liberté des mères porteuses pendant la grossesse. Certaines cliniques leur interdisent des choses toutes naturelles de la vie quotidienne comme le fait de prendre les transports publics, se baigner dans la nature ou surtout de s’occuper de ses enfants malades.

Et si par malheur elles voudraient garder l’enfant qu’elles ont porté, il leur faudrait payer une pénalité pouvant aller jusqu’au double de la somme du contrat.

Les demandes de GPA en Ukraine sont en augmentation constante depuis quelques années, les travaux d’agrandissement de la clinique Feskov en témoignent. L’emplacement des cliniques est bien pensé pour pouvoir accélérer le processus de manière administrative : ne pas dépendre d’une grande ville pour faire l’état-civil des nouveau-nés, faire disparaître l’existence de la mère porteuse de l’acte de naissance et envoyer la demande de déplacement du bébé au consulat étranger correspondant.

Pour le consulat français, il y aurait une augmentation de 20 % d’arrivée d’enfants issus de GPA chaque année, même en 2020, malgré le COVID-19. La procédure serait même facilitée en France grâce au bon vouloir du tribunal de Nantes dont dépend ces dossiers et grâce aux prises de positions du président.

Ce qui fait que la GPA est indirectement reconnue en France, malgré son interdiction pour des raisons évidentes de trafic humain et de non-respect de la dignité des femmes.

Ainsi on a des états-civils français rocambolesques où des enfants peuvent être nés, soit-disant, seulement d’un père !

L’ONG La Strada International, un réseau européen contre la traite des êtres humains, a confié au Figaro qu’elle était contactée chaque année par une centaine de femme.

« Certaines développent des cancers après leurs traitements répétés aux hormones et cherchent à se faire défrayer leurs soins par la clinique qui les a utilisées. D’autres ne sont pas payées en cas de perte involontaire du bébé, d’autres sont rongées de scrupules au moment d’abandonner l’enfant qu’elles portent, liste encore cette douce blonde qui s’exprime en anglais avec un puissant accent. D’autres enfin se renseignent sur leurs droits, vers la fin de la grossesse, quand les commanditaires leur interdisent de sortir de chez elles ou de s’occuper de leurs vrais enfants. Nous avons tous les cas de figure. »

En Ukraine la question du trafic d’enfant émerge timidement dans la société, mais doit assurément être saisi de manière populaire pour combattre ce commerce ignoble.

Outre la création artificielle de grossesses dans des ventres de location, le patron de la clinique Feskov fait étalage de ses expérimentations embryonnaires. Il conserve un grand nombre d’embryon dans des cuves remplies de nitrogène liquide, justement à cet effet. Dans le processus de fécondation in vitro, plusieurs ovules sont fécondées pour pouvoir élargir les chances de réussite de l’implantation, les un, deux ou trois meilleurs sont choisis grâce au diagnostic préimplantatoire (DPI) pour être implantés dans la mère porteuse, les autres sont apparemment conservés par la clinique pour ses expérimentations sur les cellules souches. En France, ce genre d’expérimentation est strictement réglementé et n’est autorisé que depuis 2013.

Ce reportage montre sans nul doute que la reconnaissance de la GPA en France est lancée et que si elle ne pourra peut-être jamais y être pratiquée, elle n’en est pas moins déjà déléguée dans des pays où des femmes précaires en font les frais.

Une des réponses à cela consisterait a autoriser la pratique en France pour soit disant mieux l’encadrer. Mieux traiter les mères porteuses n’enlève rien au fait que c’est la marchandisation de la vie et l’exploitation du corps des femmes. La gestation pour autrui est donc, en soi, une horreur à refuser en bloc, dès maintenant.

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Le sondage IFOP «les Français et l’IVG»

Alors que le gouvernement compte allonger le délai pour la possibilité de réaliser un IVG, de 12 à 14 semaines de grossesse, un sondage rappelle ce qui est évident : personne ne considère l’IVG comme un acte banal.

C’est l’histoire d’un hold-up par les libéraux. On connaît l’escroquerie qu’est l’assimilation des migrants aux réfugiés, on a pareillement l’assimilation du droit à l’avortement à l’acceptation de l’avortement comme un acte totalement banal. Cette assimilation est un hold-up car elle s’appuie sur une situation socialement misérable pour imposer comme seule solution le « choix » relevant du marché.

Or, l’avortement n’est pas un acte banal et ce pour une raison très simple : le fœtus se développe très rapidement. À 6 semaines, l’embryon mesure 5 mm. Mais à sept semaines, ses bras commencent à se former ; à dix semaines il a des yeux, un nez, une bouche, ses doigts sont séparés, ses orteils commence à former, il bouge d’ailleurs ses membres. À 14 semaines, il fait 8,5 cm ; à 22 semaines, il fait 19 cm.


Un fœtus âgé à trois mois de grossesse

On comprend donc que, forcément, un médecin n’ait pas obligatoirement envie de prescrire des médicaments pour dissoudre le fœtus ou d’utiliser un aspirateur pour le désagréger et balancer le tout à la poubelle, car c’est ainsi que cela se passe. Ce n’est pas une question « religieuse » comme le prétendent les libéraux, mais une question de rapport à la vie et à la nature. Le fameux serment d’Hippocrate de la Grèce antique interdit de mener un avortement ; le fondateur du Front de Libération Animale (ALF), Ronnie Lee, se définit logiquement comme « pro life » puisqu’il se positionne en la défense de toute vie.

La Gauche historique n’a d’ailleurs somme toute jamais vu les choses autrement. C’est le libéralisme, transformant la vie en matière consommable, qui a changé les mœurs. Les Français sont ainsi travaillés au corps, mais ils restent heureusement au fond cohérents au sujet de l’avortement : malheureusement on ne peut pas faire autrement parfois, donc il faut accepter l’avortement, mais si on peut éviter tant qu’à faire, c’est mieux.

C’est là qu’intervient le sondage IFOP, dans un contexte de prolongation de la durée de la possibilité l’IVG de 12 à 14 semaines de grossesse, comme escroquerie religieuse. Ce sondage pose d’ailleurs les mêmes questions qu’un sondage IFOP de 2016 et relève pareillement d’une enquête demandée par l’Alliance Vita, le prolongement de la « manif pour tous ».

Les questions sont en effet biaisées de telle manière à ce que l’avortement ne soit pas considéré comme une question naturelle et sociale, pour faire croire que les Français seraient en partie en phase avec le mysticisme catholique.

Le processus est le suivant. D’abord on fait passer aux personnes sondées le message qu’il y a 230 000 avortements en France, au moyen d’une question bidon. Le nombre est immense et frappe forcément.

Puis la personne sondée est amenée indirectement à prendre partie au moyen d’une question à la réponse évidente :

« Pensez-vous qu’un avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre pour les femmes ? »

Une fois la personne sondée interpellée et mobilisée, on lui pose une question piège. Voici cette question :

« Pensez-vous que la société devrait davantage aider les femmes à éviter le recours à l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) ? »

La question est ordurière, littéralement, car on ne sait pas s’il s’agit d’éviter l’IVG en amont, par une meilleure contraception pour les femmes, une contraception masculine… ou s’il s’agit de nier la réalité sociale de l’IVG et de la réfuter unilatéralement, donc religieusement. Ici on a 72 % de oui car les gens ayant un problème avec l’avortement, mais ayant conscience des réalités sociales, sont happées dans une négation abstraite.

Vient alors le coup de massue catholique, avec l’appel à une intervention programmatique sur une base catholique forcément :

« A ce jour, le livret officiel d’information remis aux femmes enceintes qui consultent en vue d’une IVG, comporte uniquement des indications sur les démarches pour avorter. Une proposition a été faite pour modifier ce livret en y intégrant le détail des aides aux femmes enceintes et aux jeunes mères comme cela était fait jusqu’en 2001. Êtes-vous très favorable, plutôt favorable, plutôt opposé ou très opposé à cette proposition d’intégrer dans ce livret officiel le détail des aides aux femmes enceintes et aux jeunes mères ? »

On a alors 84 % de oui ce qui donne une « légitimité » à l’Alliance Vita pour demander, forcément, à avoir une influence sur un tel livre officiel. Puis le sondage termine par une question visant à asseoir sur une base pseudo-démocratique cette pseudo légitimité :

« La France détient un taux élevé d’avortement soit une IVG pour un peu plus de trois naissances. Pourtant la France est l’un des pays du monde où les femmes ont le plus recours à la contraception. Si les pouvoirs publics lançaient une véritable prévention de l’avortement et conduisaient une étude pour analyser les causes, les conditions et les conséquences de l’avortement, y seriez-vous personnellement… ? »

On a ici 88 % de réponse favorable, ce qui est tout à fait en phase avec le point de vue démocratique consistant à dire : l’avortement, oui, mais si on peut éviter…

L’avortement est d’ailleurs un thème exemplaire. Les gens ont une opinion, formant une opinion démocratique, mais les seuls à s’exprimer sont les religieux fanatiques et les libéraux (qu’ils soient de droite, bobos de gauche ou d’ultra-gauche) pour qui un fœtus est un objet dont on peut faire ce qu’on veut.

Ce qui donne des situations intolérables, avec des attentats contre les médecins pratiquant l’avortement aux États-Unis, ce qui est un terrorisme directement dirigé contre les femmes, ou bien un avortement jusqu’à 24 semaines de grossesse au Royaume-Uni, ce qui est totalement fou quand on sait à quoi ressemble un fœtus à 24 semaines.

Vivement que le peuple s’affirme, enfin, et ne laisse plus la parole seulement aux religieux et aux libéraux. Il en va de la condition féminine : le peuple doit appuyer matériellement les femmes, c’est à lui d’organiser une société où le meilleur ressort toujours.