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Terrible incendie dans un refuge à Villeneuve-lès-Béziers : appel à soutien

Il faut aider ces animaux et les bénévoles qui s’en occupent de toute urgence.

C’est absolument terrifiant. Vendredi 15 juillet en fin d’après-midi, un feu a pris vendredi dans les alentours du refuge de l’association des chats libres de Béziers. La propagation de l’incendie a fait des dégâts terribles, tuant plusieurs de dizaines d’animaux par les flammes ou le gaz.

Il a fallut l’intervention rapide des policiers municipaux de la ville, premiers arrivés sur les lieux pour ouvrir avec bravoure des enclos et sauver la vie de la plupart des chats. Les pompiers sont ensuite intervenus, mais les dégâts étaient déjà immense. Le site a été littéralement ravagé par les flammes.

En urgence, le refuge a besoin de grillage à poules, de piquets, de fil de fer, de liteaux, de palettes, panneaux contre plaqué marine, parasols, voiles d’ombrage. Attention, les bénévoles ont besoin de temps pour s’organiser lundi et mardi, et aucun don ne pourra être reçu avant mercredi 20 juillet.

Surtout, il y a une cagnotte en ligne :

https://www.helloasso.com/associations/chats-libres-de-beziers/formulaires/3/widget

Voici la page de l’association pour être au courant des besoins et des possibilités d’aide :

https://www.facebook.com/associationleschatslibresdebeziers/

Rappelons qu’il existe de nombreux refuges partout en France, qui ont tous besoin d’aide de manière régulière et prolongée. Car la situation des refuges animaliers en France est un drame permanent, surtout en période estivale. Il y a beaucoup à faire, énormément à faire, pour changer la donne. La société française n’est clairement pas à la hauteur en ce domaine. Il faut que cela change !

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Il faut aider l’Hirondelle et tous les centres de soin pour animaux sauvages

Les structures d’aide aux animaux sauvages doivent être valorisées et soutenues.

Ouvert en 1998, l’Hirondelle est un centre de soin pour animaux sauvages basé initialement à Saint-Forgeux dans le Rhône, comptant aujourd’hui deux autres sites de soins à Dardilly dans le Rhône et à Crest dans la Drôme.

Ces sites permettent de venir en aide aux animaux trouvés dans le département du Rhône, de la Drôme, de l’Ardèche, de la Loire et de la Haute Loire. Fondé au départ pour venir en aide spécifiquement aux oiseaux, sa popularité l’a amené petit à petit à s’adapter pour prendre aussi en charge les mammifères.

Depuis sont ouverture, ce ne sont pas moins de 40 000 animaux sauvages de 220 espèces différentes qui ont été aidés, des hérissons aux faons en passant par les blaireaux ou encore des cigognes. En 2021, ce sont 6 825 animaux qui ont été reçus, un nombre sans précédent alors qu’aucun n’a été refusé.

Le site de Saint-Forgeux est le principal lieu d’accueil des animaux qui en ont besoin car il dispose de plusieurs grandes volières indispensables pour l’apprentissage ou le réapprentissage du vol par les oiseaux. Des oiseaux qui sont tous destinés à retourner à la vie sauvage, sauf lorsque leurs blessures ont engendré des handicaps trop important rendant leurs libération impossible.

Or, l’Hirondelle tire la sonnette d’alarme car la quantité d’animaux à aider est de plus en plus importante, et l’Hirondelle comme toutes les structures qui viennent en aide aux animaux souffrent d’un manque récurent de moyens, tant sur le plan financier que sur le plan humain.

En effet venir en aide à plus de 6 000 animaux par an représente tout un tas de frais tels que l’entretien des salles de soins, des volières, l’achat de la nourriture pour les animaux, les soins vétérinaires, un salaire pour les soigneurs qui travaillent au centre, etc…

Aussi, tout le travail d’entretien des structures comme les volières qui sont régulièrement cassées par la neige durant l’hiver, le nettoyage des locaux et des espaces dédiés aux animaux , le rapatriement des animaux depuis leurs lieux de sauvetage ou pour aller chez les vétérinaires, le nourrissage et les actions de sensibilisation, tout cela demande énormément de travail qui serait impossible sans l’implication des bénévoles qui donnent de leurs temps pour venir en aide au animaux .

Nous invitons toutes les personnes qui le peuvent à aider aujourd’hui financièrement l’Hirondelle pour assurer la continuité de leur travail auprès de la faune sauvage.

Voici le lien vers le site de don  :Faire un don à L’Hirondelle, centre de soins pour animaux sauvages (helloasso.com). Lien vers le site : L’Hirondelle, Centre de Soins pour Animaux Sauvages

Et plus largement aider les centres de soin et les refuges près de chez vous, l’argent et le temps manque de partout, l’implication sur le long terme de gens dévoués pour les animaux et une nécessité urgente et historique.

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36 heures de jeu vidéo pour la Fondation 30 millions d’amis

« Game 4 Animals est le premier événement solidaire 100% dédié à la cause animale »

Les refuges animaliers ont énormément besoin de soutien, notamment financier. La Fondation 30 millions d’amis, qui aide financièrement de nombreux refuges animaliers indépendants en France, organise donc régulièrement des collectes de fonds pour cela.

L’année dernière, elle avait mis en place l’opération « Les justiciers du cœur », réunissant six joueurs de jeux-vidéos ayant un public important sur internet, dans le but d’appeler aux dons. L’opération est renouvelée cette année, avec une journée finale ce dimanche 13 décembre 2021 (une première partie le matin et le début d’après-midi, puis une séquence finale de 20h à minuit).

L’idée est que des joueurs habituellement suivis pour leurs performances à des jeux vidéos divers, jouent cette fois dans le but de récolter des dons. Dans la soirée du samedi, il y avait déjà 77 000 euros de dons récoltés.

Voici le lien pour suivre en directe la journée de dimanche et participer financièrement :

https://justiciersducoeur.live/

cliquer sur l’une des cartes pour avoir le flux vidéo (choisir la carte « Justiciers du coeur » pour suivre le principal canal)

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La SPA annonce un record d’abandons d’animaux pour l’été 2021

La même tendance est vue par l’ensemble des associations et refuges.

La Société Protectrice des Animaux (dite de Paris) a publié un communiqué faisant le bilan d’un été 2021 qui a été dramatique pour toutes les associations et les refuges. Tous les journaux locaux, inlassablement, ont publié des interview de responsables d’associations constatant une véritable catastrophe.

Celle-ci est clairement due au confinement, à des achats compulsifs qui sont suivis par la suite d’abandons barbares dans un grand déni de toute responsabilité. C’est un aspect essentiel de la crise morale et matérielle que nous connaissons.

« TRISTE RECORD D’ABANDONS POUR L’ÉTÉ 2021 : STOPPONS L’HÉMORRAGIE

Les 700 salariés et 4 000 bénévoles de la Société Protectrice des Animaux (SPA) ont œuvré sans relâche tout l’été pour faire face à une vague d’abandons sans précédent. 

16 894 animaux ont été recueillis entre le 1er mai et le 31 août dans les refuges de l’association, un nombre historiquement à son plus haut niveau pour une période estivale, soit une augmentation de 7 % par rapport au dernier record de 2019. 

CE SONT LES NOUVEAUX ANIMAUX DE COMPAGNIE (NAC’S) ET LES CHATS QUI PAYENT LE PLUS LOURD TRIBUT

850 NAC’s, trop facilement achetés en animalerie ou sur internet, ont été abandonnés depuis mai. C’est une augmentation très inquiétante de 82 % par rapport à 2019. 

Les chats sont également victimes du business non régulé de « l’animal objet », mais aussi un cruel manque de stérilisation et d’identification de cette espèce. 11 669 chats ont été recueillis cet été, soit une augmentation de 19 % par rapport à 2019. Les chatons recueillis et sauvés sont, à eux-seuls, en augmentation de 30 % par rapport à 2019. 

Grisou, star de notre film d’animation #VeryCatTrip est le symbole de ces abandons. Nos amis félins souffrent d’idées reçues, de clichés qui justifient trop souvent des lâches abandons : un chat ne s’attache pas à son maître, un chat abandonné se débrouille très bien tout seul … Autant de « raisons » qui poussent certains maîtres à abandonner leurs chats.

LES CHIENS, RESPONSABILISATION ET IMPACT DE L’IDENTIFICATION.

Concernant les chiens, si l’été 2020 marqué par le COVID, avait engendré une baisse importante d’abandons directs en refuge, cet été marque un retour malheureux au niveau des années précédentes avec un total de 4 360 chiens recueillis dont plus de 2 000 abandonnés directement à la SPA. 

On enregistre cependant une baisse significative et continue des chiens issus des fourrières. L’identification entraine la responsabilisation des propriétaires et incarne bien un des meilleurs remparts à l’abandon sauvage. 

LA SPA A SAUVÉ 856 ANIMAUX DE LA MALTRAITANCE

Viennent s’ajouter à ce bilan vertigineux, les sauvetages d’animaux menés aux côtés des autorités judiciaires. Ces interventions font suite à des enquêtes de maltraitance ou négligence. Cet été, ce sont 856 animaux qui ont pu être sauvés et recueillis au sein des refuges de la SPA, soit 5 fois plus qu’en 2019.

VOTE DE LA PROPOSITION DE LOI SUR LA PROTECTION ANIMALE AU SÉNAT : UN NOUVEAU REMPART POUR ÉVITER UN NOUVEL ÉTÉ TRAGIQUE.

La fin du mois de septembre marquera la première lecture devant le Sénat de la proposition de loi sur la maltraitance animale. La SPA rappelle que le sauvetage de tous les animaux abandonnés sur notre territoire est réalisé également par des associations locales indépendantes, souvent sans refuge, qui sont essentielles au travail quotidien de protection des animaux en France. 

La SPA se joint à l’ensemble des associations françaises de protection animale pour demander le retrait de l’article 3 bis* qui interdirait aux petites associations sans refuge de recueillir et donc de sauver des animaux.

Enfin, deux nouveaux articles de cette proposition de loi visent à interdire la vente d’animaux en animalerie et à mieux encadrer les ventes et cessions sur internet en les réservant aux seuls professionnels éleveurs. Il est primordial et essentiel, que les sénateurs valident ces deux nouvelles dispositions, fondamentales pour stopper le business de « l’animal objet » dont les effets pervers se mesurent tristement à la lecture du bilan de l’été 2021.

*L’article 3 bis indique que les refuges seront les seuls à pouvoir faire appel aux familles d’accueil et de ce fait les associations n’ayant pas de structure « refuge », ne pourront plus recueillir d’animaux« 

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L’Assemblée nationale adopte une petite loi pour les animaux

L’Assemblée nationale a voté vendredi 29 janvier 2021 une proposition de loi visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale. C’est un petit pas, allant clairement dans le bon sens, mais qui ne suffira pas à changer le sort général des animaux dans le pays tellement la tâche est immense.

La proposition de loi « visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale », portée par les députés de la majorité Laëtitia Romeiro Dias, Dimitri Houbron, Loïc Dombreval et Aurore Bergé, a été adoptée suite à une procédure accélérée avec 79 voix pour (et 2 contre) à l’Assemblée nationale.

Il y a des bonnes choses dans ce texte, montrant une évolution des mentalités en France. C’est toutefois très limité par rapport aux exigences de la protection animale. On a d’abord trois mesures pour les animaux de compagnie :

  • l’instauration d’un « certificat de connaissance des besoins spécifiques de l’espèce » pour l’achat d’un animal de compagnie ou d’un équidé ;
  • l’interdiction de la vente d’animaux en ligne (par petite annonce) pour les particuliers ;
  • l’interdiction à partir de 2024 de la vente de chiens et de chats en animalerie.

C’est intéressant, mais certainement pas à la hauteur de la situation, qui exige qu’un véritable passeport soit élaboré pour chaque animal de compagnie, afin qu’il se voie reconnaître son existence personnelle. Cela permettrait d’établir de réelles obligations pour les familles prenant la responsabilité d’un animal.

Mais pour organiser cela, il faudrait en fait un véritable service public des animaux de compagnie, prenant en charge un réseau de centres de soins et de refuges publics, organisant lui-même l’adoption et l’achat d’animaux de compagnie et disposant d’agents dédiés pour surveiller et faire respecter l’intégrité des animaux dans les familles et dans la société.

Sans cela, les mesures de la proposition de loi visant à renforcer la répression de la maltraitance animale n’auront qu’un faible impact dans une société où règne le libéralisme. Elles consistent en :

  • le durcissement des sanctions pour maltraitance, avec jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende en cas de mort de l’animal ;
  • la considération, comme circonstance aggravante de l’acte d’abandon, le fait de le perpétrer dans des conditions mettant en péril, directement ou indirectement, la vie de l’animal (l’abandonner dans une cage, au milieu de la forêt, dans un endroit non fréquenté, etc.) Cela est puni d’une peine de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende.
  • la condamnation de la zoopornographie à trois ans d’emprisonnement et de 60 000 euros d’amende, y compris dans le cas de la simple diffusion des images. La peine peut être portée à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende lorsque les faits sont commis en présence de mineurs, par le propriétaire de l’animal ou un membre de sa famille ou par un professionnel exerçant une activité en lien avec les animaux.

L’autre volet de la loi concerne les animaux sauvages détenus.

Il y a d’abord la fermeture des élevages de visons d’Amérique pour leur fourrure, qui est prévue pour dans deux ans. Si cela est appliqué, ce sera une grande victoire… En attendant, deux ans c’est très long, alors que la fermeture de ces lieux abject devrait être immédiate, ne serait-ce que face aux risques récents liés aux covid-19 que l’on connaît (encore est-il que cette question sanitaire, aussi importante soit-elle, n’est pas ce qui compte ici).

La proposition de loi prévoit également la fin des animaux sauvage pour le spectacle, à la télévision, en cirque ou en delphinarium. Ces deux dernières interdictions sont très marquantes, car elles sont une revendication ancienne et très importante de la protection animale, avec notamment le grand travail fourni sur cette question par One Voice depuis des années.

Si la satisfaction est là, il y a malgré tout une méfiance, car cela n’offre pour l’instant aucune garantie. Rappelons ici que la loi est loin d’être effective, car elle doit ensuite passer devant le Sénat, à majorité de Droite, qui pourrait tout à fait la détricoter. Ensuite, à l’issue d’une éventuelle navette parlementaire, il faudra que la loi soit promulguée… puis qu’il y ait les décrets d’application mettant en place formellement les mesures, puis que celles-ci soient appliquées dans les faits, etc.

Notons au passage qu’il a été remarqué des « détails », comme par exemple le fait que l’article 12 sur les « dispositions relatives aux animaux sauvages détenus en captivité à des fins de divertissement » parle d’établissements… « itinérants ». On se demande ainsi, comme le souligne One Voice, « combien vont rester aux mains des dresseurs qui vont se sédentariser ?! »

Cela a l’apparence d’un détail, mais il n’en est rien. Car l’exploitation des animaux en France relève d’une industrie et d’une culture très ancrée, solidement implantée dans les mentalités. Il ne suffira pas d’une petite loi pour changer les choses par enchantement, car en face les résistances sont fortes, et il y aura forcément des brèches dans lesquels ne manqueront pas de s’engouffrer ceux qui vivent et s’enrichissent aux dépens des animaux.

De toute façon, la proposition de loi, aussi bienveillante soit-elle, passe totalement à côté de la question essentielle des animaux destinés à l’alimentation et exploités en masse par l’agro-industrie… et de la question autant essentielle des animaux sauvages dont les lieux de vie devraient être sanctuarisés.

Car c’est là le cœur du problème, c’est là où tout se joue, dans un sens où dans l’autre.

En effet, si on commence à reconnaître l’existence des animaux, il devient impossible de les manger… Et comme la société n’est pas prête culturellement à changer ses habitudes alimentaires, ni à s’affronter à l’agro-industrie, alors elle va forcément freiner pour la reconnaissance des animaux, y compris ceux de compagnie.

Inversement, à partir du moment où il est question de refuser de manger les animaux, alors là tout se débloque. Et ce n’est plus seulement de l’intégrité des animaux de compagnie ou de l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques dont il est question, mais de tout ce qui concerne les animaux, avec la chasse, la pêche, la corrida, le massacre des animaux sur les routes, les zoos, l’expérimentation animale !

La question animale est tout simplement la boîte de Pandore d’un capitalisme dénaturé qui engloutit la planète elle-même…

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Société

2021: à chacun de faire un pas vers les animaux

Dans un monde toujours plus insensible, se tourner vers d’autres êtres sensibles, en détresse, est moralement nécessaire et un appui à sa propre sensibilité.

Si des esprits petits-bourgeois prétendant que la condition animale s’améliore en France, si certains sont satisfaits de coller deux affiches et de ramasser des bouteilles abandonnées dans un parc, les gens sérieux savent que la situation de la Nature est toujours plus catastrophique en France. C’est tout à fait logique puisque la logique du marché implique que tout soit dénaturé, que tout soit marchandise.

Il ne faut pas ainsi dire que les animaux ne sont pas des marchandises. Il faut au contraire le dire et en même temps expliquer que c’est une mauvaise chose. L’expliquer est une chose cependant très difficile de par le poids de la société de consommation capitaliste, où l’on a toujours le moyen de consommer et de se détourner de la sensibilité, de la compassion, de l’empathie.

L’explication passe donc par l’expérience concrète. Avoir un être vivant en face de soi n’est pas une abstraction et si beaucoup se détourne, préférant le faux confort de la consommation capitaliste, d’autres assument de ne pas nier cela. Ils prennent les gens comme ils sont, ils prennent les animaux comme ils sont, ils prennent les végétaux comme ils sont. Ils ne prétendent pas vouloir devenir insensibles et se réfugier dans la consommation, ils ne cherchent pas à trouver « mieux » sur le marché.

L’abandon des animaux, par exemple, ne doit pas masquer le fait qu’une partie de cette tendance consiste à se procurer « mieux », avec un autre animal, ou bien d’en « utiliser » un nouveau pour la prochaine saison. Et, cela, les gens le font pour leurs habits comme parfois pour leur partenaire dans la vie. Les gens ne savent plus rester entiers – et ceux qui le restent passent pour des bizarres, surtout que souvent ils ne savent pas comment agir adéquatement dans une telle société.

On aura compris que la société de consommation capitaliste implique l’indifférence, une perte de sensibilité, une esquive systématique à tout ce qui est entier.

Il appartient donc à chacun, en 2021, de faire un pas en direction des animaux en détresse. Le moindre effort compte pour ceux-ci, et le moindre effort non pas affaiblit sa propre part d’humanité, d’animalité, d’être vivant. C’est d’autant plus important comme tendance à une époque où, avec la pandémie, le social-darwinisme triomphe, prônant le nationalisme, l’individualisme, la sortie de crise par la guerre, aux dépens des autres. C’est la guerre de chacun contre chacun et la guerre entre les pays.

Les possibilités d’aider sont innombrables. Il y a partout dans le pays des refuges dans le besoin. Il y a partout des coups de main à apporter. Rien que servir d’interface pour récupérer du matériel est par exemple très utile ; plus on implique d’autres gens, mieux c’est. Et il ne faut pas hésiter à mettre la main à la pâte, à se salir. C’est difficile de voir la détresse, ou même de faire face à la mort, les conditions de travail sont dures, mais il faut ce qu’il faut. La reconquête de sa sensibilité a aussi ce prix.

Et cela ne veut nullement dire qu’il faille se mettre en avant parce qu’on a fait une bonne action. Il faut au contraire rester anonyme, servir les animaux en général, ne jamais réduire les choses au prisme individuel. Les gens qui mettent leur photo en expliquant qu’ils ont aidé à un refuge devraient retourner sur Instagram et laisser la Cause tranquille, ils n’ont rien compris à la vie.

Quand on veut aider les animaux, on les aide pour ce qu’ils sont et il ne s’agit pas d’apporter des mauvaises manières venant de la société de consommation capitaliste. Il appartient à chacun, en 2021, de faire un pas en ce sens.

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Noël: la confédération Défense de l’animal rappelle que les animaux ne sont pas des objets à offrir

Voici un rappel très important fait par la confédération Défense de l’animal, qui regroupe beaucoup de refuges animaliers en France : les animaux ne sont pas des cadeaux de noël que l’on offre par surprise comme on offrirait une console de jeu ou une poupée.

C’est un texte à diffuser, pour inlassablement travailler l’opinion publique !

Les animaux de compagnie, quand les enfants en ont fini avec eux, ne finissent pas dans un carton au fond d’un placard… mais ils vivent une vie terriblement malheureuse et sont parfois abandonnés et viennent surcharger les refuges. C’est abominable, et pourtant cela existe massivement, car nous vivons dans une société où tout doit devenir une marchandise, y compris les êtres vivants. On ne peut pas être sincèrement de gauche et ne pas se dresser contre une telle situation !

Voici le communiqué :

« ❌ NON, l’animal n’est pas un cadeau surprise 🎁

A l’approche des fêtes de fin d’année, on ne le dira jamais assez mais 🐶🐱🐭 ne sont pas des 🎁 🎄

En cette période de fêtes de fin d’année, l’envie de faire plaisir à ses proches est grande. De nombreuses personnes seront tentées d’offrir un animal (chat, chien, rongeurs, oiseaux, poissons…) en cadeau de Noël, succombant ainsi à un achat compulsif et irréfléchi.

Même si la tentation est grande, Défense de l’Animal vous met en garde : offrir un animal en cadeau est une très mauvaise idée !

👉 Retrouvez l’article de Lalia Andasmas  « Un animal ne peut pas être un cadeau surprise » de notre magazine n°99 📰 Défendons les Animaux 📰 – en cours de diffusion.

 » Un animal ne peut pas être un cadeau surprise !

Noël approche, les achats des cadeaux ont déjà commencé. Certains d’entre vous vont peut-être être tentés d’offrir un animal de compagnie à un membre de leur famille, voire à un ami. Or ce cadeau ne devrait pas être possible sans une longue discussion et l’accord préalable de la personne qui le reçoit, dans la mesure où l’animal n’est pas une chose et qu’il risque d’être abandonné.

L’animal n’est pas une chose

L’animal ne peut pas être un cadeau comme les autres puisqu’il est un être vivant doué de sensibilité. En effet, depuis la loi n° 2015-177 du 16 février 2015 relative à la modernisation et à la simplification du droit et des procédures dans les domaines de la justice et des affaires intérieures, l’article 515-14 du Code civil dispose : « Les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité. Sous réserve des lois qui les protègent, les animaux sont soumis au régime des biens ». Par conséquent, l’animal n’est plus une chose même s’il se voit encore appliquer les règles du droit des biens. Ainsi, selon le Professeur Marguénaud, une véritable révolution théorique a lieu dans le domaine du statut des animaux domestiques. Certes, bien avant l’article 515-14 du Code civil, on pouvait se fonder sur l’article L.214 du Code rural et de la pêche maritime pour affirmer que l’animal est un être sensible (« Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce ») mais il convient de rappeler que le Code civil a un rôle plus important, notamment dans le domaine du statut de l’animal.

Outre la remise en cause du statut de l’animal, offrir un animal non désiré peut conduire à son abandon.

Le risque de voir un être vivant doué de sensibilité abandonné

Oser un tel cadeau surprise, c’est prendre le risque que l’animal soit abandonné quelque temps  après. Or, en principe, cet acte relève du Code pénal, mettant ainsi dans une position très inconfortable le destinataire du cadeau. En effet, abandonner son animal est un délit. Ainsi, selon l’article 521-1, alinéa 9 du Code pénal, la personne qui abandonne son animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité à l’exception des animaux destinés au repeuplement est passible de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. De plus, cette infraction est autonome : il n’est pas nécessaire de constater de sévices ou d’actes de cruauté pour constituer le délit d’abandon.

Certes, il est également possible d’abandonner son animal dans un refuge mais ces derniers sont confrontés à un manque de place et de moyens. Par conséquent, l’abandon d’un « animal-cadeau » dans un refuge participe à son engorgement. Par ailleurs, l’animal prend alors la place d’un autre qui pourrait être confié pour des raisons plus légitimes et risque l’euthanasie, même si les refuges évitent au maximum d’en arriver à cette extrémité. Il faut savoir que la capacité des refuges est limitée par l’administration : lorsqu’un refuge refuse un animal, ce n’est pas pour obliger son propriétaire à le garder mais uniquement pour respecter la réglementation en vigueur.

Afin d’éviter d’être confronté à une telle situation, n’oubliez pas, au moment de vos achats de Noël qu’un animal n’est pas une chose mais un être vivant doué de sensibilité. Il ne doit pas être offert sans l’autorisation expresse de son futur propriétaire.

Lalia Andasmas – Juriste spécialisée en droit animalier« 

L’ANIMAL N’EST PAS UN CADEAU SURPRISE | Accueillir un animal à ses côtés est une décision trop importante pour être prise à la légère. Même s’il est possible de se rendre en animalerie ou sur un site marchand et d’acheter un chien, un chat ou d’autres animaux de compagnie comme un simple produit, l’engagement qui doit en résulter est évidemment tout autre !

L’accueil d’un animal représente une lourde responsabilité, sur le long terme et ne peut être pris à la légère : il en va de son bien-être ! Il est donc essentiel que le futur propriétaire et son foyer prennent  le temps de la réflexion et préparent l’accueil de l’animal ! Ce qui est difficile lorsqu’il s’agit d’un cadeau !

LA RENCONTRE UNE ÉTAPE INDISPENSABLE | La rencontre avec son futur animal est une étape indispensable qui va conditionner l’harmonie et l’équilibre familial au cours des années à venir. Pour cela les équipes des refuges vous accompagnent dans le choix et pour accueillir au mieux votre futur compagnon de vie.

ANIMAL CADEAU, FUTURES VICTIMES DE L’ABANDON | Ces animaux, offerts en cadeaux de Noël ou lors d’anniversaires par exemple, risquent fort de finir sur la liste des nombreuses victimes d’abandon au sein des refuges.

Si vous aimez les animaux, ne participez pas à cette marchandisation. Ils méritent plus de considération.

VOUS ÊTES PRÊTS A CHANGER UNE VIE ? | Soutenez les refuges indépendants et la Confédération Nationale Défense de l’Animal qui luttent depuis de nombreuses années, sans relâche, contre l’animal-objet.

Si vous avez conscience qu’accueillir un animal domestique est un engagement à long terme et si tous les membres de la famille adhèrent à ce beau projet, nous vous invitons à vous rendre au sein du refuge indépendant proche de chez vous, qui saura vous apporter les conseils nécessaires pour débuter une relation riche en émotions.

Allez à la rencontre des animaux ! Nous mettons à votre disposition la liste des associations membres de notre réseau et prenez contact avec le refuge proche de chez vous. »

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L’association de protection animale «Liberty» a besoin d’aide

L’association de protection animale « Liberty » appelle à être soutenue par un communiqué qui est malheureusement tout à fait typique, car presque tous les refuges et centres de soin sont dans ce genre de situation.

C’est inacceptable, cela brise le cœur, cela casse le moral, mais ce n’est pas pour autant une raison de baisser les bras. Bien sûr, rien ne changera tant qu’il n’y aura pas un gouvernement de la vraie Gauche au pouvoir, représentant véritablement le peuple et sa considération pour les animaux. Alors, il y aura un grand service publique des animaux, avec des moyens immenses pour les associations comme « Liberty » et les gens qui les gèrent, car ces gens sont de véritables héros.

En attendant, il faut regarder les choses en face et aider, soutenir, et s’engager pour les animaux, en effaçant tout ego qui n’a pas sa place.

Voici le communiqué, issu du Facebook de l’association :

« — Liberty est menacé —

En 14 mois d’existence, Liberty a pris en charge 324 animaux :

– 256 poules dont 28 avec des pathologies à leur arrivée. 233 adoptions. 12 sont mortes au sein de l’association.

– 37 chèvres et boucs. 30 adoptions. Une chevrette est morte au sein de l’association.

– 18 chat.te.s. 15 adoptions.

– 5 brebis et béliers. 5 adoptions.

– 4 dindonneaux. Un dindonneau est mort au sein de l’association.

– 3 lapines. 1 adoption.

– 1 cochon

Nous stoppons les prises en charges et nous nous donnons jusqu’à la fin du mois pour réfléchir à l’avenir de Liberty.

En effet, Liberty est à bout de souffle. Trop de dépenses, trop de temps passé, trop peu de soutiens, trop de fatigue, trop de déceptions.

Nous avons en moyenne 900€ de dépenses mensuelles mais seulement 131€ exactement de rentrées régulières (dons mensuels, parrains et marraines, teamers – Merci à tous ces précieux soutiens !). Le reste est majoritairement constitué de dons ponctuels qui sont faits essentiellement par nous, des amis ou notre famille. Alors que le teaming est un don de seulement 1€ par mois, nous n’avons que 20 teamers.

Nous avons eu un pic de dons en juillet dernier suite à une publication où nous expliquions notre découragement. Mais on est fatigués de mendier et de se plaindre pour récolter de l’argent afin de soigner les animaux de l’association. On reçoit commentaires et des likes, des « bravos », des « merci » lorsque des animaux à la triste histoire nous rejoignent. Mais ne recevons pas ou peu d’argent. Or la réalité est triviale : prendre en charge des animaux est très couteux. La seule chose qui nous aide réellement ce sont les dons.

Nous sommes 2 à nous occuper de Liberty, Yannick et moi, Fanny. Je travaille bénévolement pour l’association plus de 60h par semaine et Yannick au moins 30h alors qu’il a son travail à côté.

Tant d’heures…. Tant d’heures perdues à préparer des textes, des visuels pour des appels aux dons qui n’auront aucun contributeur. Tant d’heures passées au téléphone avec des personnes qui n’ont que ça à faire, avec des personnes qui se disent très motivées pour adopter puis changent d’avis au dernier moment. Tant d’heures gâchées à répondre aux personnes qui demandent conseil mais qui, elles, ne prennent pas une minute pour remercier. Tant d’heures gaspillées à répondre toujours aux mêmes questions parce que les gens ne prennent pas le temps de lire. Tant d’heures perdues avec des personnes qui se plaignent de perdre de leur temps (salarié) à tenter de trouver une solution pour un animal, alors que toi, tu prends sur ton temps (bénévole) pour répondre avec diplomatie à ces personnes et à les aider alors que tu as tellement d’autres choses à faire. Tant d’heures passées à aider des personnes ou des associations plus ou moins reconnaissantes.

Toutes ces heures que nous n’avons pas accordées à nos proches et qui sont irrémédiablement perdues.

Et puis des animaux, oui, mais qui pour s’en occuper quand nous ne pouvons pas ?

En juin dernier, nous avons subi près de 40h de garde à vue dans le cadre de la cellule Demeter. Débarquant à 6h du matin, les policiers ne nous ont pas laissé le temps de nous occuper des animaux. Ma formidable Maman, malgré la distance, malgré sa maladie, malgré le risque qu’elle encourait avec le coronavirus, était venue nous aider sans hésiter. Avec l’aide d’ami.e.s tellement précieux.ses et des informations parcellaires que le policier m’a laissé lui communiquer avant de me contraindre à raccrocher, elle a géré les biberons, emmené un cabri malade chez le vétérinaire, entretenu les abris, … Il est déjà difficile de trouver quelqu’un pour s’occuper des animaux quand nous n’avons pas le choix que de nous absenter. Alors envisager prendre un jour de repos est tout simplement impossible.

Voici le détail non exhaustif de nos activités à Liberty pour celles et ceux qui ne se rendent pas compte. Être bénévole à Liberty est loin d’être un rêve comme pensent tellement de personnes qui nous demandent conseil pour leur projet de créer un refuge. Être bénévole à Liberty c’est se lever tôt tous les jours pour nettoyer, préparer et donner à manger, à boire (casser la glace plusieurs fois par jour en hiver), faire des soins, des injections, faire des check up, chercher des informations sur les animaux de ferme, leurs pathologies et leurs traitements, emmener des animaux chez le vétérinaire (parfois plusieurs fois par semaine, dans plusieurs cliniques différentes et certaines éloignées jusqu’à 120km), gérer les mails, répondre aux SMS, au téléphone, faire des photos, des publications, recevoir des adoptant.e.s, emmener des animaux chez leurs adoptant.e.s, se déplacer pour prendre des animaux en charge, faire des annonces d’adoption, déplacer des enclos, réaménager des abris, aller acheter de la nourriture ou du matériel, gérer la comptabilité, préparer des dossiers de demande de financement, … Et nous sommes 2 pour faire tout cela.

Et pourtant, malgré les sacrifices, la fatigue, les contraintes, il est difficile pour nous d’envisager cesser d’aider les animaux dans le besoin.

En photo, l’arrivée d’un sauvetage de 120 poules de 18 mois issues d’un élevage en plein air de 10 000 poules.

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30 millions d’amis: sauvetage de chiens de chasse

Lundi 9 novembre, la fondation 30 millions d’amis a publié une vidéo émouvante au sujet de sept chiens de chasse qu’elle a recueilli dans l’un de ses refuges. Ces chiens sont arrivés dans un état misérable, témoin du mépris que leur portaient leurs anciens maîtres.

Les images du premier chien descendant du camion montrent à quel point ces animaux n’étaient considérés que comme de vulgaires outils pour les chasseurs : perte de poil massive (vermine), rougeurs, pus autour des yeux, maigreur, puces, inflammations aux oreilles… Ils ont littéralement la peau sur les os ! Un des chiens ne pèsent que 27 kilogrammes alors qu’il devrait en peser entre 35 et 40.

chien, peau abîmée

Ces chiens vivaient dans des conditions déplorables : pas d’abris pour les protéger du vent, de la pluie et du soleil, sur de tout petit terrains… Malheureusement, de telles conditions de vie réduisent sensiblement leur espérance de vie : aucun ne peut vivre longtemps sans d’abris, sans soins vétérinaires, et sans nourriture suffisante. Mais l’enfer c’est arrêté à temps pour ceux-là.

« Il n’y a aucun entretien de chien. On leur donne juste de quoi survivre et c’est tout »

Et pourtant, les personnes de 30 millions d’amis constatent tout de suite :

« Ce sont des chiens qui n’ont aucune rancune envers l’Homme, c’est ça qui est terrible. C’est l’Homme qui les fait devenir comme ça, mais ils n’ont aucune rancune. »

Terrible et en même temps cette attitude montre encore une fois à quel point l’humanité est corrompue moralement. L’humanité est capable de se déchiqueter à coups de sabre, de fusils et de bombes parce que l’Autre a le malheur d’être né du mauvais côté d’une frontière, tandis que ces chiens ne cherchent qu’à vivre une vie heureuse et donner leur confiance.

Malgré la peur qu’ils doivent ressentir face à ce changement de décor, l’arrivée de nouvelles personnes, ils se laissent caresser et emmener vers l’infirmerie puis leur nouveau box sans aucun problème. L’équipe arrive à leur faire un shampoing afin de traiter une peau abîmée et leur offrir l’amour qu’ils n’ont probablement pas ou très peu connu.

chien jouant

L’un des chiens avait la peau tellement fragile que lui passer un shampoing l’a fait saigner, très légèrement certes mais il faut essayer de s’imaginer l’état de sa peau pour en arriver là. Dans le même ordre d’idée, le personnel du refuge ne leur donne pas des doses de nourriture complète d’un coup pour éviter qu’ils ne mangent trop d’un coup et que cela leur cause des soucis de santé… Une première ration à leur arrivée, une autre plus tard dans la journée, ceci afin que leur corps s’habitue au changement à recevoir suffisamment de nourriture. Ils peuvent commencer à vivre une vie de chien épanouie, et plus seulement essayer de survivre entre deux périodes de chasse.

Bien entendu, les chasseurs ont vite réagi dans les commentaire de la vidéo pour expliquer que tous les chasseurs ne sont pas comme ça, qu’il s’agit d’une minorité, qu’eux aiment leurs chiens, etc. Ils les aiment tellement que les histoires de chiens maltraités sont loin d’être exceptionnelles. Et ils les aiment tellement qu’ils préfèrent prendre la défense de la chasse plutôt que de se montrer ferme envers ceux qui les maltraitent.

Mais qu’attendre de ces gens pratiquant un loisir barbare ? Il est grand temps que l’ancien monde disparaisse. Que les chasseurs qui ne sont pas capables d’une prise de conscience disparaissent avec. À la Gauche d’être à la hauteur en ce XXIe siècle !

chien en train de manger

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Un caniche dans un sac-poubelle, reflet de la barbarie

L’épisode raconté par la SPA – Salon de Provence n’est pas une anecdote, ni un fait divers. L’humanité a un immense problème avec la vie et en France, le rapport aux êtres vivants est particulièrement barbare. Il est fondé sur la destruction ou la peur irrationnelle amenant à la destruction. Ce qu’on trouve à l’arrière-plan, c’est la peur de la sensibilité, au nom d’un formalisme tout à fait bourgeois et d’une indifférence individualiste tout à fait libérale.

On ne dira jamais assez le travail formidable que font les refuges, qui devraient être subventionnés par l’État, avec une prise en charge des salaires et surtout une reconnaissance essentielle des gens qui y travaillent… tout cela, bien entendu, en mettant au premier plan les animaux.

Voici le récit, publié par Les refuges de France (Défense de l’animal), réseau auquel est affilié la SPA – Salon de Provence :

« Un vieux chien retrouvé vivant dans une poubelle à Salon de Provence.

😰 Le 26 septembre, une résidente qui allait jeter ses poubelles a fait une terrible découverte dans un des conteneurs rue Saint-François, en centre-ville. Dans un sac poubelle fermé se trouvait un vieux caniche âgé de 12 ou 13 ans.

😱 L’animal, aveugle et sourd, a été jeté comme un vulgaire déchet.

👉 Le chien dont l’état de santé était critique, a été pris en charge par de la SPA – Salon De Provence, membre de Défense de l’Animal. À son arrivée au refuge, l’équipe lui a immédiatement apporté les soins nécessaires. Pour son bien-être, il a été toiletté et réconforté.

‼️ « Une horreur et une ignominie de plus » Philippe Adam – Président de la SPA – Salon-de-Provence

L’animal n’étant pas identifié, il sera complexe de retrouver son propriétaire.

ℹ️ Pour toute information concernant ce sauvetage, contactez la SPA – Salon-de-Provence.

📷 SPA de Salon et sa région »

 

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Le SOS du sanctuaire pour animaux «Domaine des Douages»

[photo : sanctuaire des Douages ]

Les refuges animaliers sont dans une situation très précaire depuis toujours. La crise sanitaire ne les a pas aidé, comme cela avait été souligné ici à plusieurs reprises.

Dimanche 26 juillet 2020, les associations de protection animales et une centaine de refuges publiaient une tribune, énième appel à l’aide. Le gouvernement n’en a rien à faire, pas plus que l’Assemblée nationale qui a refusé début juillet un fonds d’urgence pour les aider.

Les refuges à aider sont nombreux, et divers. En voici un, un parmi d’autre se dira-t-on : le « Domaine des Douages ». Pour les animaux qui y vivent par contre, ce n’est pas « un refuge parmi d’autre », mais leur maison. Et il y a péril en la demeure.

Voici le SOS lancé, qu’on ne peut que soutenir :

« Le domaine des Douages est un sanctuaire créé en 2009, qui s’étend sur 100 hectares et se situe dans la Nièvre, ce qui fait des Douages le plus grand sanctuaire de France.

Dominique, 60 ans, ancienne éleveuse, devenue vegan, s’occupe à temps pleins de plus de 850 animaux, tous issus d’élevages ou sauvés des abattoirs.

Seulement voilà : noyée sous une charge de travail immense, Dominique lance aujourd’hui un appel à l’aide. La raison ? Un manque cruel de dons, et donc d’argent, indispensable à l’entretien du sanctuaire, à l’achat de matériel et de nourriture pour ses centaines d’hôtes, ainsi que pour les factures du vétérinaire.

Cette année, la canicule a brûlé la totalité des ressources alimentaires des animaux : les champs. Nous avons donc dû piocher dans leur précieux stock de foin d’hiver.

La période hivernale risque d’être très difficile pour nos animaux que ce soit pour la nourriture mais également pour les protéger du froid, car des travaux doivent être faits pour isoler les bâtiments.

La place ne manque pas… Nous sommes en mesure d’accueillir d’autres animaux ! Mais pour cela, la bonne volonté ne suffit pas. Il nous faut les moyens, une fois sauvés, d’entretenir les pensionnaires dans les meilleures conditions possibles aussi longtemps qu’ils vivent.

« Après dix ans de combat au quotidien, sept jours sur sept et 24 heures sur 24, pour sauver les animaux de l’abattage, je me demande si je vais pouvoir tenir le coup. Si je dois arrêter, que deviendront alors mes 850 animaux ? Mes moutons, poneys, génisses, juments, oies, poules, canards… Aucune association ne les reprendra. Ce sera l’euthanasie pour les plus faibles ou les plus âgés, et l’abattoir pour les autres. »

Le sanctuaire ne recevant aucune subvention de l’État, les dons sont le seul recours pour l’empêcher de fermer. »

 

>> Pour aider :

DONS : https://domainedesdouages.com/donner/
PARRAINAGES : https://domainedesdouages.com/parrainer/

 

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Nouvelle campagne de «30 millions d’amis» contre l’abandon d’animaux

La fondation 30 millions d’amis, qui soutient directement de nombreux refuges, lance une nouvelle campagne contre l’abandon d’animaux.

Le slogan de la campagne pointe du doigt une chose terrifiante, malheureusement bien réelle :

« En France, la peine de mort n’existe plus.
Sauf pour les innocents. »

En effet, comme l’explique « 30 millions d’amis », des milliers d’animaux abandonnés sont tués (il est parlé de manière impropre d’ « euthanasie »)  chaque année, faute de place dans les refuges, faute d’adoption.

L’association pointe directement trois problèmes majeurs, en portant ces revendications très justes :

« – NON aux animaleries – L’animal n’est pas un objet

– NON aux petites annonces – L’animal n’est pas une marchandise

– NON aux acquisitions coup de coeur – L’animal n’est pas un cadeau »

Dix propositions sont ensuite faites sur le site dédié à la campagne, avec une pétition pour les soutenir.

Pour connaître ces dix propositions et signer la pétition, rendez-vous sur la page :

30millionsdamis.fr/la-fondation/nos-campagnes/les-innocents/

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Double appel pour aider les associations de la protection animale

Les associations s’occupant des animaux ont un besoin d’aide financière évidemment énorme en général et en particulier dans la situation actuelle. Deux appels ont été faits en cette direction.

Il va de soi que ces appels sont une bonne chose, cependant il faut être conscient de certaines précisions.

Le premier appel a été réalisé par Ethics For Animals, One Voice, Collectif Chats 100 % Stérilisation Obligatoire et L’Arche des Associations.

Le Collectif Chats 100 % Stérilisation Obligatoire existe depuis 2009 et cherche à fédérer les associations s’occupant des chats ; One Voice existe depuis 1995 et ses racines remontent au-delà. Il n’y a ici rien à dire.

« Ethics For Animals » est par contre une structure montée à la fin de l’année 2019 afin « de venir en aide financièrement, juridiquement, dans la communication » aux associations de la protection animale. C’est assez typique de ces gens refusant de former leur propre structure ou d’en rejoindre une, afin de parasiter le mouvement en général avec des actions plus « valorisantes ». Le choix du nom en anglais est assez pathétique évidemment aussi.

L’Arche des Associations est pareillement une structure à la fois sympathique et inacceptable. En apparence c’est une vaste fédération d’associations. En réalité derrière il y a des énormes poids lourds de l’industrie pour animaux de compagnie. D’un côté, au moins ils mettent la main à la pâte, car ils apportent il est vrai du sérieux et un soutien matériel authentique, sur ce plan il n’y a rien à dire. Après, ce n’est clairement pas démocratique…

Le second appel a été signé par des personnalités et fait référence au premier appel. Mais il a été mis en place par « Ethics For Animals » seulement. Si donc d’un côté c’est bien, de l’autre il faut bien saisir que c’est aussi un placement pour cette association.

Ces précisions sont secondaires par rapport à la question principale que sont les animaux, mais être de Gauche signifie ne pas être naïf devant la corruption capitaliste qui cherche à happer la protection animale, que ce soit de manière directe ou indirecte, volontaire ou involontaire.

Voici le texte de la pétition (cliquez sur ce lien pour la signer) :

« Pour une aide d’urgence aux refuges et associations de Protection Animale durement touchés par le Covid19 et le confinement !

Auteur(s) :
Ethics For Animals, One Voice, Collectif Chats 100 % Stérilisation Obligatoire et L’Arche des Associations.
Destinataire(s) :
Monsieur le Président de la République – Monsieur le Ministre de l’Economie et des Finances – Monsieur le Ministre de l’Action et des Comptes Publics – Monsieur le Ministre de l’Agriculture
La pétition
19 millions d’euros versés pour les zoos, les cirques et les centres équestres, 10 millions d’euros votés au Sénat pour les éleveurs canins et la filière équestre et toujours rien pour les petites associations de protection animale !

Depuis 2010, ce sont 3 212 associations de protection animale qui ont été créées en France. Ces associations et refuges ont un rôle irremplaçable, nécessaire, plébiscité par les Français, heureux que l’on porte secours aux animaux en détresse, que l’on donne une nouvelle chance à ces trop nombreuses victimes d’abandons et de maltraitances.

En silence, avec des moyens très limités, ces structures de protection animale agissent avec une efficacité et un dévouement exemplaires pour la protection et la défense des animaux, là où les pouvoirs publics ont eu tendance à se désengager depuis trop longtemps.

Pourtant elles portent secours et redonnent un avenir aux milliers d’animaux qui ne passent pas par les 55 refuges de la SPA ou les 270 de la Confédération Nationale – Défense de l’Animal et ne bénéficient pas – en grande majorité – des aides des Fondations de protection animale.

Que vont devenir ces 3 212 autres refuges et associations qui n’auront accès à aucune aide ? Personne n’en parle…
Ethics For Animalsle Collectif Chats 100% Stérilisation ObligatoireOne Voice et L’Arche des Associations interpellent le Gouvernement afin qu’il prenne en compte les associations et les refuges indépendants qui n’ont ni le nom ni les finances des associations les plus connues pour survivre à la crise que le pays traverse.

Imaginez… Que se passerait-il si ces 3 212 associations et refuges fermaient par manque de moyens ?  

Les autres associations et fondations nationales seraient dans l’incapacité de prendre le relais et de faire face à un tel afflux… Le recours aux euthanasies serait inévitable. Ce serait un désastre pour l’ensemble de la protection animale et une désolation pour les millions de Français qui aiment les animaux.

Par cette pétition, nous demandons au gouvernement qu’il débloque un fonds d’urgence pour venir en aide aux associations de protection animale qui en feront  la demande.

Votre signature est importante.

Des jeunes prennent l’initiative de mobiliser le grand public

Cinq étudiants en première année de l’ISCOM ont décidé d’intégrer bénévolement l’association Ethics For Animals dans le cadre d’un projet scolaire afin de mener à bien une collecte de fonds pour aider les associations les plus touchées par la crise actuelle.

Les fonds récoltés seront transformés exclusivement en nourriture à destination d’associations sélectionnées en toute transparence.

Vous voulez participer ? Donnez => Aidons nos associations de protection animale à nourrir leurs animaux ! »

 

Voici l’appel signé par des personnalités :

1Lettre ouverte 47 personnalités_Sauvons les associations_26 mai 2020
2Lettre ouverte 47 personnalités_Sauvons les associations_26 mai 2020
3Lettre ouverte 47 personnalités_Sauvons les associations_26 mai 2020
4Lettre ouverte 47 personnalités_Sauvons les associations_26 mai 2020
5Lettre ouverte 47 personnalités_Sauvons les associations_26 mai 2020
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Adoption d’animaux malgré le confinement: la SPA provoque l’imbroglio

La SPA ne représente pas l’ensemble des refuges pour animaux, ni même la majorité. En faisant un accord de son côté avec le ministère de l’Intérieur, elle contribue à la division et à la confusion au sein du mouvement pour la défense des animaux.

À partir de ce 16 avril, il sera possible malgré le confinement d’adopter un animal dans les refuges si l’on a pris rendez-vous avant. Un animal ? Le ministère de l’Intérieur parle sur son Twitter et son Facebook des chats et des chiens seulement.

Et de quels refuges parle-t-on ? Le message du ministère de l’Intérieur parle de tous les refuges. Mais les médias diffusant l’information depuis plusieurs jours mentionnent un formulaire obligatoire disponible sur le site de la SPA, et de la SPA seulement.

La SPA n’a cessé de communiquer depuis plusieurs jours à ce sujet également, ne mentionnant pas les autres refuges ! Le formulaire d’adoption sur son site ne concerne d’ailleurs que la SPA.

Le communiqué du ministère de l’Intérieur du 11 avril 2020 ne parle également que de la SPA :

« Déplacements pour l’adoption d’animaux en refuge

Le 9 avril, la Société Protectrice des Animaux (SPA) a alerté le Gouvernement sur les risques liés à la saturation de ses refuges. Face à l’impossibilité pour les adoptants de venir chercher leurs animaux lors de la période de confinement, les refuges de la SPA pourraient être débordés et devoir refuser les animaux recueillis par les fourrières, avec pour conséquence de risquer leur euthanasie.

Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, s’est entretenu avec le président de la SPA, M. Jacques- Charles Fombonne. Afin de remédier à cette situation, sur proposition de la cellule interministérielle de crise, il a été décidé qu’une tolérance sera accordée concernant les déplacements pour l’adoption d’animaux en refuge.

Afin de limiter les risques, des règles strictes devront être respectées :

-l’animal devra être choisi en amont sur le site internet de la SPA ;

– un rendez-vous précis sera fixé et le refuge de la SPA concerné émettra une attestation 
dématérialisée comportant l’horaire du rendez-vous ;

– en se rendant au rendez-vous, le candidat à l’adoption devra se déplacer seul et être muni, en plus 
de l’attestation délivrée par la SPA, d’une attestation de déplacement dérogatoire pour « motif familial impérieux ».

Ce dispositif entrera en vigueur à compter du jeudi 16 avril.

Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, déclare : « Pleinement engagé pour la cause du bien-être animal, le Gouvernement a entendu l’appel de la SPA et nous avons eu à cœur, immédiatement, de trouver une solution responsable. Elle va permettre le respect des règles sanitaires et de sauver la vie de nombreux animaux. »

Il n’est pas ici parlé du type d’animal. Il est en tout cas bien parlé seulement de la SPA, avec ses 62 refuges. On voit comment la SPA se l’est joué solitaire, clairement dans le dos des autres associations… Et notamment la Confédération Nationale Défense de l’animal, qui regroupe 270 associations.

Et à côté de cela, il y a plus de 400 refuges indépendants !

Tout cela a provoqué des remous et finalement le député LREM Loïc Dombreval, un vétérinaire qui préside le groupe d’étude parlementaire « Condition animale » à l’Assemblée nationale, a modifié les mesures et élargi le périmètre associatif.

Sauf qu’on revient à la case départ, car qui connaît les refuges sait que les moyens manquent et qu’il n’y a bien souvent qu’une page Facebook gérée artisanalement… Et donc pas de moyen de fournir une attestation digitale. La Fondation 30 Millions d’Amis s’est à juste titre émue de cette question :

« Un cadre strict qui exclut les refuges ne disposant pas de site Internet pour présenter leurs animaux à adopter.

Contacté par 30millionsdamis.fr, le ministère de l’Intérieur affirme « ne pas avoir encore les réponses » à toutes les questions, notamment sur le problème des sites internet. Mais il planche actuellement sur le modèle d’attestation qui sera délivrée par le refuge. »

Et elle note, avec un grand sérieux en s’appuyant sur son expérience de soutien à 250 refuges :

« La Fondation 30 Millions d’Amis appelle à la plus grande vigilance ! Il conviendra de faire toute la pédagogie et la sensibilisation pour que l’on n’assiste pas dans les jours qui viennent à des adoptions « low-cost » de circonstance, de personnes confinées qui tout à coup souhaiteraient trouver une compagnie opportune, de personnes qui verraient dans cet animal adopté à la hâte un motif supplémentaire de sortie dérogatoire… »

La SPA de Belfort – qui ne dépend pas de la « SPA » (qu’on appelle dans le milieu de la défense animale la « SPA de Paris ») – a d’ailleurs pour cette raison refusé toute cette histoire d’adoption par internet.

La Confédération Nationale Défense de l’animal, de son côté, s’est réjoui de la mesure, mais a mis les pieds dans le plat par rapport à la SPA (« de Paris ») qui avait arrêté les adoptions, puisqu’elle a expliqué que le processus d’adoption n’avait jamais été interrompu de son côté !

« Le processus d’adoption n’avait jamais été interrompu puisque certaines de nos associations, depuis le début du confinement, avaient dématérialisé l’adoption grâce, par exemple, aux techniques de la visioconférence. La seule différence de taille était que nous préconisions que l’animal soit amené par nos soins, c’est-à-dire par des membres de l’équipe du refuge, nantis de protections individuelles et formés aux gestes barrière et à la distanciation.

Nous vous invitons à contacter l’association proche de chez vous pour connaître son protocole d’adoption. »

La SPA (de Paris) a comme on le voit agi seul, semant la confusion et il faut ici souligner le rôle néfaste de son président, Jacques-Charles Fombonne. Il se comporte comme le PDG d’une entreprise, montrant bien par son action son mépris pour l’ensemble du mouvement de défense des animaux.

D’ailleurs, Jacques-Charles Fombonne est un général de brigade de la Gendarmerie à la retraite, qui est tombé du ciel en juillet 2018 pour rejoindre la SPA… et directement en être le président.

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Les arguments de la SPA de Belfort refusant l’adoption par internet

Voici le communiqué de la SPA de Belfort, expliquant pourquoi il est refusé la possibilité des adoptions par internet permise par le gouvernement. Qu’on soit d’accord ou non avec cette idée, il y a la des arguments très intéressants, de la part de personnes dévouées et profondément engagées pour les animaux dont elles s’occupent.

MEDIA ET ADOPTIONS EN LIGNE

Suite à toutes les informations qui circulent actuellement sur la possibilité d’adoption via un formulaire en ligne et des autorisations spécifiques, le refuge est saturé d’appels téléphoniques et de messages depuis ces annonces. C’est pourquoi nous souhaitons porter à votre connaissance le positionnement du refuge.

Cette pratique est mise en place en premier lieu par la SPA de Paris, dont nous ne dépendons pas et des SPA et refuges qui sont saturés depuis le confinement par un nombre très important d’abandons dont leur capacité d’accueil est arrivée à saturation.

Le refuge de Belfort n’est pas concerné par ce manque de places.
De ce fait, aucune adoption ne se fera par ce procédé, aucune adoption n’aura lieu avant la fin du confinement.

Il n’y aura aucune adoption sur rendez-vous ce n’est pas la politique du refuge, ni aucune adoption via Internet. D’ailleurs nous n’avons pas de formulaire en ligne avec signature électronique.

Une adoption est un acte posé et réfléchi qui demande de la part des potentiels adoptants, plusieurs visites (minimum 4) pour faire connaissance avec l’animal ainsi qu’une étude par les responsables de la situation personnelle et des conditions d’accueil avec parfois une visite pré-adoption de chaque futur adoptant.

Il n’y aura pas non plus d’euthanasies comme nous avons pu le lire. L’euthanasie n’est pas un acte banal qui peut se pratiquer comme çà.
Bien évidemment que nous trouverions une solution si le refuge venait à être surchargé, ce n’est pas le cas aujourd’hui.

Le refuge n’est pas non plus en recherche de Familles d’Accueil dans cette période de crise sanitaire.

Par ailleurs, nous recevons aujourd’hui une quinzaine d’appels par jour de personnes qui souhaitent prendre un chien le temps du confinement pour le ramener après !!!

Prendre un animal comme alibi pour braver les interdictions de sorties est inentendable et inadmissible et pendant que la personne répond au téléphone pour ce genre d’appels, elle n’est pas auprès des animaux. Un peu de sérieux et de respect pour les animaux SVP !!!

D’autre part, pour toutes les personnes qui prennent des informations sur tel ou tel animal qu’elles envisagent d’adopter, sachez que lors de la réouverture du refuge, vous ne serez pas prioritaires pour l’adoption. En effet, pour un animal nous pouvons avoir 5 voire 10 personnes intéressées. Chaque cas sera étudié. La recherche d’informations ne veut pas dire adoption.

Enfin sachez que tous les pensionnaires se portent tous bien, ils sont pris en charge de façon très satisfaisante avec beaucoup d’amour et de respect par chaque membre du Personnel, qui travaille, certes dans l’ombre, dans cette crise sanitaire majeure, mais effectue un travail formidable à qui l’on doit beaucoup de respect et de sympathie car ils prennent des risques tous les jours en sortant de chez eux, alors que l’on est à l’heure du confinement, pour venir s’occuper de chaque animal.

Merci de bien vouloir respecter la décision du Refuge. Par ailleurs, sachez que tout commentaire désobligeant qui dénigrerait le refuge suite à cette information sera systématiquement supprimé.

A DIFFUSER LARGEMENT MERCI A VOUS »

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«Évitons une vague massive d’euthanasie: les adoptions doivent reprendre!»

Voici une pétition par les associations Ethics For Animals, Collectif Chats 100 % Stérilisation Obligatoire (607 associations et refuges), L’Arche des Associations (42 associations et refuges), One Voice, Solidarité Refuges, Convergence Animaux Politique (CAP), Collectif Pattes Mauves (69 associations et refuges).

Pour signer la pétition, cliquez-ici.

Voici le texte de la pétition :

« Évitons une vague massive d’euthanasie: les adoptions doivent reprendre !

En conséquence des mesures de confinement liées au COVID 19, les associations de Protection Animale et les refuges pour animaux se voient interdire de proposer leurs protégés à l’adoption.

Alors que la France est championne d’Europe des abandons (ce qui entraîne malheureusement l’euthanasie d’au moins 120 000* animaux chaque année), cet arrêt des adoptions a des conséquences dramatiques.

Lorsqu’un animal est abandonné sur la voie publique, il est le plus souvent confié à la fourrière dont dépend le lieu de capture. Le fonctionnement des fourrières est régit par l’article ci-dessous :

Article L211-25 du Code Rural :

I.- Lorsque les chiens et les chats accueillis dans la fourrière sont identifiés […] le gestionnaire de la fourrière recherche […] le propriétaire de l’animal. […]

A l’issue d’un délai franc de garde de huit jours ouvrés, si l’animal n’a pas été réclamé par son propriétaire, il est considéré comme abandonné et devient la propriété du gestionnaire de la fourrière, qui peut en disposer dans les conditions définies ci-après.

II.- […] le gestionnaire de la fourrière peut garder les animaux dans la limite de la capacité d’accueil de la fourrière. Après avis d’un vétérinaire, le gestionnaire peut céder les animaux à titre gratuit à des fondations ou des associations de protection des animaux disposant d’un refuge qui, seules, sont habilitées à proposer les animaux à l’adoption à un nouveau propriétaire. […]

Après l’expiration du délai de garde, si le vétérinaire en constate la nécessité, il procède à l’euthanasie de l’animal. […]

La crise sanitaire du COVID 19 survient dans un contexte déjà très difficile pour les associations de protection animale qui ont vu leurs subventions diminuer drastiquement, les dons et adhésions se raréfier, tandis que les abandons et actes de maltraitance sont en hausse constante. Jusque-là, la seule chance pour ces animaux rescapés était leur adoption dans des familles responsables, sélectionnées et suivies par les associations.

L’association Ethics For Animals, le Collectif Chats 100 % Stérilisation Obligatoire (qui représente 607 refuges et associations en France), l’Arche des Associations (qui regroupe 42 associations), One Voice, Solidarité-Refuges, Convergence Animaux Politique (CAP) et le Collectif Pattes Mauves ( qui regroupe 69 associations) veulent alerter les autorités et tirer de toute urgence le signal d’alarme sur une situation devenue catastrophique depuis le confinement. Les animaux abandonnés affluent, l’argent ne rentre plus et voilà que maintenant des animaux en parfaite santé et adoptables sont menacés d’être euthanasiés faute de pouvoir être pris en charge dans des structures au bord de l’implosion où la place et les ressources vont manquer. Ils seront les malheureuses victimes collatérales de la pandémie.

La note de service DGAL/SDSPA/2020-218 publiée par le ministère de l’agriculture, prévoit des mesures spécialement à destination des refuges afin de palier à cette crise en leur permettant le dépassement de leur capacité maximale d’accueil tel que le prévoit habituellement la loi, à condition de pouvoir garantir le bien être animal. Le problème ne sera pas résolu en entassant les animaux dans des cages ou en transférant les animaux entre des refuges déjà saturés. Cela ne peut pas être une solution pour ces animaux, même si elle est temporaire. Leurs conditions de vie s’en trouveraient fortement dégradées mais surtout, les refuges n’ont pas les moyens financiers d’accueillir plus d’animaux que ceux prévus ! Cela semble facile de mettre deux chiens dans une même cage mais moins de leur donner une gamelle pour deux. Plus la situation dure et plus les refuges arriveront à saturation et seront dans l’incapacité de prendre d’autres animaux, au risque d’assister impuissants à une vague massive d’euthanasies.

Pourtant en Belgique, des solutions sont mises en place pour que les adoptions puissent continuer malgré le confinement. Ces solutions fonctionnent car les adoptants sont au rendez-vous. Les protocoles sont les suivants :

  • les adoptions se font sur rendez-vous après un entretien téléphonique
  • espacement des rendez-vous d’au moins 1 heure
  • les rendez-vous sont interdits aux personnes âgées de plus de 65 ans
  • 2 personnes sont présentes lors d’un rendez-vous : un représentant du refuge et le futur adoptant
  • ces 2 personnes sont séparées par une distance minimum d’1,5 mètre et avant leur mise en présence, elle doivent se laver les mains et mettre un masque.

C’est cette solution que nous prônons pour les refuges et associations de France.

En respectant les règles sanitaires, en donnant une nouvelle chance à des animaux victimes d’abandons ou du décès de leur propriétaire, elle permettrait d’éviter des euthanasies massives. En allégeant la charge des associations et des refuges, elle éviterait des fermetures pour raisons économiques.

Les signataires de cette pétition demandent au Président de la République et au Ministre de l’Agriculture d’accorder une dérogation aux refuges pour animaux et aux associations de protection animale françaises afin que les adoptions puissent reprendre selon les règles édictées ci-dessus.

* données datant de 2016. Aucune information ne nous a été transmise depuis par le Ministère de l’Agriculture. »

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SPA: «encourageons l’adoption solidaire»

Depuis le début du confinement, les refuges animaliers sont fermés au public et les adoptions sont bloquées, alors que des animaux continuent d’intégrer les structures. La SPA tente d’obtenir la mise en place d’un système d’« adoption solidaire », respectant les règles sanitaires, mais rendant possible les adoptions. Voici la vidéo de présentation de cette initiative qu’il faut absolument soutenir :

 

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Les animaux domestiques, grands oubliés de la crise sanitaires

S’ils ne sont pas officiellement oubliés de l’attestation de sortie, il n’y a pour autant aucune réflexion d’ensemble, ni évidemment de mesures, en ce qui concerne les animaux domestiques. Ils sont considérés comme devant passer par pertes et profits.

Dans ce qu’on doit appeler la désorganisation actuelle, les animaux domestiques se sont trouvés, comme d’habitude, des victimes collatérales et secondaires. Alors qu’ils font partie du « monde des humains », ils n’ont pas été pris en compte, ou très peu dans l’organisation de la vie quotidienne pendant le temps du confinement. Il est juste fait allusion aux chiens principalement dans le formulaire d’attestation de sortie, précisant qu’il est possible de promener son animal à proximité du domicile. C’est tout.

Les vétérinaires restent ouverts, mais cela n’est pas du tout clair dans les formulaires officiels à imprimer pour avoir le droit de sortir. C’était couru d’avance, les institutions se déchargent de manière générale de la question animale.

Pourtant, dès le début de la crise, l’une des principales structures de protection animale, la SPA, a alerté les français concernant les cas d’abandons de chiens, et chats principalement, en raison de fausses rumeurs selon lesquelles les animaux domestiques seraient susceptibles de transmettre le virus aux humains. Or, toutes les sources scientifiques, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) concordent : le COVID-19 n’atteint pas les animaux de compagnie comme les chiens et les chats, et ils ne sont pas impliqués dans la propagation de cette épidémie.

Cela n’empêche pas les médias parfois de continuer à prétendre que des chiens auraient été contaminés à Hong Kong. Les rappels des associations de protection animale à ce sujet continuent donc d’être nécessaires, comme ici la SPA par l’intermédiaire de son président Jacques-Charles Fombonne :

« Nous appelons tous les propriétaires d’animaux de compagnie, tous les Français sensibles à la cause animale à relayer massivement qu’il serait dénué de bon sens et d’humanité d’abandonner son animal pour des fausses rumeurs. Merci à tous de diffuser un maximum cette information cruciale pour éviter que nos animaux de compagnie ne payent un lourd tribut. Soyons juste, tous ensemble, humains ! »

La situation qui se profile pour les animaux domestiques dans les semaines et mois à venir reste pourtant catastrophique. Car les refuges tournent au ralenti, il n’y a pas d’adoptions car ils fermés au public.

> Lire également : Défense de l’animal: «Les refuges, leur protégés, ont besoin de vous!»

Ils sont au bord de la saturation en permanence qui plus est, et les stocks de nourriture s’amenuisent. Si la vague d’abandons continue, les animaux risquent l’euthanasie.

Qui plus est, les rues sont désertes, les personnes bienveillantes pouvant éventuellement venir en aide à ceux présents dans les rues, les nourrir, ne seront pas présentes. Qui leur portera assistance ? La fourrière éventuellement. En bout de course, ce sera l’euthanasie.

Les animaux sont livrés à eux-même ou condamnés si nous les abandonnons. Il en va d’une responsabilité collective qui peine émerger. Cela pose question sur la fragile position dans laquelle sont placés les animaux dans notre société, tributaires de l’éventuelle bienveillance de tel ou tel propriétaire, balancés comme des marchandises qu’on jette, qu’on échange, ou qu’on remplace.

C’est effroyable et il est impératif de triompher de l’individualisme, pour le remplacer par le sens de l’engagement, à la fois pour la responsabilité collective mais également pour, par et à travers la compassion.

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Défense de l’animal: «Les refuges, leur protégés, ont besoin de vous!»

Nous relayons ici un appel très important émis par laConfédération Défense de l’animal – Réseau des refuges indépendants :

« Les refuges, leur protégés, ont besoin de vous!

Confinement des bénévoles, diminution des stocks alimentaires, arrêt des adoptions et des stérilisations, chute des dons, les refuges indépendants s’inquiètent quant à leurs missions et à leur avenir. Pour faire face à ces défis sans précédent, et en soutien à ses associations membres, Défense de l’Animal débloque un FONDS D’URGENCE EXCEPTIONNEL et lance un GRAND APPEL A LA dangerosité PUBLIQUE.

Afin d’éviter la propagation du coronavirus, les refuges indépendants sont fermés au public depuis le 15 mars dernier.

Du fait du confinement de la population, les refuges et fourrières fonctionnent au ralenti mais continuent d’accueillir les animaux errants et abandonnés. Pour les mêmes raisons, les adoptions sont suspendues ou très limitées. Or, les capacités d’accueil des animaux ne sont pas extensibles à l’infini. Nos associations, qui prennent soins de 30 000 animaux chaque jour, seront très rapidement saturées et s’en inquiètent. A cela, viendront s’ajouter les nombreuses portées de chatons dans les prochaines semaines… Si les abandons augmentent, comme on peut le craindre, comment pourra-t-on durablement faire face ? Sollicité à de nombreuses reprises, le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation  n’est pas en mesure d’apporter de solutions à ce jour, ce qui laisse nos associations, en première ligne dans le combat en faveur des animaux,  dans un brouillard total et sans aucune aide.

Face aux stocks alimentaires qui diminuent, les associations s’inquiètent. Dans une lettre adressée vendredi 20 mars aux ministres de l’Économie et des Finances et de l’Agriculture et de l’Alimentation, Défense de l’Animal demande à Bruno Le Maire et Didier Guillaume de solliciter et d’inciter les fournisseurs et enseignes de vente d’aliments pour animaux, à réserver une partie des stocks aux associations ou à faire don de leurs invendus plutôt que de détruire.

Composées à 70 % de bénévoles pour administrer les associations et aider les salariés dans leurs missions, nos associations constatent que le confinement, bien que manifestement arme majeure dans la lutte contre l’épidémie, vire au casse-tête des responsables : déplacement des bénévoles non prévu dans l’attestation de déplacement dérogatoire et augmentation des arrêts maladie du personnel salarié deviennent le quotidien des gestionnaires.  Et quid du nourrissage des centaines de colonies de chats libres et de la récupération de l’alimentation pour nourrir les animaux… Sans bénévole et sans soutien clair des autorités à destination des associations, comment assurer la continuité de nos missions de service public ?

Fonctionnant uniquement grâce à la générosité publique et aux produits des adoptions, nombre des associations risquent de très rapidement n’être plus en mesure de simplement nourrir les animaux.

Face à ces situations inédites et en réponse aux inquiétudes des associations, Défense de l’Animal vient de débloquer un fonds d’urgence sans précédent afin de répondre aux difficultés rencontrées par les associations dans ce contexte si particulier ; les dons sont en chute libre ce qui nous impose cet appel.

« A situation exceptionnelle, dispositions exceptionnelles. La Confédération Nationale Défense de l’Animal débloque un fonds de secours d’urgence pour aider ses associations et leurs milliers de protégés ! Cependant, nous le savons, ce fonds ne suffira pas. La générosité publique est essentielle ! Les animaux ne peuvent pas être les grands oubliés et les victimes de cette situation inédite et ô combien anxiogène. »

Valérie ROMANO, présidente de Défense de l’Animal 


Vous aussi vous soutenez les refuges et leurs protégés dans cette période particulière :

Je fais un don à Défense de l’Animal pour aider l’ensemble des refuges indépendants

Je fais un don au refuge indépendant de mon choix

MERCI POUR EUX, MERCI DE VOTRE SOUTIEN !

Par exemple, votre don de 50 € vous revient ainsi à 17 € après réduction d’impôts et permet de prendre soin d’un chien ou d’un chat pendant 10 jours, dans l’un des refuges indépendants. 66 % de votre don à Défense de l’Animal sont déductibles de vos impôts dans la limite de 20% de votre revenu imposable. »

 

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La situation compliquée des SPA avec la crise du Covid-19

Voici le communiqué de la SPA alertant sur la situation très compliquée dans les refuges et contre les fausses rumeurs concernant les animaux de compagnie, qui pourraient amener à une recrudescence des abandons.

« BREAKING NEWS À DIFFUSER MASSIVEMENT

En conformité avec le plan d’action COVID-19 du gouvernement, la SPA, comme toutes les associations de protection animale, ferme au public tous ses refuges, Maisons SPA et dispensaires à partir de ce dimanche 15 mars, et ce jusqu’à nouvel ordre.

Au-delà de la question sanitaire humaine mise en place par l’État, la SPA alerte les Français sur une situation catastrophique concernant nos animaux de compagnie.

Nous rappelons, qu’à ce jour, le message est clair : aucun élément ne permet de penser que les animaux de compagnie sont impliqués dans la circulation du virus. Toutes les sources scientifiques, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en tête, concordent : le COVID-19 n’atteint pas les animaux de compagnie comme les chiens et les chats, et ils ne sont pas impliqués dans la propagation de cette épidémie.

En conséquence, la SPA en appelle à la responsabilité des propriétaires d’animaux de compagnie à ne pas croire les rumeurs à ce sujet qui pourraient avoir des conséquences catastrophiques en termes d’abandon. Très concrètement, les fourrières publiques, ainsi que les refuges des associations de protection animale qui récupèrent les animaux auprès de ces fourrières pour les faire réadopter, sont déjà pratiquement tous saturés en termes de capacité d’accueil. Or, la fermeture au public des refuges va freiner drastiquement les adoptions. La conclusion de cette situation exceptionnelle est très simple :

Si une vague massive d’abandons d’animaux de compagnie intervient, cela entraînera une vague d’euthanasie massive dans les fourrières, comme le prévoit la loi française. Les associations ne seront plus en capacité d’absorber le flux d’abandons venu des fourrières.

« Nous appelons tous les propriétaires d’animaux de compagnie, tous les Français sensibles à la cause animale à relayer massivement qu’il serait dénué de bon sens et d’humanité d’abandonner son animal pour des fausses rumeurs. Merci à tous de diffuser un maximum cette information cruciale pour éviter que nos animaux de compagnie ne payent un lourd tribut. Soyons juste, tous ensemble, humains ! » Jacques-Charles Fombonne, Président de la SPA.

La SPA communiquera dans les jours à venir sur son site Internet et ses réseaux sociaux, la stratégie d’adoption responsable qui sera mise en place pour tenter de limiter la saturation de nos refuges : prise de rendez-vous individuel, animal déjà repéré au préalable sur notre site Internet, premier entretien par téléphone au préalable d’une potentielle venue. »