On aura donc tout vu : des gens qui se prétendent pour la révolution du prolétariat prennent la défense d’un jeune délinquant, qui est une figure typique de l’agressivité patriarcale avec un sentiment d’impunité insuportable. Seulement voilà, il est d’origine algérienne, ce qui excuserait tout.
Ce serait du racisme de le dénoncer. Eh bien non, il faut le dire : c’est du racisme de ne pas le dénoncer. L’Histoire est l’histoire de la lutte des classes, pas de la lutte des « races ». Les valeurs positives sont universelles et le relativisme est insupportable.

Et c’est là où on voit que les discours sur le « racisme systémique » et tout ce qui s’y rattache est produit justement dans les universités capitalistes, dans les milieux intellectuels bourgeois. On a alors le relativisme et la dénonciation victimaire comme moteurs de la démagogie d’une « seconde gauche » renouvelée qui manipule des secteurs entiers des masses.
Ce que fait La France insoumise correspond totalement à cela et Révolution permanente tente de la déborder. Sa militante Elsa Marcel, avocate, a en effet été « choisie » par les parents de Hamza la douane pour le « défendre ».
Que va-t-elle dire ? Que cet enfant de quatorze ans a raison de harceler les passants, de demander quelques euros de « douane » (en référence à la corruption des douanes algériennes), d’insulter les passants, de les arroser, de les jeter dans le canal Saint-Martin, de séquestrer des femmes dans des toilettes publiques ?
Car on l’aura compris, cette séquence est tout à fait parisienne. Le canal Saint-Martin est un haut lieu de la nouvelle bourgeoisie, celle qu’on qualifie de « bobo ». Le public réel, sur le plan des cadres, de Révolution permanente appartient à cette couche sociale, tout comme pour La France insoumise.
La France insoumise et Révolution permanente, dans leurs fondamentaux, sont totalement parisiens ; leur fond historique, c’est le turbocapitalisme des grandes villes. Et comme ils rejettent le prolétariat – « tous des fachos » – ils tentent de se fournir une base militante auprès des gens d’origine immigrée.
D’où les lamentations sur le site Révolution permanente des dénonciations racistes à l’encontre de « Hamza la douane », présenté comme « un collégien qui s’amuse à arroser les passants en pleine canicule ». C’est la même démagogie absurde que celle pratiquée en 2023 par Kylian Mbappé lorsqu’il parlait de « Naël, ce petit ange parti beaucoup trop tôt ».
Cette fascination pour les délinquants est inacceptable du point de vue prolétarien. Et ici il n’y a pas les « Arabes », les « immigrés » : il y a ceux qui relèvent du prolétariat et les autres. Quant à la France, elle n’est certainement pas raciste : il suffit d’aller dans les quartiers des couches les plus aisées pour y voir des gens de toutes origines, de toutes les couleurs de peau. Il suffit d’aller chez des ouvriers habitant la campagne pour voir à quel point ils soutiennent l’équipe de France de football sans se soucier de la couleur de peau des joueurs.
Les gens comme Révolution permanente qui prennent la défense de « Hamza la douane » sont les vrais racistes, pour qui un jeune Algérien ne peut être qu’un délinquant, et non pas un jeune pétri de morale et d’exigence révolutionnaire.
Les gens comme Révolution permanente qui prennent la défense de « Hamza la douane » font comme le Rassemblement national de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, mais en inversant les positions, ce qui aboutit à la fascination au lieu de la répulsion.
Les gens comme Révolution permanente qui prennent la défense de « Hamza la douane » aident ainsi objectivement le Rassemblement national et ils contribuent à diffuser l’idéologie ethno-différentialiste chez les gens d’origine immigrée.
Les gens comme Révolution permanente qui prennent la défense de « Hamza la douane » sont hostiles aux luttes de classe ; comme La France insoumise, ils tentent de précipiter les gens vers des questions mal posées et des réponses qui divisent le peuple !


